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Le Mont-Saint-Michel

Le Mont-Saint-Michel est une commune française, située dans le département de la Manche et la région Basse-Normandie. Elle tire son nom d'un îlot rocheux dédié à saint Michel et où s'élève aujourd'hui la célèbre et majestueuse abbaye du mont Saint-Michel.

L'architecture prodigieuse du mont Saint-Michel et sa baie en font le site touristique le plus fréquenté de Normandie et le troisième de France (après la tour Eiffel et le château de Versailles) avec quelque 3 200 000 visiteurs chaque année. Une statue de saint Michel placée au sommet de l'église abbatiale culmine à 170 mètres au-dessus du rivage. Classé monument historique en 1874, le site figure depuis 1979 sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO.

Ses habitants sont appelés les Montois.

Nota : Attention au tiret ! En effet, un tiret permet de différencier le nom du mont lui-même et celui de la commune : « mont Saint-Michel » pour le rocher insulaire ; « (le) Mont-Saint-Michel » pour la commune. Les éléments propres à l'abbaye, son histoire et son architecture se trouvent à l'article abbaye du mont Saint-Michel.
Sommaire

* 1 Géographie
o 1.1 Le rocher
o 1.2 La baie
+ 1.2.1 La forêt de Scissy et l'invasion de la mer
+ 1.2.2 Les divagations des rivières
+ 1.2.3 Les plus importantes marées d'Europe
+ 1.2.4 La tangue
+ 1.2.5 Les sables mouvants
o 1.3 La digue
+ 1.3.1 Rappel de quelques données
+ 1.3.2 Construction de la digue-route en 1879
o 1.4 Communes limitrophes
o 1.5 Démographie
* 2 Administration municipale
* 3 Histoire et économie
o 3.1 Histoire
+ 3.1.1 Le temps des pèlerinages
+ 3.1.2 Le temps du tourisme
o 3.2 Monuments et lieux touristiques
+ 3.2.1 Patrimoine religieux
+ 3.2.2 Patrimoine civil
# 3.2.2.1 Fortifications
# 3.2.2.2 Habitations classées
* 4 Héraldique
* 5 Personnages célèbres
* 6 Gastronomie locale
* 7 Voir aussi
* 8 Liens externes
* 9 Notes

Géographie

Le mont Saint-Michel est donc un îlot rocheux situé à l'est de l'embouchure du fleuve du Couesnon, rocher sur lequel a été construit un sanctuaire en l'honneur de l'archange saint Michel à partir de 709. Antérieurement à cette date, il fut connu comme le « mont Tombe ». Pendant tout le Moyen Âge, il fut couramment appelé « mont Saint-Michel au péril de la mer » (Mons Sancti Michaeli in periculo mari).

Le rocher ne représente qu'une petite partie de la commune qui s'étend aussi sur la digue et plusieurs dizaines d'hectares de polders. La partie essentielle du rocher est couverte par l'emprise au sol de l'abbaye du mont Saint-Michel et de son domaine.

Le mont Saint-Michel, situé à 48°38'10" de latitude nord et à 1°30'40" de longitude ouest, baigne dans la baie du mont Saint-Michel, ouverte sur la Manche. L'îlot est une excroissance granitique d'environ 960 mètres de circonférence, qui atteint 92 mètres d'altitude et offre une superficie émergée d'environ 280 ha, au dessus de laquelle s'élève l'abbaye.

En 1846, Édouard Le Héricher le décrivait ainsi, avec l'emphase de cette époque, mais qui rend encore bien compte de la réalité : « Le Mont Saint-Michel apparaît comme une montagne circulaire qui semble s'affaisser sous la pyramide monumentale qui la couronne. On voudrait prolonger sa cime en une flèche aiguë qui monterait vers le ciel [la flèche actuelle ne date que de 1899, n.d.l.r.], dominant son dais de brouillards ou se perdant dans une pure et chaude lumière. De vastes solitudes l'environnent, celle de la grève ou celle de la mer, encadrées dans de lointaines rives verdoyantes ou noires » (in L'Avranchin monumental et pittoresque, t. 2, 1846, p. 310.)

La baie

Le mont Saint-Michel (l'îlot ou l'abbaye) a donné à son tour son nom à la baie du mont Saint-Michel.

Elle est située entre la Bretagne (au Sud) et la péninsule normande du Cotentin (à l'Est), la baie appartient au club des plus belles baies du monde. Le marnage très important dans la région (plus de 10 mètres) permet à une grande partie de cette baie d'être découverte à marée basse. Trois rivières se jettent dans cette baie (et la traversent à marée basse): le Couesnon, maintenant endigué à l'Ouest du Mont Saint-Michel, la Sée et la Sélune. La très faible pente de la baie et l'important marnage provoque par grande marée la formation d'un mascaret (“barre”) dans ces rivières qui peut remonter plusieurs kilomètres dans les terres. Deux îlots granitiques se trouvent dans la Baie du Mont Saint-Michel, Tombelaine et le Mont Saint-Michel.

La forêt de Scissy et l'invasion de la mer

Au temps des Gaulois, le mont Saint-Michel de même que le rocher de Tombelaine voisin s'élevaient, dit-on, « au milieu de la forêt de Saint-Pair-sur-Mer, car à cette époque, le rivage englobait Chausey, à plus de 48 kilomètres de distance ». D'après cette légende, le niveau du sol environnant se serait progressivement affaissé, engloutissant la forêt à partir du IIIe siècle - lors de la transgression flandrienne ; selon un manuscrit du XVe siècle, la marée d'équinoxe de 709 particulièrement violente aurait porté le coup de grâce à la forêt. Les études scientifiques menées par le Centre de Recherche Archéologique d'Aleth1 et le Centre de Documentation des Historiens Locaux de Gévezé2 ont aujourd'hui démontré que l'existence de la forêt de Scissy relève du mythe.

Les divagations des rivières

Le mont fut ensuite ballotté par les divagations des cours des trois fleuves qui abreuvent encore la baie du mont Saint-Michel. Ces cours d'eau sont : la Sélune, la Sée et surtout le Couesnon qui, marquant autrefois la frontière entre la Normandie et la Bretagne se mit dit-on soudainement à couler à l'ouest du mont, faisant ainsi passer ce dernier en Normandie. En réalité, jusqu'au XVIIIe siècle, l'embouchure de ce dernier se trouvait à 6 km du rocher. Ceci est donc une légende qui amuse les habitants frontaliers qui savent que la frontière ne se situe pas sur le Couesnon proprement dit mais sur la terre ferme à 4 km à l'ouest, au pied du massif de Saint-Brelade. Un vieux dicton local a cependant immortalisé l'événement :

« Li Couesnon a fait folie
Si est le Mont en Normandie »

« Le Couesnon dans sa folie
A mis le Mont en Normandie »

Les plus importantes marées d'Europe

Les marées dans la baie du mont Saint-Michel ont de quoi impressionner : d'une amplitude de près de 10 m les jours de fort coefficient, la mer se retire à grande vitesse sur une dizaine de kilomètres, mais revient aussi vite. L'expression consacrée est « qu'elle revient à la vitesse d'un cheval au galop ». La vérité est qu'elle est plus proche de la vitesse d'un homme qui marche, mais elle a malheureusement coûté la vie à beaucoup d'incrédules.

La tangue
Vue aérienne du mont
Vue aérienne du mont

Les alluvions fluviales continuellement brassées par le flux et reflux des marées, mélangées aux coquillages brisés donne naissance à la tangue, un riche fertilisant qui fut longtemps utilisé par les paysans des environs pour amender leur sols.

Les sables mouvants

La baie présente la particularité d'être pratiquement plate et donc sujette à l'envasement (sable mouvants, décrits de façon spectaculaire par le texte de Victor Hugo « L'enlisement » dans « Les Misérables », tome V, « Jean Valjean », chapitre V : « Pour le sable comme pour la femme il y a une finesse qui est perfidie »). La traversée des grèves de la baie peut s'avérer dangereuse en l'absence d'un guide expérimenté. La traversée de la Sée et de la Sélune n'oppose qu'une maigre difficulté, mais il existe plusieurs zones de sables mouvants dans les parties sableuses de la baie, surtout les chenaux, comme dans toute zone très plate, qui divaguent de jour en jour.

Conjuguée à une amplitude de marée exceptionnelle, cette configuration rend la zone dangereuse, par temps de brume (perte totale de repères), causant des noyades non par réel enlisement, mais par épuisement : on ne peut marcher dans une vase thyxotropique, sans être aguerri, car le sol se dérobe tout à la fois sous le mouvement et bloque si on ne bouge pas. Si le chenal se remplit alors, il convient de dégager ses pieds au maximum et de nager à la force des bras ; la théorie prévoit que l'on flotte, mais l'hypothermie tue si on ne se dégage pas rapidement. Il faut noter qu'essayer d'empêcher une personne de s'enliser en la tractant afin qu'elle retrouve la terre ferme est impossible, puisque son poids équivaut approximativement à celui d'une voiture dans cette situation.

Beaucoup plus souvent des désagréments arrivent aux voitures garées un peu trop longtemps sur des places un peu basses. Leur masse volumique importante les enlise ; il est toujours inutile de les tracter, même avec une voiture : il faut les dégager à la grue, après avoir fluidifié le sable bloquant la voiture.

Les travaux de désensablement de la baie du mont Saint-Michel ont débuté le vendredi 16 juin 2006.

La digue

Au fil des années, la baie du mont Saint-Michel fut sujette à la poldérisation de la part de ses propriétaires riverains. L'action la plus marquante en ce sens fut la construction en 1880 d'une digue insubmersible par les Ponts et Chaussées, malgré l'opposition de diverses autorités.

Cette digue et celle de la Roche-Torin précipitèrent l'ensablement de la baie, et il est maintenant question de démolir la digue qui relie le mont au continent, ceci afin d’endiguer cet ensablement qui menace l'insularité du mont.

La digue d'accès construite au XIXe siècle, qui retient le sable, aggrave donc l'ensablement naturel de la baie, au point que le mont pourrait cesser d'être une île.

Rappel de quelques données
La marée basse expose une boue épaisse sur les rives du Couesnon.
La marée basse expose une boue épaisse sur les rives du Couesnon.

La baie s’étend de la Pointe du Grouin à la Pointe Champeaux selon un axe Ouest-Est ; et le Canal du Couesnon de Pontorson, Beauvoir, au barrage de la Caserne se prolonge en une digue vers le Nord jusqu’au Mont-Saint-Michel (MSM),puis Tombelaine, le bec d’Andaine et Saint-Jean-le-Thomas. À l’Ouest, Cancale, à l’Est, Avranches sur la Sée, au nord de la Sélune.

L'estran dégage environ 6 km pour un marnage de 10 m en moyenne, sur 240 km². Ce marnage exceptionnel (un peu comme celui de la baie de Fundy) est dû aux mêmes raisons : forme en entonnoir de la baie, pour une onde progressive de marée qui se dirige vers la Manche et la mer du Nord, et donc se heurte au Cotentin (donc impédance réflexive type quart d'onde) plus la force de Coriolis toujours déviant à droite. Donc très fort marnage ; et très logiquement le chenal montant n'est pas le même que le chenal descendant ; d'où selon la force du vent et bien d'autres paramètres (force du mascaret, profondeur du chenal, tenue du sable (où fourmille la faune d'estran),une divagation des chenaux de sortie des trois 'fleuves' principaux. En mer, le marnage est beaucoup plus réduit !

Comme la baie d'Authie, la baie de la Somme, ou la baie de la Seine, la mer ne cesse d'apporter des “vases” : 1,5 mm³/an environ. En effet, la marée montante mobilise par forte tempête les fonds marins et les déposent par sédimentation à marée descendante, le rôle des diatomées n'étant sans doute pas neutre dans ce processus : la slikke monte ; les herbes halophiles progressent, la salicorne en tête, puis le schorre s'installe avec ces obiones, puccinella, asters et autres laitues de mer: aux endroits où le schorre recule (cela arrive aussi), on peut voir à certains endroits jusqu'à 1m de dépôts récents déposés en lits, chronologiquement datés par la marée de Vive eau. Ces dépôts sont du sable coquiller et de la tangue (la tangue est ce calcaire blanc de granularité très fine 20 microns qui va former le marais blanc de Dol (environ 20 m d'épaisseur et(100km²). Au sud, l'eau à l'intérieur croupit et la tourbe se forme (le marais noir) : 15 km². Les photographies fausses couleurs révèlent immédiatement ce paysage. Sur les zones en formation, on peut voir de manière assez caractéristique du point de vue géologique, le chenal creusé dans la tourbe ancienne “assez” résistante, le comblement de ce 'V' par la tangue, puis quand l'assèchement progressif se produit, la tourbe se rétracte en s'affaissant laissant apparaître la surélévation de la tangue (de 10 à 50 cm selon le chenal). L'analyse hydraulique du Guyoult confirme ce scénario assez bien connu.

Se rajoute à ce phénomène naturel, la montée régulière de la mer, de 1,2 mm/an, ce qui justifie depuis l'holocène récent les 20m de dépôt du marais blanc et l'emprise à l'intérieur des terres du Mont Dol.

Vient l'action de l'H : on a besoin de nourriture, donc d'agriculture, donc de marais asséchés : il pleut trop ; il faut évacuer l'eau ; on ne cessera de favoriser l'écoulement de l'eau par drainage. Les moines y passeront leur Moyen Âge. Il faut se chauffer : les lambeaux de forêt disparaissent. Ceci dit, le phénomène est global à toute l'Europe : l'immense forêt tempérée a disparu, comme vont disparaître celles de la savane et tropicale actuellement pour les mêmes raisons.

C'est donc, via les premières digues et vannes, l'empêchement de la mer à monter sur le schorre à pleine mer, et l'écoulement d'eau douce vers la mer en Basse mer ; premiers pas vers la conquête de nouvelles terres : symboliquement, de 1769 à 1969 : deux cents ans de poldérisation.

Henri Bertin contemporain de Turgot et des physiocrates croit à la domination-domestication de la Nature : concession est accordée à tout demandeur de “mer à poldériser” ; on a vu et admiré le travail hollandais. Quinette de la Hague se voit concéder de la Roche Torin à l'Est jusqu'à Broladre : hélas, 30 ans à peine, et la mer et les divagations du Couesnon ont détruit toutes les digues, placées bien trop au large.

Deuxième tentative en 1856 : Mosselmann se voit attribuer cette fois de la chapelle Sainte-Anne jusqu'à la Roche Torin en passant juste au niveau de la Merveille. On canalise le Couesnon jusqu'au barrage de la Caserne et c'est gagné : les polders progressent le long du trait Sainte-Anne Mont-Saint-Michel ; tout un parcellaire est formé, jusqu'en 1934 au bord du chenal du Couesnon et du Barrage. Entre temps, l'île a cessé d'être une prison (Louis Auguste Blanqui et Armand Barbès y furent, entre autres, enfermés) et l'on songe de plus en plus à régulariser le déplacement des pèlerins vers le Mont-Saint-Michel. Une décision importante pour l'avenir du mont est prise.

Construction de la digue-route en 1879
Édifices anciens du Mont saint-Michel
Édifices anciens du Mont saint-Michel

À peine finie, querelles et protestations de toutes sortes (Clemenceau (1881) par anticléricalisme : dépenser de l'argent pour des moines ! Victor Hugo (janvier 1884) par symbolique de l'île, de Maupassant (juil 1884) et une foule d'autres) sont exprimées. Mais bientôt le train arrive (il restera jusqu'en 1918). Le canal sert de réserve d'eau douce en été ; il permet d'éviter l'inondation de Pontorson ; il aide à la sédimentation du marais blanc. Le schorre (les herbus ou prés-salés) s'étend. Après la Seconde Guerre mondiale, où l'armée allemande a délibérément inondé (en eau de mer !) les polders, il faut reconstruire, et on repoldérise cette fois aussi en rive droite du Couesnon.

Un immense projet (Centre d'études des Marées) voit le jour : séparer la baie en deux bassins, un à l'ouest et l'autre à l'est et jouer de la marée et du Couesnon convenablement orienté vers deux déversoirs pour faire une immense centrale hydroélectrique de marée. Au nom du progrès ! Heureusement cela ne sortira des cartons qu'en miniature (l'usine de la Rance) : les ostréiculteurs et les mytiliculteurs ont eu gain de cause (et actuellement bien que le naissain vienne toujours de Marennes, l'essentiel de la production française de moules est celle des Hermelles juste au nord de Le Vivier-sur-Mer).

1969 : le péril Vert est écarté ! On prend conscience de la valeur patrimoniale du site, et surtout pécuniaire : le tourisme est lancé et ne s'arrêtera plus (3,3 millions de touristes en 2005, on en prévoit 10 millions en 2010) : il faut à la fois un parking et que l'île reste île. 1972 : l'île est inscrite au Patrimoine Mondial, au titre de l'Art, et au titre de la Culture. La loi Littoral est votée.

1983 : très symboliquement, François Mitterrand vient non pas poser la première pierre, mais ôter la première pierre de la digue (submersible) de la Roche Torin. Dès 1975, l'ingénieur Mignot avait très rigoureusement analysé la baie et comparé avec les relevés de 1958 (qui étaient plus approximatifs : la slikke ne dépendait ni du SHOM ni de l'IGN). De 1975 à 1995, se feront des études en bassin (la SOGREAH, qui s'occupe aussi de la Somme). Pas faciles, ces études en bassin : la nacre pilée et la sciure remplacent le sable, il faut ajuster convenablement les débits des rivières, des pluies, de l'évapo-transpiration et du cycle des marées, “caler” les paramètres du modèle réduit puis passer de la rétrospective à la prospective. On se trompe, on rectifie avec observations sur le terrain ; on passe des thèses. Bref 1995 : les études sont déclarées honnêtes ; la puissance des ordinateurs a augmenté ainsi que les codes de calcul : on peut monter la Commission du Mont-Saint-Michel, qui doit préserver son insularité et faire arriver des touristes payants régulés :

D'où le projet (voir aussi Projet Mont-Saint-Michel) :

* suppression du parking : il sera ramené au sud du barrage de la Caserne (en cours de reconstruction), et une navette spéciale amènera le quidam par une belle route-passerelle au Mont ; dans le futur, une gare SNCF sera construite avec des trains directs depuis Paris-Vaugirard (Montparnasse-3) ;

* Côté île : on sait bien maintenant qu'on ne peut lutter contre la Nature ; il faut ruser ; la ruse c'est de faire que le Couesnon soit chenalisé de part et d'autre du MSM, 2/3 à l'Ouest en Bretagne et 1/3 à l'Est en Normandie, le barrage servant de barrage de chasse de 700 000 m³. Des échelles à poissons sont prévues, pour les anguilles (catadromes) comme les saumons (anadromes). L'écosystème sera préservé : pour conserver les 40 crapauds mâles, on a déjà enlisé une excavatrice dans la vase, qu'il a fallu extraire à la grue et non pas en traction (voir ci-dessus : sables mouvants) : cette excavatrice devait faire les mares nécessaires avant de pouvoir dégager et curer le Couesnon. Évidemment, l'entrée d'eau de mer se fera via l'eau de surface (beaucoup moins turbide) et la chasse sera brutale pour bien évacuer, selon des chenaux régulés, toute la vase et donner un « bel aspect » au MSM, débarrassé de son encombrant parking, mais entouré de douves “naturelles”.

Du coup, on barre la route aux halophytes comme la salicorne, puisque le schorre sera contenu, et on ouvre la route à la navette des néophytes.

Le coût des travaux a augmenté au fil du temps : 72 M€ en 1999, puis 94, puis 134, puis, crise du pétrole aidant, 220 M€ en 2004 : pendant ce temps, la vase s'accumule et cela à raison de 2,6 mm/an maintenant, sur 240 km².


Communes limitrophes

Les communes limitrophes de celle du Mont-Saint-Michel sont Beauvoir et Pontorson dans la Manche (en Normandie) d'une part, et Roz-sur-Couesnon et Saint-Georges-de-Gréhaigne (en Bretagne) d'autre part. Ardevon, anciennement limitrophe du Mont-Saint-Michel, de Beauvoir et de Pontorson a fusionné en 1972 avec la commune de Pontorson.

Démographie
Évolution de la population domiciliée 1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006
                                                        132   105    114   80     72     46    43
Nombre retenu à partir de 1962 : Population sans doubles comptes
Évolution des naissances 1956-1962 1962-1968 1968-1975 1975-1982 1982-1990 1990-1999
xx 13 16 8 6 4
Évolution des décès 1956-1962 1962-1968 1968-1975 1975-1982 1982-1990 1990-1999
xx 6 6 4 5 3

La commune accueille jusqu'à 20 000 visiteurs par jour pendant la saison estivalle. Parmi les 43 Montois dénombrés en 2006 il y a 12 moines.

Administration municipale
Liste des maires successifs Période Identité Parti Qualité
1995-2001 Éric Vannier
mars 2001 Patrick Gaulois
Les données antérieures ne sont pas encore connues.

L'histoire ancienne de la commune étant peu dissociable de l'histoire de l'abbaye elle-même, nous renvoyons l'article consacré à l'abbaye du mont Saint-Michel, y compris pour les périodes gauloise et romaine.

Le temps des pèlerinages

Le village, implanté sur le mont en 709, s'est développé à l'ombre de son abbaye médiévale. Au nord de l'église Saint-Pierre, le bâtiment double appelé La Merveille est un chef-d'œuvre de l'architecture gothique. Il est construit sur trois niveaux à flanc de rocher.

L'économie du Mont a donc été tributaire, pendant douze siècles, des nombreux pèlerinages à Saint Michel, notamment jusqu'à la Révolution française. On venait de toute l'Europe du nord en pèlerinage à l'abbaye : depuis l'Angleterre, la France du nord et de l'ouest, etc. Un réseau de routes moitoises a été récemment étudié et remis en valeurs, notamment à cause de l'attrait touristique important que représente le site et sa baie :

Le temps du tourisme

Déjà depuis le XIXe siècle, les auteurs et peintres romantiques venaient au Mont, pour son charme unique et ses qualités pittoresques, tel Guy de Maupassant. À la fin du siècle, plusieurs hôtels sont établis au Mont. Dans la deuxième moitié du XXe siècle, la mutation du site en un lieu de visite de rang mondial a fait de la petite commune normande l'une des premières destinations touristiques de France. On compte aujourd'hui trois millions de visiteurs annuels, dont un tiers seulement monte jusqu'à l'abbaye. Le temps moyen de visite est de 2 à 3 heures et il y a jusqu'à 20 000 visiteurs par jour en période estivale.

Monuments et lieux touristiques

De nombreux immeubles du site sont, à titre individuel, classés au titre des monuments historiques.

Patrimoine religieux
Le réfectoire
Le réfectoire

Par ordre d'importance, c'est bien sûr l'abbaye elle-même qui impose sa fière allure et sa magnifique architecture à plusieurs dizaines de kilomètres alentour. Mais il existe d'autres monuments religieux sur le rocher :

* la chapelle Notre-Dame-sous-Terre (voir abbaye du Mont Saint-Michel)
* l'abbaye du Mont Saint-Michel
* l'église paroissiale Saint-Pierre. À l'origine, c'était l'église des habitants du Mont, les Montois. Saint-Pierre a conservé son titre de paroisse et se distingue encore aujourd'hui au spirituel - comme autrefois - de l'abbaye. Elle est desservie par un curé nommé par l'évêque de Coutances. L'église a gardé quelques vestiges du XIe siècle, dans ses piliers, mais d'une manière générale, elle appartient aux XVe et XVIe siècles. Sa nef ne possède qu'un seul bas-côté, ce qui décentre son chœur vers la gauche. Munie d'un petit clocher, elle est riche de beaux objets cultuels : un vitrail du XVe siècle, un gisant médiéval décapité, un autel et son rétable à colonnes daté de 1660, des fonts baptismaux primitifs du XIIIe siècle; une Vierge à l'Enfant et une Éducation de la Vierge (Sainte Anne enseignant à Marie) des XVe - XVIe siècles. Enfin, une copie de la statue de saint Michel. L'église Saint-Pierre, qui est encore entourée de son cimetière, est inscrite depuis 1909 à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques (ISMH).
* la chapelle Saint-Aubert
* la fontaine Saint-Aubert

Patrimoine civil

Fortifications
La flèche du Mont Saint-Michel vue de la cour de l’abbaye
La flèche du Mont Saint-Michel vue de la cour de l’abbaye

La ville actuelle est l'une des rares villes françaises à avoir conservé l'ensemble de ses fortifications médiévales. Cette enceinte urbaine date des XIIIe et XVe siècles. Elles est entièrement classée (MH). La muraille se compose de courtines flanquée de tours semi-circulaires et d'une tour bastionnée :

* la tour Claudine
* la tour du Nord
* la tour de la Liberté
* la tour de l’Arcade
* la tour du Roi
* la tour Boucle (bastionnée)

Le chemin de ronde et les parapets sont du XVe siècle ainsi que divers ouvrages de défense comme :

* la porte du Roi
* l’Avancée et sa porte
* le Boulevard et sa porte
* le corps de garde des Bourgeois (XVIe siècle)

L'enceinte des Fanils, qui continue les murs du Monteux, de Cantilly et de la Pillette, date du XVIe siècle, avec la tour Gabriel, qui porte en son chef un moulin à vent.

Habitations classées

* maison de l’Artichaut
* maison de la Coquille
* maison de la Licorne
* maison au Pot de Cuivre
* maison de la Truie qui File
* logis de Saint-Aubert
* logis de Tiphaine Raguenel
* logis Saint-Symphorien
* hôtel du Dauphin
* hôtel du Mouton-Blanc
* hôtel de la Mère Poulard
* hôtel Saint-Pierre (restauré conformément à l’ancienne maquette)

Personnages célèbres

* Robert de Thorigny, célèbre abbé du Mont
* Guillaume de Saint Pair, moine de l’abbaye auteur du Roman du Mont-Saint-Michel
* Louis-Philippe Ier, venu démolir les tristement célèbres « cages de fer »
* Louis Auguste Blanqui, prisonnier politique au Mont
* Armand Barbès, prisonnier politique au Mont
* Monseigneur Bravard, restaurateur de l'abbaye
* la Mère Poulard, restauratrice (voir ci-dessous)

Gastronomie locale

Le mont Saint-Michel se situe à l'embouchure du Couesnon, frontière naturelle séparant la Normandie de la Bretagne. Côté terre, des aménagements de digues datant déjà anciens ont permis jusqu'à aujourd'hui de gagner sur la mer des terrains consacrés à l'agriculture et à l'élevage (dont celui des ovins, qualifiés de moutons de pré-salé). Le mouton ou l’agneau de pré-salé est ainsi une spécialité locale, à déguster de préférence grillé au feu de bois.

Une grande activité médiatique, à laquelle a participé de facto le dessinateur Christophe avec sa famille Fenouillard entoure la préparation de l’omelette de la mère Poulard (du nom du restaurant situé dans le village et réputé pour cette spécialité). Celle-ci est faite d'œufs et de crème fraîche, abondamment battus en neige dans une bassine de cuivre avec un long fouet sur un rythme spécial que peuvent entendre les passants avant d’être cuite dans une poêle de cuivre sur un feu de bois.

source : encyclopédie libre wikipédia

Lyon

commune de Lyon

Lyon est la troisième ville de France, mais en terme d'agglomération représente la seconde métropole après Paris et devant Marseille. Elle se situe au confluent du Rhône et de la Saône.

Les habitants de Lyon sont les Lyonnais. Le parler lyonnais donne également aux jeunes personnes le surnom de gones (garçons) et de fenottes (filles).

La devise de la commune est Avant, Avant, Lion le Melhor. La Sainte Patronne est Sainte Blandine. Les Armoiries de Lyon se décrivent de gueules au lion d'argent, au chef cousu du Royaume de France (d'azur à trois fleurs de lys d'or).

Géographie

Situation

Lyon (Villeurbanne comprise) est la commune centre du Grand Lyon, la Communauté urbaine.
  • Historiquement, la ville est la capitale de la province du Lyonnais (couvrant une partie des départements du Rhône et de la Loire).
  • La région lyonnaise (ou région urbaine lyonnaise, R.U.L) correspond aux territoires organisés autour de la métropole (zone d'influence de 50 à 100 km de rayonnement).
  • La région Rhône-Alpes, dont Lyon est la capitale administrative, couvre un territoire de 43 698 km².
  • Lyon et sa région se situent au carrefour de l'Europe de l'Ouest, reliant le nord à la Méditerranée, et l'Europe de l'Est à l'Atlantique.

Topographie

Topographie de Lyon

Située au confluent du Rhône et de la Saône, la cité est dominée par deux collines, Fourvière et la Croix-Rousse, qui sont séparées par un défilé de la Saône (Pierre Scize). Au XIXe siècle, Michelet les avait surnommées respectivement la « colline qui prie », (basilique Notre-Dame de Fourvière, nombreux couvents, siège de l'Évêché) et la « colline qui travaille » (lieu où résidaient les canuts, petites mains de la confection des tissus et du tissage de la soie). Ajoutons-y une troisième colline, plus récente, puisqu'il s'agit de celle de la Duchère au nord-ouest de la ville, aujourd'hui en restructuration.

On trouve dans les quartiers du Vieux Lyon et de la Croix-Rousse de nombreux cheminements au sein des immeubles, dénommés traboules qui permettent de se rendre d'une rue à une autre en traversant les cours d'immeubles.

Sur la Presqu'île, entre le Rhône et la Saône, se trouve la place Bellecour, la plus grande place piétonne d'Europe, au centre de laquelle trône la statue équestre de Louis XIV. Puis la ville s'étend sur la rive gauche du Rhône en direction du Dauphiné. Au-delà du Rhône, à l'est, s'étend la plaine, urbanisée suivant un plan orthogonal dans les quartiers des Brotteaux et de la Part-Dieu.


Histoire

Le Théâtre antique de Fourvière

De Lugdunum, cité romaine et Capitale des Trois provinces de Gaules, à Lyon, ville ouverte à l'international et grande aire urbaine de France, l'Histoire de la ville passe par une longue appartenance à l'Empire Romain, un rayonnement religieux qui éleva l'Évêque de Lyon au rang de Primat des Gaules (mais déchira sa population lors des guerres de religion).

Lyon, royaliste pendant la Révolution française, est destitué de son nom jusqu'à la prise de pouvoir de Napoléon Bonaparte, le futur Empereur des Français.

Ses célèbres canuts furent de grands acteurs de sa révolution industrielle, période qui vit également l'inauguration entre 1830 et 1832 de la première grande ligne française (58 Km) de chemin de fer reliant Saint-Étienne à Lyon. Lyon a vu naître de grandes inventions comme le Métier à tisser de Jacquard, la Machine à coudre par Thimmonier, et le Cinéma des Frères Lumière.

Lyon est reconnu comme la capitale de la Résistance, grâce notamment au Préfet Jean Moulin pendant la Seconde Guerre mondiale.

Démographie

Évolution démographique
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004
519 854 527 800 456 716 413 095 415 487 445 452 465 898
Nombre retenu à partir de 1962  : Population sans doubles comptes

Personnalités liées à la ville de Lyon

Quelques Lyonnaises ou Lyonnais de naissance ou d'adoption célèbres :

Artistes et écrivains

* Louise Labé (entre 1520 et 1525 - 1566). Poétesse, connue également sous le nom de « La Belle Cordière ».
* Antoine Coysevox (1640 - 1720). Sculpteur de style baroque.
* Jean-Antoine Morand de Jouffrey (1727 - 1794). Architecte (Les Brotteaux) et peintre de la toile célèbre qui servait de rideau à l'ancien Opéra de Lyon (1757).
* Joseph Chinard (1756 - 1813). Sculpteur.
* Louis-Pierre Baltard (1769 - 1846). Architecte de la prison Saint-Joseph et du Palais de Justice (Vingt-Quatre colonnes).
* Christophe Crépet (1807 - 1864). Architecte et Urbaniste (La Guillotière).
* Paul Chenavard (1807 - 1895). Peintre.
* Pierre Dupont, (1821 - 1870). Poète et chansonnier.
* Pierre Puvis de Chavannes (1824 - 1898). Peintre symboliste, auteur de fresques et peintures murales.
* Antoine Renard (1825 - 1872). Ténor à l'Opéra.
* Gaspard André (1840 - 1896). Architecte.
* Tony Garnier (1869 - 1948). Architecte et Urbaniste, à l'origine de la grande Halle qui porte son nom aujourd'hui, du Stade municipal de Gerland, et du Quartier des États-Unis.
* José de Bérys (1883 - 1957). Écrivain, a grandi et a publié ses premiers textes à Lyon.
* Antoine de Saint-Exupéry (1900 - 1944). Écrivain et aviateur, a donné son nom à l'un des aéroports de Lyon.
* Francine Bloch (1916 - 2005). Critique littéraire et musicologue. Fille de José de Bérys, épouse de Emile Danoën.
* Frédéric Dard (1921 - 2000). Écrivain particulièrement connu pour ses aventures du commissaire San-Antonio.
* Jean Bouise (1929 - 1989). Acteur de théâtre et de cinéma. Avec Roger Planchon, il a participé à la naissance du Théâtre de la Comédie de Lyon et à l'aventure du Théâtre de la Cité de Villeurbanne (devenu le T.N.P en 1972).
* Bernard Pivot (1935 - ). Critique littéraire, journaliste et animateur de télévision.
* Catherine Ribeiro (1941 - ). Chanteuse.
* Myriam Boyer (1948 - ). Actrice.
* Jean-Michel Jarre (1948 - ). Musicien.
* Diane Kurys (1948 - ). Réalisatrice.
* Khal Torabully (1956 - ) - Ecrivain.
* Mimie Mathy (1957 - ). Humoriste, actrice et comédienne.
* Michel Jeannès (1958 - ). Plasticien et poète, connu pour un travail autour du bouton envisagé comme « PPOCC » (Plus petit objet culturel commun).
* Éric-Emmanuel Schmitt (1960 - ). Écrivain et dramaturge.
* Dominique Blanc (1962 - ). Actrice.
* Liane Foly (1962 - ). Chanteuse.
* Sophie Favier (1963 - ). Animatrice de télévision et actrice.
* Clovis Cornillac (1967 - ). Acteur.
* David Charvet (1972 - ). Acteur et chanteur.
* Karen Lancaume (1973 - 2005). Actrice.
* Alexandre Astier (1974 - ) . Créateur, réalisateur et acteur de la série Kaamelott.

Ecclésiastiques

* Saint-Irénée. Évêque de Lyon et martyr, Père de l'Église.
* Saint-Juste (Saint-Just par déformation). Évêque de Lyon en 350.
* Frédéric Ozanam (1813 - 1853). Historien et essayiste catholique, fondateur des Conférences Saint-Vincent-de-Paul. Bienheureux.
* Henri Grouès, dit l'Abbé Pierre (1912 - 2007). Prêtre et fondateur en 1949 de la Communauté d'Emmaüs, une organisation pour aider les pauvres et les réfugiés.
* Monseigneur le Cardinal Albert Decourtray (1923 - 1994). Archevêque de Lyon, Primat des Gaules, membre de l'Académie française. A été l'initiateur des Journées Mondiales de la Jeunesse, apprécié des Lyonnais par sa proximité et son sens de l'humour.

Médecins

* Victor Augagneur (1855 - 1931). Médecin et Maire de Lyon entre 1900 et 1905. Il a été à l'origine du « Grand Lyon », en souhaitant la fusion de Lyon et des communes périphériques lors de son mandat. Gouverneur de Madagascar de 1905 à 1909, Ministre de la Marine de 1914 à 1918, Gouverneur du Congo de 1920 à 1923.
* Alexis Carrel (1873 - 1944). Prix Nobel de médecine en 1912, théoricien de l'eugénisme et collaborateur actif avec l'occupant nazi.
* Jules Courmont (1865 - 1917) Médecin et biologiste. Il a participé à la fondation de l'Institut bactériologique de Lyon.
* Antoine Gailleton (1829 - 1904). Médecin et Maire de Lyon.
* Alexandre Lacassagne (1843 - 1924). Pionnier de la médecine légale.
* René Leriche (1879 - 1955). Il a étudié la physiologie neuro-vasculaire, le processus inflammatoire, et développé des techniques de chirurgie nerveuse.
* Edmond Locard (1877 - 1966). Initiateur de la police scientifique, surnommé le « Sherlock Holmes français ».
* Léopold Ollier (1830 - 1900). Chirurgien ayant particulièrement développé la chirurgie orthopédique.
* Marc-Antoine Petit (1766-1811). Chirurgien à l'Hôtel-Dieu, fondateur de la Société de médecine de Lyon.
* Claude Pouteau (1725 - 1775). Chirurgien à l'Hôtel-Dieu, hygiéniste. Il a décrit la fracture de Pouteau.
* François Rabelais (vers 1493 - 1553). Médecin de l'Hôtel-Dieu, et écrivain.

Scientifiques

* André-Marie Ampère (1775 - 1836). Physicien et Mathématicien, inventeur du Télégraphe électrique et de l'électroaimant. Énonceur de la théorie de l'électromagnétisme.
* Girard Desargues (1591 - 1661). Mathématicien et Architecte.
* Victor Grignard (1871 - 1935). Prix Nobel de Chimie en 1912.
* Camille Jordan (1838 - 1922). Mathématicien.
* Charles Mérieux (1907 - 2001). Biologiste, fils du fondateur de l'Institut Mérieux.

Industriels

* Jean-Michel Aulas (1949 - ). Président-fondateur de la CEGID, Président du club de football l'Olympique Lyonnais. Chevalier de la Légion d'Honneur en 2006.
* Marius Berliet (1866 - 1949). Constructeur automobile, fondateur de la marque Berliet.
* Jean Boiron (1906 - 1996). Pharmacien, fondateur des Laboratoires Boiron en 1932.
* Bruno Bonnell (1958 - ). Président-fondateur d'Infogrames et propriétaire de la célèbre marque Atari.
* Émile Guimet (1836 - 1918). Président-fondateur de Péchiney et mécène culturel.
* Joseph Marie Jacquard (1752 - 1834). Inventeur du métier à tisser semi-automatique.
* les Frères Lumière : Auguste Lumière (1862 - 1954) et Louis Lumière (1864 - 1948). Considérés comme les inventeurs du Cinéma.
* Barthélemy Thimonnier (1793 - 1857). Inventeur de la première machine à coudre.

Hommes Politiques

* Raymond Barre (1924 - ). Homme politique français proche de l'UDF, député, maire de Lyon de 1995 à 2001 et Premier ministre du 29 août 1976 au 13 mai 1981.
* Azouz Begag (1957 - ). Écrivain, chercheur au CNRS et ministre délégué à la Promotion de l'égalité des chances dans le gouvernement de Dominique de Villepin.
* Pomponne de Bellièvre (1529 - 1607). Homme d'État français, négociateur.
* Caracalla (188 - 217). Empereur romain.
* Claude Ier (10 av. Jésus-Christ - 54 ap. JC). Empereur romain.
* Gérard Collomb (1947 - ). Homme politique lyonnais, sénateur et maire PS de Lyon, élu lors des élections municipales de Lyon en 2001.
* Édouard Herriot (1872 - 1957). Homme politique appartenant au Parti radical, trois fois Président du Conseil et maire de Lyon de 1905 à 1957.
* Michel Noir (1944 - ). Homme politique français, député et maire de Lyon de 1989 à 1995 élu sous la bannière RPR, à l'origine par exemple du Plan de mise en lumière des monuments de Lyon, du Périphérique Nord, du prolongement de la Ligne B du Métro à Oullins.
* Louis Pradel (1906 - 1976). Homme politique Lyonnais, maire de Lyon de 1957 à 1976, à qui l'on doit la traversée autoroutière de la ville, et la mise en chantier du réseau du métropolitain.

Sportifs

* Éric Abidal (1979 - ). Joueur de football.
* Karim Benzema (1987 - ). Joueur de football.
* Youri Djorkaeff (1968 - ). Joueur de football.
* Raymond Domenech (1952 - ). Joueur et entraîneur de football, sélectionneur de l'équipe de France de football depuis 2004.
* Luis Fernandez (1959 - ). Joueur et entraîneur de football.
* Ludovic Giuly (1976 - ). Joueur de football.
* Bernard Lacombe (1952 - ). Joueur et dirigeant de football.
* Sabri Lamouchi (1971 - ). Joueur de football.
* Bruno N'Gotty (1971 - ). Joueur de football.
* Olivier Panis (1966 - ). Pilote automobile.

Lieux et monuments de Lyon

Le site historique de Lyon, patrimoine mondial de l'UNESCO

* 500 hectares de Lyon sont classés patrimoine de l'humanité par l'UNESCO depuis 1998. C'est le plus grand de ces espaces au monde. La Ville est membre de l'organisation des villes du patrimoine mondial.

* périmètre classé :
o La Colline de Fourvière et ses sites antiques, le Vieux Lyon (ville médiévale et Renaissance).
o La Colline de la Croix-Rousse, patrimoine urbain associé à la Révolution industrielle (Textile) et à la marque de ses développements sociaux sur l'urbanisme (Quartier des Canuts).
o La Presqu'île : évolution urbaine du Ier au XXe siècle, marquée notamment par l'urbanisme des XVIe, XVIIe (Rue Mercière), et XIXe siècles (Rue Impériale devenue rue de la République).

Édifices civils et lieux remarquables de Lyon

* Le Rhône et la Saône traversés par de nombreux ponts et passerelles.
* Le Théâtre antique de Fourvière et l'Odéon gallo-romains, où se déroulent régulièrement concerts et spectacles en été.
* L'Amphithéâtre des Trois Gaules au cœur des Pentes de la Croix-Rousse. Au centre de cet amphithéâtre antique, un poteau évoque le suplice de Sainte Blandine, Saint Pothin et les Martyrs de Lyon.
* Le quartier renaissance du Vieux Lyon.
* L'Hôtel de Bullioud (ou Maison d'Henri IV) et sa galerie Philibert Delorme.
* L'Hôtel de Ville trônant sur la place des Terreaux.
* La place Bellecour, quatrième plus grande place de France et première plus grande place piétonne d'Europe, avec en son milieu la statue équestre de Louis XIV.
* L'Hôtel-Dieu, hôpital qui s'étend sur près de 400 mètres au bord du Rhône.
* Les Traboules, passages ouverts à tous à l'intérieur des îlots.
* L'Opéra national, sur la place de la comédie, restauré par Jean Nouvel.
* Le plus grand parc de la ville : le fameux Parc de la Tête d'Or.
* La Tour métallique de Fourvière, relais de radio-télévision et point culminant de la ville.
* Le Stade municipal de Gerland, dont le locataire principal est l'Olympique lyonnais, l'équipe de football élite de Lyon, construit par Tony Garnier
* La Halle Tony Garnier, anciens abattoirs du quartier de La Mouche transformés en salle polyvalente.
* La Manufacture des tabacs, bâtiment aux teintes polychromes hébergeant aujourd'hui une parties des composantes de l'Université Jean-Moulin - Lyon III.
* La fresque des Lyonnais représentant certains des Lyonnais célèbres.
* La Part-Dieu et ses tours, deuxième quartier d'affaires de France.
* La Cité Internationale et l'Amphithéâtre inauguré en 2006
* La Rue Émile-Zola, rue la plus riche du triangle d'or de Lyon dans laquelle se situent les magasins les plus luxueux (Pignol, Lanvin...)

La Fontaine à Chevaux de Bartholdi, Place des Terreaux
La Tour métallique de Fourvière de nuit
La Tour métallique de Fourvière
L'Hôtel de Ville, fronton et beffroi
L'Hôtel de ville et l'Opéra
Vue sur les 2e (Bellecour) et 3e (Part-Dieu) arrondissements, photo prise de la colline de Fourvière
La statue équestre de Louis XIV, place Bellecour, avec vue sur la Basilique Notre-Dame de Fourvière

Patrimoine religieux de Lyon

* La Basilique romane de Saint-Martin d'Ainay.
* La Primatiale Saint-Jean-Baptiste (ou Cathédrale Saint-Jean) dans le Vieux Lyon. L'Archevêché de Lyon est l'Évêché des Gaules, premier évêché de France. Son titulaire détient le titre honorifique de Primat des Gaules prévalant sur l'ensemble des autres hommes d'Église en France.
* L'Église Saint-Bruno des Chartreux à la Croix-Rousse
* L'Église Saint-Georges dans le quartier Saint-Georges, près de la Place Benoît-Crépu.
* Le Sanctuaire et l'Église Saint-Bonaventure, église des Cordeliers (Franciscains).
* L'Église Saint-Nizier.
* L'Église Saint-Paul.
* La basilique Notre-Dame de Fourvière dédiée à l'Immaculée Conception. Sa construction a commencée en 1872. Les œuvres de sculpture n'ont jamais été achevées.
* Le temple du Change, ancienne Loge du Change, affectée aujourd'hui au culte protestant.

Lieux Culturels

Musées et galeries de Lyon

* Le Palais Saint-Pierre ou Musée des Beaux-Arts. L'une des plus riches collections d'Europe.
* Le Musée de la Civilisation gallo-romaine surplombant le site des Théâtres antiques.
* Le Museum d'Histoire naturelle ou Musée Guimet.
* Le Musée de l'Imprimerie et de la Banque.
* L'Institut Lumière qui retrace l'histoire du début du cinéma.
* Le Centre d'histoire de la résistance et de la déportation (CHRD)
* Le Musée des Tissus et des Arts décoratifs.
* Le Musée Gadagne, musée d'histoire de Lyon actuellement fermé pour travaux. Réouverture totale prévue fin 2006.
* Le Musée d'Art contemporain.
* Le Musée International de la Miniature.
* Le Musée africain.
* Le Musée de l'Automobile Henri Malartre situé à Rochetaillée-sur-Saône et appartenant à la Ville de Lyon.
* Le Musée urbain Tony Garnier
* Le Musée des Sapeurs Pompiers
* Le Musée des Hospices Civils (HCL)

* L'Aquarium du Grand Lyon

Cinémas de Lyon

* Le CIFA Saint-Denis
* Le CIFACE Bellecombe
* CinéDuchère
* Le Cinéma Opéra
* Le CNP Bellecour
* Le CNP Odéon
* Le CNP Terreaux
* Le Comoedia
* Le Fourmi Lafayette
* L'Institut Lumière
* Le Le Cinéma (Lyon)
* Les 8 Nef
* Le Pathé
* UGC Astoria
* UGC Ciné Cité
* UGC Part-Dieu (niv. 2 et 4)

Architecture du XXe siècle

L'extension urbaine au XXe siècle s'est faite essentiellement à l'est du Rhône, grâce aux nombreuses réserves foncières disponibles.

* La Halle Tony Garnier, ancien lieu de parcage des animaux destinés aux abattoirs de la Mouche, reconvertie en salle de spectacles.
* La Manufacture des tabacs, occupée depuis 1990 par l'Université Jean-Moulin - Lyon III.
* La Tour du Crédit Lyonnais, surnommée « le crayon » par les Lyonnais, ainsi que le centre d'affaires du quartier de La Part-Dieu, dans les années 1970.
* La Cité Internationale, construite entre le Rhône et le Parc de la Tête d'Or, s'est achevée en 2006 après plus de vingt ans de travaux.
* La rotative du Progrès, conçu par le cabinet d'architectes Xanadu.

Urbanisme contemporain

* La Maison du livre, de l'image et du son, par Mario Botta à Villeurbanne.
* La Cité Internationale (1983 - 2006), qui jouxte le Parc de la Tête d'Or, ancien siège de la Foire de Lyon. Pôle tertiaire, culturel et touristique regroupant bureaux, salles de conférences, hôtels, casino, le Musée d'Art contemporain, cinémas et un auditorium. Cet ensemble est l'œuvre de Renzo Piano, architecte urbaniste gênois, et de Michel Corrajoud, paysagiste.
* L'Opéra national, renové par Jean Nouvel en 1988.
* L'École normale Supérieure (ENS) Lettres et Sciences humaines, par Henri Gaudin.
* La Gare TGV de l'Aéroport international Saint-Exupéry, (1997), par Calatrava.
* Le grand projet urbain Lyon Confluence entre Rhône et Saône, au sud des voûtes de la Gare de Perrache sur la Presqu'île (Quartier Charlemagne, voir ci-dessous).

Projets urbains du Grand Lyon

La ville est en constant réamenagement. Quelques projets en cours :

* L'aménagement des berges du Rhône
* La requalification du Carré-de-Soie
* L'extension de la Cité internationale
* La réhabilitation du quartier de la Duchère
* Le projet urbain Lyon Confluence.
* La zone d'activités et commerciale de Lyon - Porte des Alpes.
* Le renouveau du Quartier de Vaise.
* La future Tour Oxygène dans le 3e arrondissement.
* Un futur stade de 60 000 spectateurs à Décines.



Quartiers de Lyon

Lyon est divisé en neuf arrondissements municipaux, créés à partir de 1852. L'organisation municipale est comparable à celle de Paris (Marseille fonctionne en secteurs regroupant deux arrondissements). La plupart des quartiers sont identifiés d'abord par leur nom plus que par le numéro d'arrondissement.
Traditionnellement, le drapeau lyonnais flotte sur chaque édifice municipal aux côtés des drapeaux français et européen.

* 1er arrondissement : Les Pentes de la Croix-Rousse, Les Terreaux.
* 2e arrondissement : Les Cordeliers, Bellecour, Ainay, Perrache et le Confluent.
* 3e arrondissement : Préfecture, La Part-Dieu, La Villette, Montchat, Dauphiné, La Guillotière-Nord.
* 4e arrondissement : Le plateau de La Croix-Rousse, Serin - Saint-Charles.
* 5e arrondissement : Saint-Jean - Saint-Paul - Saint-Georges (Vieux Lyon), Saint-Just, Fourvière, Le Point-du-Jour, Ménival, Champvert, Saint-Irénée.
* 6e arrondissement : Les Brotteaux, Bellecombe, La Tête d'Or.
* 7e arrondissement : La Guillotière-Sud, La Mouche, Jean-Macé, Gerland.
* 8e arrondissement : Monplaisir, Le Bachut, Mermoz, Les États-Unis, Le Grand Trou, Le Moulin à Vent, Laënnec.
* 9e arrondissement : Vaise, Industrie, Champvert, Gorge de Loup, La Duchère, Rochecardon, Saint-Rambert - l'Île-Barbe.
* Voir aussi : l'article détaillé sur Villeurbanne (formant l'intra-muros avec Lyon).

Communes annexées à la ville

* En 1852, trois « faubourgs de Lyon » et un village ont été rattachés à la ville :
o Le plateau de La Croix-Rousse, partie sud de l'ancienne commune de Cuire-La-Croix-Rousse (actuel 4e arrondissement).
o La Guillotière, s'étendant sur les actuels 3e, 6e, et 7e arrondissements.
o Vaise (partie sud de l'actuel 9e arrondissement)
o Le village de Monplaisir (Monplaisir et Monplaisir-La-Plaine), partie ouest et sud-est de l'actuel 8e arrondissement.
* En 1963 :
o Saint-Rambert-l'Île-Barbe (partie nord du 9e arrondissement).


Infrastructures autoroutières

Infrastructures autoroutières

* Lyon et Villeurbanne, les deux communes formant l'intra-muros de Lyon, sont encerclées par le boulevard périphérique, appelé « boulevard de ceinture » par les locaux. Il est inachevé à l'ouest / sud-ouest (au nord-ouest, il se termine à la Porte du Valvert, au Sud à la Porte de Gerland). En effet, si l'on veut faire le tour complet de la ville, il faudra passer par le boulevard scientifique Tony Garnier dans le 7e puis l'Autoroute A7 longeant le quai Perrache et le Rhône (en plein Centre-ville), pour reprendre le Périphérique à Tassin La Demi-Lune.
* Il faut également mentionner que la ville contient une voie express en son intérieur : l'Axe Nord-Sud qui remonte les quais du Rhône (rive droite), jusqu'à Perrache. Celle-ci permet un accès plus rapide au Centre-ville et au tunnel de la Croix-Rousse.
* Des autoroutes permettent de rejoindre Lyon depuis Chambéry et Grenoble au sud-est (A43 / A41), Genève et Bourg-en-Bresse au nord-est (A42 / A40), Marseille au sud (A7), Saint-Etienne au sud-ouest (A47), et Paris au nord (A6).
* Dans son pourtour, la Banlieue Est est entourée par la Rocade Est (N346), qui longe toute la zone industrielle Mi-Plaine. L'ensemble N346 et A46 Nord / A46 Sud forment le Contournement Est entre Villefranche et Ternay.
* Le projet de grand contournement de Lyon par l'ouest est à l'étude, il permettrait de déclasser les parties urbaines de l'A6 et de l'A7.
* Voir aussi : l'article détaillé sur le Boulevard périphérique de Lyon.

Transports urbains de Lyon

Lyon dispose du premier réseau de transports en commun de province avec 1,6 milions de voyageur par jour, dont 704 000 pour le seul réseau métro. Géré par la société Keolis Lyon, qui exploite la marque TCL), il comprend quatre lignes de métro et deux funiculaires, trois lignes de tramway, sept de trolleybus (dont une ligne forte Cristalis), et quelques 115 lignes d'autobus et d'autocars départementaux (accessibles avec un titre TCL à l'intérieur du Grand Lyon). De même, les TCL ont la charge d'une centaine de lignes scolaires.
Depuis mai 2005, le Grand Lyon a mis en place le système Vélo'v sur l'intra-muros (Lyon et Villeurbanne).

Desserte ferroviaire

Lyon intra-muros est desservi par cinq gares SNCF :

* Lyon-Perrache (TGV, Corail, TER), première gare lyonnaise du PLM inaugurée en Juin 1857, située en plein coeur de la Presqu'Île.
* Lyon-Part-Dieu (TGV, Corail, TER), construite entre 1978 et 1981, a remplacé Lyon-Brotteaux pour l'arrivée du TGV Paris-Lyon.
* Lyon-Vaise (TER).
* Lyon-Saint-Paul et Lyon-Gorge-de-Loup (TER de l'Ouest Lyonnais).

D'autres gares (Lyon-Saint-Clair et Lyon-Saint-Rambert-L'Île-Barbe) ont été déchargées de tout trafic, au profit de Lyon-Part-Dieu et Lyon-Perrache. La nouvelle halte Lyon-Jean-Macé devrait voir le jour à côté du dépôt de Lyon-Guillotière en 2009.

Communications extérieures

Situé au confluent du Rhône et de la Saône, Lyon est depuis l'Antiquité un point important dans tous les réseaux de transport qui se sont constitués successivement.
Lyon est doté de deux plate-formes aériennes gérées par la Chambre de commerce et d'industrie de Lyon. L'Aéroport de Lyon-Bron a été inauguré dès 1924 et a vu se développer l'Aéropostale et le trafic voyageur pendant la période de l'Entre-deux-guerres. Devenu trop exigu, le premier aéroport se voit déchargé en 1975 des activités aéroportuaires en faveur de l'Aéroport international Lyon Saint-Exupéry est situé à 25 km plus à l'est.
Aujourd'hui, Saint-Exupéry relie Lyon à presque toutes les capitales et les grandes métropoles européennes ; plus d'une centaine de villes sont reliées une ou plusieurs fois par semaine, certaines jusqu'a cinq fois par jour comme Londres. Lyon-Bron est dédié à l'aviation privée et d'affaires.

Économie

Lyon et sa région constituent un pôle de développement de niveau européen. Sa position de carrefour de communication favorise son attraction et son rayonnement. La région lyonnaise a une longue tradition d'initiatives économiques et technologiques : banque et imprimerie à la Renaissance, puis génie mécanique et recherche scientifique en médecine, physique, virologie... Tous les secteurs industriels sont représentés, mais on peut mettre en exergue plusieurs domaines dans lesquels Lyon jouit d'une réputation internationale : la mécanique, le textile, la chimie et la pharmacie, la santé. La Ville de Lyon travaille en partenariat avec les acteurs publics locaux pour faciliter la création et l'installation des entreprises sur son territoire, l'ADERLY, la Chambre de commerce et d'industrie, et le Grand Lyon. La ville a aussi une tradition d'innovation sociale. De nombreux instigateurs d'action sociale se sont engagés par le biais religieux (Père Chevrier) ou en initiant le mouvement humanitaire (nombreuses ONG) et en cherchant à concilier dynamisme économique et progrès social. Lyon est le siège de la Chambre régionale de commerce et d'industrie de Rhône-Alpes. Elle est le siège aussi de la Chambre de commerce et d'industrie de Lyon qui gère, outre les aéroports de Lyon (voir Communications extérieures plus haut), des zones d'activités.


Éducation et culture

La ville brigue le titre de Capitale européenne de la culture pour l'année 2013.

Universités et écoles supérieures
Environ 120 000 étudiants fréquentent les quatre universités et établissements supérieurs.

Arts

* Cinéma : la Rue du premier film où les frères Lumière ont inventé le cinéma en 1895.
* Théâtre : les personnages de Guignol et de son compère Gnafron ont été inventés à Lyon par Laurent Mourguet.
* La Maison de la danse et la Biennale de la danse.
* Les Subsistances : anciens entrepôts militaires transformés en ateliers créatifs.
* La Friche : anciens entrepôts de l'usine de RVI reconvertis en un lieu d'espace libre pour les artistes.
* Rock à Lyon : les groupes lyonnais ont souvent été influents dans l'hexagone.

Culture populaire de Lyon

Le 8 décembre est marqué par la fête des lumières, ou les illuminations. En l'honneur de la Vierge Marie, les Lyonnais mettent des lampions appelés lumignons à leurs fenêtres. En effet, pour la remercier d'avoir épargné la ville lors de la Grande Peste au XIXe siècle, chaque habitant allume des bougies à ses fenêtres, pour que « la Sainte Vierge puisse les voir du haut du ciel ».
Lyon est un haut lieu de la pratique du jeu de boules (la fameuse boule lyonnaise), notamment sur les quais du Rhône et de la Saône, sur la place Bellecour, ainsi que dans des clos dédiés à ce sport, comme au Clos Jouve de la Croix-Rousse.
C'est pour désaltérer les joueurs que le pot (bouteille de 46 cl à fond épaissi) aurait été créé, permettant ainsi de contenir les vins locaux sans crainte que la bouteille ne se renverse.

Langue et accent lyonnais

La ville de Lyon (en francoprovençal lyonnais Liyon) fait partie de l'aire francoprovençale. Le français a doucement remplacé la déclinaison locale qui s'est maintenue jusqu'au XIXe siècle, surtout en zone rurale (le patois). Cependant, le parler lyonnais conserve certains particularismes de vocabulaire et d'accent réputé traînant et chantant : le son "eu" serait ajouté à chaque fin de mot et prononcé par ailleurs de manière plus fermée que dans le reste de la France. L'utilisation intempestive du "y" pour remplacer le "le" complèment d'objet direct inanimé est également caractéristique, exemple : "fais-y" au lieu de "fais le" mais "va le voir" ne change pas. En outre, la langue a gardé certains particularismes de vocabulaire.

Gastronomie lyonnaise

La ville s'enorgueillit depuis plusieurs siècles des titres de capitale de la gastronomie. Paul Bocuse (1926 - ) est le cuisinier lyonnais le plus connu et la création du « Bocuse d'or » remis tous les deux ans à un grand chef international lors du salon des métiers de bouche est une fête et une consécration. En 2006, la Halle de Lyon a ajouté le nom de Paul Bocuse à sa dénomination. Il ne faut pas oublier pour autant Jean-Paul Lacombe, Pierre Orsi, Philippe Chavant, Georges Blanc... et d'autres, qui honorent cette ville de leurs talents et de leur créativité.

* Les plats les plus connus : la rosette et le Jesus, le cervelas, le tablier de sapeur, les quenelles, le Coussin de Lyon et le Sarment du Beaujolais (confiseries lyonnaises), les bugnes, les papilottes...
* Voir aussi : l'article détaillé sur la cuisine lyonnaise.

Festivités et évènements de Lyon

* Le 8 décembre : les illuminations (ou Fête des lumières).
* Les Nuits de Fourvière.
* Le Festival des Nuits sonores.
* La Biennale d’Art contemporain de Lyon.
* La Biennale de la danse.

Médias de Lyon

Chaînes de radio

* Couleur 3 France
* Fréquence Jazz
* Hit & Sport (ex-Lyon Sport)
* Impact FM
* Radio Arménie
* Radio Canut
* Radio Espace
* Radio Judaïca
* Radio Lyon Première
* Radio Pluriel
* Radio Salam
* Radio Scoop
* Radio Sun FM
* RCF Lyon-Fourvière
* RCT Radio Charpennes Tonkin
* Trait d'Union

Chaînes de télévision

* Télé Lyon Métropole
* EuroNews
* Cap Canal
* France 3 Sat
* Lyon TV

Presse écrite

* Lyon Capitale
* Lyon Mag
* Lyon Matin
* Le Progrès
* Tribune de Lyon

Environnement

Parcs et jardins urbains

* Le Parc de la Tête d'Or.
* Le Parc de Parilly.
* Les Berges du Rhône.
* Le Jardin Rosa Mir.
* Les Jardins de Fourvière.
* Le Parc des hauteurs.
* Le Parc de Gerland.

L'arrière-pays lyonnais

Lyon est entouré par différentes régions à moins de 30 km du centre-ville.

* La région historique du Lyonnais se situe à l'ouest avec les Monts du Lyonnais.
* le Forez et le parc naturel du Pilat se situent au sud-ouest.
* Les Monts d'Or sont des sommets en bordure du Val de Saône au nord.
* La Dombes est au nord-est.
* La Côtière ainsi que le Dauphiné et Crémieu sont à l'est de la ville.
* Voir aussi : l'article détaillé sur la Province du Lyonnais.

Vignobles

* Beaujolais : il commence à 20 km au nord, autour de Villefranche.
* Coteaux du Lyonnais : dans la périphérie sud-ouest de l'agglomération.
* Côtes du Rhône : le vignoble de la Vallée du Rhône commence entre Lyon et Vienne.

Zones fluviales protégées

* Les lônes du Rhône, afin de préserver la faune et la flore (zone abritant de nombreux castors).


Activités sportives

Clubs

* Comité Olympique et Sportif.
* Olympique Lyonnais, club de football évoluant en élite (Ligue 1).
* Adecco ASVEL Lyon-Villeurbanne, équipe de basket évoluant en élite (Pro A).
* LOU, équipe de rugby.
* Lyon Villeurbanne XIII, rugby à XIII.
* AS Lyon-Duchère, club de football.
* Stade de Gerland, stade municipal principal, utilisé le plus souvent par l'OL.
* Olympique Lyonnais (féminines), équipe féminine de football.
* Lyon Hockey Club, équipe de hockey sur glace évoluant en division 2.

Jeux olympiques

Lyon a été candidate aux jeux olympiques de 1920, de 1968 et de 2004. Après autant de refus, la Ville a néanmoins déposé une candidature bi-nationale avec Genève aux jeux de 2020.


International
Organismes internationaux situés à Lyon

* Le Siège d'Interpol.
* Le Bureau pour la préparation et la réponse des pays aux épidémies de l'Organisation mondiale de la santé.
* Le Centre international de recherche sur le cancer, dépendant de l'OMS.
* Le lycée international de Gerland : Cité Scolaire Internationale (CSI), dans laquelle plus de 30 nationalités sont représentées

source : encyclopédie libre wikipédia

Antibes

la ville d'Antibes

Géographie

Antibes est située au bord de la Méditerranée, à 205 km à l'est de Marseille (chef-lieu de région), 23 km au sud-ouest de Nice (chef-lieu de département), 15 km au sud-est de Grasse (chef-lieu d'arrondissement) et environ 10 km à l'est de Cannes.

La Brague se jette dans la Méditerranée sur le territoire de la commune d'Antibes.

La commune est constituée de plusieurs quartiers bien distincts, dont les principaux sont :

* Antibes proprement dit,
* le cap d'Antibes célèbre pour ses riches demeures,
* Juan-les-Pins,
* La croix Rouge
* Nova Antipolis

Antibes a donné son nom antique, Antipolis, à une importante zone d'activités, Sophia Antipolis, située dans ses environs (principalement sur la commune de Valbonne), où sont regroupées des entreprises de recherche et développement dans le domaine des nouvelles technologies.

Histoire

Antibes aurait été fondée au Ve ou IVe siècle av. J.-C. par des Phocéens de Marseille, lesquels, selon le géographe Malte-Brun, lui auraient donné son nom, Antipolis, en raison de sa « situation sur la côte en face de Nice », affirmation complètement erronée dans la mesure où Nikaia a été fondée après Antipolis. Antibes fut siège d’un évêché depuis le IVe siècle jusqu'en 1244, date à laquelle le siège épiscopal fut transféré à Grasse.

Arrivent les Grimaldi, famille génoise alliée des Angevins et qui était de ce fait massivement présente en Provence orientale. Parmi ceux-ci, Luc et Marc Grimaldi, fils d'Antoine, avait avancé des fonds au Pape d'Avignon qui ne put ensuite rembourser sa dette. Par conséquent, les frères Grimaldi reçurent le fief d'Antibes - le plus beau port de la région - et y firent souche en 1384.

La Dédition de Nice de 1388 amena une frontière aux portes d'Antibes. Durant les rivalités entre François Ier et Charles Quint, les efforts de fortifications s'intensifièrent. Ils furent poursuivis jusqu'à la fin du règne d'Henri IV. Ce dernier avait racheté la ville en 1608 aux Grimaldi d'Antibes, qui s'installèrent alors au château de Cagnes jusqu'à la Révolution française. Cette branche est aujourd'hui éteinte, cependant un rameau collatéral, les Grimaldi de Puget, lui survit.

Le démantèlement des fortifications d'Antibes commença au cours du XIXe siècle, parallèlement à une urbanisation croissante en direction de l'intérieur des terres et du cap d'Antibes. Dans le même temps se créait, en 1882, la station balnéaire de Juan-les-Pins.

Histoire économique

Malte-Brun rapportait, en 1882, alors que la ville n'était peuplée que de 6 752 habitants, soit le dixième de sa population actuelle, une économie principalement agricole : jardins, vignes, vergers, en premier lieu tournée vers la culture du tabac, mais aussi de l'olivier, du mûrier (pour la soie), de l'oranger et des fleurs et plantes odoriférantes.

Il rapportait en outre des activités commerciales de bois, draperies, poissons salés, vins, parfumerie, huiles d'olive, oranges, pêches, cédrats, figues, brugnons et grains.

Il citait quelques rares activités industrielles : moulins à huile, distilleries d'essences de fleurs, fabriques de vermicelle et de pâtes d'Italie, poteries, salaisons, articles de marine.

Concernant l'activité portuaire, Malte-Brun disait que le port recevait annuellement 50 à 60 navires, et que son cabotage était de 150 à 200 navires jaugeant 7 000 à 8 500 tonneaux.

Héraldique

Blasonnement des armes traditionnelles de la ville d'Antibes :

« D'azur, à une croix d'argent cantonnée de quatre fleurs de lis d'or, au lambel à trois pendants de gueules, brochant sur la croix, au chef d'azur chargé de trois fleurs de lis d'or. »
tel que rapporté par Malte-Brun, dans la France illustrée (1882).

Surmontée de la bannière « Fidei Servandae Exemplum 1815 » donné par Louis XVIII à la ville pour avoir refusé le débarquement de Napoléon de retour de l'île d'Elbe.

Administration

De même que l'ensemble de l'arrondissement de Grasse, Antibes a été détachée du département du Var en 1860, pour former avec le comté de Nice (cédé à la France par le roi de Sardaigne au cours de l'unification italienne) le département des Alpes-Maritimes : ceci explique pourquoi le département du Var est le seul département français portant le nom d'un cours d'eau qui ne le traverse pas.

Antibes est divisée en trois cantons, mais n'est le chef-lieu que des deux premiers :

* le canton d'Antibes-Biot, formé d'une partie d'Antibes et de la commune de Biot (35 410 habitants) ;
* le canton d'Antibes-Centre, formé d'une partie d'Antibes (28 502 habitants) ;
* la troisième partie de la commune est rattachée au canton de Vallauris-Antibes-Ouest, sans en être le chef-lieu.

Antibes est constitutive, de même que huit autres communes, mais aussi le département, la région et l'État, du parc de Sophia Antipolis, créé en 1969, qui groupe 1 227 raisons sociales et 24 550 emplois directs répartis sur 2 300 hectares de zones d'activités.

Par ailleurs, sans rapport direct ni relation structurelle avec le Parc, 16 communes de l'arrondissement ont créé, en janvier 2002, la communauté d'agglomération de Sophia Antipolis.
Liste des maires successifs Période Identité Parti Qualité
1941/1944 Fabian Fuchs Installé par le régime de Vichy
1948/1950 Charles Guillaumont
1950/1953 Henri Rambaud
1953/1959 Marc Pugnaire
1959/1971 Pierre Delmas
1971/1995 Pierre Merli UDF-RAD député des Alpes-Maritimes
25 juin 1995 Jean Leonetti UDF-RAD
mars 2001 Jean Leonetti UMP député des Alpes-Maritimes
Les données antérieures ne sont pas encore connues.

Démographie
Évolution démographique v. 1882 1982 1990 1999 2005
6 752 62 859 70 005 72 412 72 300
Nombre retenu à partir de 1968 : Population sans doubles comptes

Par ailleurs, lors du recensement de 1999, la population totale (incluant les doubles comptes), était de 73 383 habitants.

En outre, dans les classifications démographiques internes de l'INSEE, Antibes est rattachée à l'unité urbaine et à l'aire urbaine de Nice.

Lieux et monuments
Dauphin du Marineland d'Antibes
Dauphin du Marineland d'Antibes

* Le cap d'Antibes
* Le marché provençal
* Marineland d'Antibes, créé en 1970 par le comte Roland de la Poype
* Le musée Picasso
* Le musée d'Archéologie
* Le musée napoléonien
* Le musée de la Tour qui retrace l'histoire d'Antibes au XXe siècle
* Le phare de la Garoupe
* Le fort carré et les remparts
* Le port Vauban, un des plus grand port de plaisance d'Europe
* La villa Eden Roc ou Hôtel du Cap
* Le musée Peynet et du dessin humoristique, sur l'illustrateur créateur des « amoureux », dits de Peynet

Patrimoine religieux

* Église Notre-Dame de la Garoupe. Inscrite sur l'Inventaire supplémentaire des monuments historiques par arrêté du 29 octobre 1926, célèbre pour ses nombreux ex-voto.
* Église paroissiale : chapelle Saint-Esprit et tour Grimaldi. Édifiée au XIIe siècle, sur l'emplacement d'un ancien temple romain dédié à Diane, puis remaniée au XVIIe siècle. Partiellement classée au titre des monuments historiques par arrêté du 16 octobre 1945.
* Chapelle Saint-Jean, au croisement de la route de Saint-Jean et du chemin de Saint-Maymes, XVIIe siècle. Inscrite sur l'Inventaire supplémentaire des monuments historiques par arrêté du 14 décembre 1989
* Chapelle Saint-Bernardin, 14 rue Costan. Partiellement du XVIe siècle. Inscrite sur l'Inventaire supplémentaire des monuments historiques par arrêté du 13 mars 1995.

Patrimoine civil

* Fort Carré construit mi XVIe siècle sous Henri II et développé fin XVIIe siècle sous Louis XIV par Vauban. Propriété de la Ville d'Antibes depuis 1997, il est ouvert au public depuis 1998. Classé au titre des monuments historiques par arrêtés successifs des 7 novembre 1906 et 20 août 1913, modifiés par décrets des 17 octobre 1937 et 19 octobre 1976.
* Fontaine et colonne romaine, rue Georges-Clemenceau. Inscrits sur l'Inventaire supplémentaire des monuments historiques par arrêté du 31 mars 1928.
* Château des Grimaldi, abritant l'actuel Musée Picasso. XVe et XVIe siècles. Classé au titre des monuments historiques par arrêté du 29 avril 1928.
* Vestiges de l'aqueduc de Clausonnes, dans une propriété privée, au lieu-dit « Vallon du Fuguerret », à cheval sur la commune de Valbonne. Inscrits sur l'Inventaire supplémentaire des monuments historiques par arrêté du 25 juillet 1936.
* Vestiges non datés, d'une enceinte gréco-romaine, dans une propriété privée. Inscrits sur l'Inventaire supplémentaire des monuments historiques par arrêté du 16 février 1939.
* Bastide du Roy et ses jardins, propriété d'une société privée, avenue Jules-Grec. Bâtiment datant du XVIIIe siècle, partiellement protégé. Inscrit sur l'Inventaire supplémentaire des monuments historiques par arrêté du 6 juin 1988. Jardins créés en 1927. Inscrits sur l'Inventaire supplémentaire des monuments historiques par arrêté du 8 février 1990.
* Phare de la Garoupe, presqu'île du cap d'Antibes. Édifié sur l'emplacement d'un ancien phare de 1837 détruit en 1944. Répertorié par les monuments historiques, sans être protégé.

Archives

Les Archives anciennes :

* les actes constitutifs de la commune depuis 1307,
* les registres de délibérations du conseil de ville depuis 1412,
* les registres paroissiaux depuis 1564,
* les comptes trésoraires depuis 1558,
* les acquisitions de biens communaux et leur administration depuis 1485,
* des documents concernant les églises, chapelles et cimetières depuis 1693, ainsi que les lavoirs, fontaines et aqueducs depuis 1700,
* des documents relatifs au passé militaire de la cité……

Les Archives modernes (allant de 1790 à 1945) :

* les registres de l’État Civil,
* les matrices cadastrales depuis 1824,
* les dossiers relatifs aux bâtiments communaux(bâtiments administratifs, scolaires, hôpitaux…), aux ports, aux plages,
* les listes électorales,
* les recensements,
* les délibérations du conseil municipal,
* les budgets et comptes de la ville,
* les documents portant sur la « Grande Guerre » et la Seconde Guerre Mondiale, l’ensemble des travaux de voirie……

Les Archives contemporaines commencent en 1946. Elles sont continuellement alimentées par les versements des services municipaux.

Personnalités liées à la commune

* Honoré Tournely (1658-1729), théologien français, né à Antibes
* Honoré Charles Reille (1775-1860) général de Napoléon qui combattra sous ses ordres de Toulon à Waterloo. Il recevra le bâton de maréchal de France en 1847 sous Louis-Philippe.
* Jacques Audiberti (1899-1965), écrivain français, né à Antibes
* Christophe Gans, réalisateur français, né à Antibes en 1960
* Julien Lepers, présentateur télé, a passé toute son enfance à Antibes
* Nicolas de Staël, peintre, a passé les dix dernières années de sa vie à Antibes
* Alphonse Allais, Mme, veuve de Maurice Bertrand, y est inhumée au Cimetière de Rabiac, ainsi que sa fille Marie-Paule Allais.
* Veust Lyricist, rappeur proche de Chiens de Paille, de son vrai nom Samüel Marlin.
* Edmond Lahaye, (1886-1981) Peintre, dessinateur, chansonnier, journaliste, céramiste, illustrateur.

Culture

* Festival de jazz de Juan-les-Pins

Juan les Pins entre dans la grande histoire du Jazz le 7 Juillet 1960, date de l'inauguration du "Premier Festival Européen du Jazz". Cet évènement fut créé par Jacques Souplet en collaboration avec Jacques Hebey. Cette manifestation sans précédent rassembla les orchestres de 13 pays venu des quatre coins de l'Europe dans l'espoir d'être désigné comme la meilleur formation de Jazz européenne. En 1960 pour cette grande première les États-Unis, berceau du Jazz, participa en qualité d'invité d'honneur à ce festival. Participa à cette première édition l'orchestre Wilbur de Paris avec le bassiste Charlie Mingus, Bud Powell, Dizzy Gillespie (créateur du be-bop) ou encore Sister Rosetta Tharpe.

A l'origine ce festival s'étalait sur neuf soirées. Le programme comportait la Grande Finale du Tournoi de Jazz 1960 organisée par la Radiodiffusion-Télévision Française qui se déroula la veille de l'inauguration. C'est le quintette français Arrigo Lorrenzi qui remporta la coupe du tournoi amateur mais ne pouvant être présent pour recevoir leur prix ils furent classés hors compétition. Durant le Festival les musiciens en compétition devaient se produire en deux lieux différents : dans l'enceinte du stade Fort Carré et dans la Pinède Gould. Mais dès la prestation du 10 Juillet 1960 donné en hommage à Sidney Bechet dans la Pinède, les organisateurs comme les musiciens privilégièrent ce site. Ainsi toutes les prestations se déroulèrent à la Pinède. Les vainqueurs de cette première édition furent le trio Pim Jacobs, Win Overgaauw et Rita Reys représentant la Hollande. Des prix furent attribués aussi aux orchestres de la Radio-Télévision yougoslave et hongroise. En individuel Raymond Court de l'orchestre suisse Pierre Bouzu remporta le titre de "meilleur trompettiste européen de Jazz. Le Festival de Jazz de Juan les Pins va acquérir ainsi une notoriété mondiale, devenant le plus prestigieux après celui de Newport. Devant le succès remporté par cette première édition, le Festival de Jazz de Juan les Pins fut reconduit tous les ans. La manifestation connut une récession dans les années 1971 - 1972, période durant laquelle la ville de Nice s'octroya le festival, mais dès 1973 le festival reprit à Juan les Pins. Depuis il continue d'avoir lieu chaque année en Juillet.

* Musiques au Cœur d’Antibes (début Juillet)
Opéra / Musique Classique

* Festival Mondial de l'Image Sous-Marine (site Web)

* Festival International de Bridge de Juan les Pins (en Mai)

* Le salon azuréen du coupé et du cabriolet

* Le festival d’Art Sacré de Janvier à Mars

La cathédrale d’Antibes jouit, comme souvent les édifices religieux des temps passés, d’une acoustique exceptionnelle qui, dans un cadre intimiste, met tout particulièrement en situation les œuvres du répertoire sacré, tant en ce qui concerne leur vocation vocale qu’instrumentale. Placé sous la direction artistique de Philippe Depétris, le Festival d'Art sacré ne cesse de séduire un nombreux public venu découvrir ou redécouvrir quelques-uns des plus beaux morceaux et artistes d’un répertoire aux richesses souvent bien méconnues.
source : encyclopédie libre wikipédia

Ajaccio

Ajaccio



Région Corse
Département Corse-du-Sud
(préfecture)
Arrondissement Arrondissement d'Ajaccio
(chef-lieu)
Canton chef-lieu de 7 cantons
Code INSEE 2A004 (ex 20004)
Code postal 20000
Maire
Mandat en cours Simon Renucci
2001-2008
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Pays Ajaccien
Latitude 41° 55’ 36’’ Nord
Longitude 08° 44’ 12’’ Est
Altitudes moyenne : 38 m
minimale : 0 m
maximale : 787 m
Superficie 8 203 ha = 82,03 km²
Population sans
doubles comptes 52 880 (les Ajacciens) hab.
(1999)
Densité 645 hab./km²
Carte de localisation de Ajaccio


Ajaccio (Aiacciu en langue corse) est une commune française, située dans le département de la Corse-du-Sud et la région Corse. Les habitants d'Ajaccio sont appelés les Ajacciens.

Géographie

Ajaccio est une ville de France, chef-lieu du département de Corse-du-Sud (2A) sur la côte ouest de la Corse, au fond du golfe d'Ajaccio. La commune en elle-même s'étend sur la rive nord du golfe, entre la Gravona et les Îles Sanguinaires (incluses). De nombreuses plages et criques bordent son territoire dont la partie Ouest est particulièrement accidentée (point culminant: 790 mètres).

Histoire

Plusieurs hypothèses ont été émises quant à l'étymologie du nom Ajaccio. Parmi celles-ci, la plus prestigieuse prétend que la ville aurait été fondée par le héros grec légendaire Ajax qui lui aurait donné son nom. D'autres explications sont cependant bien plus réalistes. Par exemple, le nom Ajaccio pourrait être apparenté au toscan agghiacciu (enclos à brebis). Une autre explication, étayée par des sources byzantinnes voisines de l'an 600 nomment la ville Agiation, suggérant une origine grecque du mot, agathè pouvant signifier "bonne fortune ou "bon mouillage" (racine également à l'origine du nom de la ville d'Agde).

La ville n'est pas mentionnée par le géographe grec Ptolémée d'Alexandrie au IIe siècle après Jésus Christ, malgré la présence d'une localité nommée Ourkinion dans la Cinarca voisine. Or c'est vraisemblablement à cette époque que la ville d'Ajaccio connut son premier développement. En cette période de prospérité au sein du bassin méditerranéen (la pax romana), le besoin d'un véritable port à même d'accueillir de grands bâtiments à l'aval des différentes vallées qui aboutissent dans le golfe se fit probablement sentir (d'importantes découvertes archéologiques sous-marines récentes d'embarcations romaines tendent à le confirmer). D'autres fouilles menées récemment ont permit la découverte d'importants vestiges paléochrétiens de nature à considérablement réévaluer à la hausse la taille de l'agglomération ajaccienne dans la deuxième partie de l'Antiquité et au début du Moyen Âge. La ville était en tous cas suffisamment notable pour être déjà le siège d'un diocèse, mentionné par le pape Grégoire le Grand en 591. La cité était alors située plus au nord que l'emplacement choisi plus tard par les génois, à l'emplacement des quartiers actuels de Castel Vecchio et Sainte-Lucie.

Il est établi qu'à partir du VIIIe siècle la ville, à l'instar de la plupart des autres communautés côtières corses, déclina fortement et disparut presque complètement. Néanmoins, on sait qu'un château et une cathédrale étaient toujours en place en 1492 et que cette dernière ne fut démolie qu'en 1748.

À la fin du XVe siècle, les Génois désireux d'affirmer leur domination sur le sud de l'île décidèrent de rebâtir la ville d'Ajaccio. Plusieurs sites furent alors considérés : la pointe de la Parata (jugé finalement trop exposé aux vents), l'ancienne ville (considéré finalement insalubre à cause de la proximité de l'étang des Salines), et la Punta della Lechia finalement choisie. Les travaux débutèrent le 21 avril 1492. La ville se développa rapidement et devint la capitale administrative de la province de l'Au Delà Des Monts (plus ou moins l'actuelle Corse-du-Sud), Bastia demeurant la capitale de l'île entière. D'abord une colonie peuplée exclusivement de Génois, la ville s'ouvre lentement aux Corses, même si jusqu'à pratiquement la conquête française, les Ajacciens légalement citoyens de Gênes, se distingueront très volontiers des paesani insulaires. Ces derniers habitants principalement le Borgu, faubourg à l'extérieur des remparts de la cité (l'actuelle rue Fesch en était l'artère principale).

Ajaccio fut occupée par les Français de 1553 à 1559, puis passa définitivement à la France en 1768. La ville fut faite par Napoléon Ier, qui en était originaire, la capitale de l'unique département de l'île au détriment de Bastia. C'est au cours des XIXe et XXe siècles qu'Ajaccio rattrapa son retard sur cette dernière et devint la ville la plus peuplée de l'île (bien que si l'on ajoute les communes avoisinantes, les agglomérations sont de tailles équivalentes). Au XIXe siècle, Ajaccio est une station d'hivernage très prisée de la haute société de l'époque, particulièrement anglaise, à l'instar de Monaco, Cannes, Nice. Une église anglicane fut même bâtie. Le 8 octobre 1943, Ajaccio fut la première ville française libérée de la domination allemande. La ville resta (avec quelques interruptions) un bastion électoral bonapartiste jusqu'aux élections municipales de 2001. La municipalité sortante fut alors battue par une coalition de gauche rassemblant sociaux-démocrates, communistes et... Charles Napoléon, prétendant au trône impérial !

Économie
Port d'Ajaccio

Le secteur tertiaire représente de loin le principal pourvoyeur d'emplois de la ville. Ajaccio est un centre administratif et commercial. Le tourisme balnéaire estival mais aussi culturel, ainsi que la pêche demeurent des secteurs importants dans l'économie. L'industrie est très peu présente.

Ajaccio est le siège de la Chambre de commerce et d'industrie d'Ajaccio et de la Corse du Sud. Elle gère le port de commerce d’Ajaccio, le port de commerce de Bonifacio, le port de commerce de Porto-Vecchio, le port de commerce de Propriano et le port de plaisance Tino Rossi. Elle gère aussi l'Aéroport d'Ajaccio Campo dell'Oro, et l’aéroport de Figari ainsi que le Palais des Congrès et le Centre du Ricanto.

La ville est desservie par un aéroport international et son port est relié au continent français de manière quasi-quotidienne. Ajaccio est devenu également une escale de croisière notable, de loin la première de Corse et la quatrième de France (derrière Marseille, Nice/Villefranche-sur-Mer, et Cannes).

Administration Ajaccio a été successivement:

* un chef-lieu de district du département de Corse, de 1790 à 1793;
* chef-lieu du département du Liamone, de 1793 à 1811;
* chef-lieu du département de Corse, de 1811 à 1975;
* chef-lieu de la région Corse, depuis 1970, et du département de la Corse-du-Sud, depuis 1976.

Ajaccio est chef-lieu de sept cantons:

* Le 1er canton est formé d'une partie d'Ajaccio (8 891 habitants);
* Le 2e canton est formé d'une partie d'Ajaccio (2 675 habitants);
* Le 3e canton est formé d'une partie d'Ajaccio (7 566 habitants);
* Le 4e canton est formé d'une partie d'Ajaccio (5 372 habitants);
* Le 5e canton est formé d'une partie d'Ajaccio (7 989 habitants);
* Le 6e canton est formé d'une partie d'Ajaccio (17 579 habitants);
* Le 7e canton est formé d'une partie d'Ajaccio et des communes d'Afa, Alata, Appietto, Bastelicaccia et Villanova (11 547 habitants);

Ajaccio fait partie depuis décembre 2001 de la Communauté d'Agglomération du Pays Ajaccien (CAPA) avec neuf autres communes (Afa, Alata, Appietto, Cuttoli Corticchiato, Peri, Sarrola Carcopino, Tavaco, Valle di Mezzana et Villanova).


Liste des maires successifs

Période Identité Parti Qualité
mai 2001 – Dr Simon Renucci CSD
mars 1994 – mai 2001 Dr Marc Marcangeli CCB
novembre 1975 – février 1994 Charles Ornano CCB
avril 1964 – septembre 1975 Pascal Rossini CCB
mars 1959 – avril 1964 Antoine Serafini CCB
mai 1953 – mars 1959 François Maglioli CCB
janvier 1949 – mai 1953 Antoine Serafini CCB
mai 1947 – janvier 1949 Nocéphore Stephanopoli de Commene CCB
mai 1945 – 1947 Arthur Giovoni PCF
septembre 1943 – mai 1945 Eugène Macchini CCB
mai 1935 – septembre 1943 Dominique Paoli CCB
août 1934 – mai 1935 Hyacinthe Campiglia CCB
mai 1931 – août 1934 François Coty CCB
mai 1925 – mai 1931 Dominique Paoli CCB
mai 1919 – mai 1925 Jérôme Peri Radical
mai 1904 – mai 1919 Dominique Pugliesi Conti CCB
mai 1900 – mai 1904 Pierre Bodoy CCB
mai 1896 – mai 1900 Joseph Pugliesi CCB
mai 1893 – mai 1896 Pierre Petreto CCB
mai 1884 – mai 1893 Joseph Pugliesi CCB
décembre 1877 – mai 1884 Nicolas Peraldi Republicain
Toutes les données ne nous sont pas encore connues.

Démographie
Évolution démographique 1910 1930 1954 1962 1968 1975 1982 1990 1999
21 458 23 750 31 342 33 642 43 438 49 065 54 089 58 949 52 880
Nombre retenu à partir de 1962 : Population sans doubles comptes

Personnages célèbres

* Charles Bonaparte (1746-1785) père de Napoléon.
* Maria-Letizia Bonaparte (1749-1836) mère de Napoléon.
* Félix Pascal Bacciochi, prince de Lucques et de Piombino (1762-1841) époux d'Elisa Bonaparte , sœur de Napoléon
* Joseph Fesch, oncle de Napoléon, cardinal et sénateur (1763-1839)
* Joseph Bonaparte (1768-1844) frère de Napoléon et roi de Naples.
* Napoléon Bonaparte, empereur des français de 1804 à 1815. (1769-1821) Les livres d'Histoire retiennent souvent Ajaccio comme ville de naissance de l'Empereur. Pourtant, une petite commune du Finistère, Sainte-Sève, se targue également d'être la commune de naissance de Bonaparte.

* Lucien Bonaparte (1775-1840) frère de Napoléon et prince Canino.
* Marie-Anne Bonaparte, dite Élisa (1777-1820) sœur de Napoléon et princesse de Lucques et de Piombino.
* Louis Bonaparte (1778-1846) frère de Napoléon et roi de Hollande.
* Marie-Paulette Bonaparte, dite Pauline (1780-1825) sœur de Napoléon et princesse Borghese.
* Marie-Annonciade Bonaparte, dite Caroline (1782-1839) sœur de Napoléon et reine des Deux-Siciles.
* Jérôme Napoléon Bonaparte, (1784-1860) frère de Napoléon et roi de Westphalie.


* Philippe Antoine, comte d'Ornano (1784-1863) cousin de Napoléon, l'un de ses généraux, élevé à la dignité de maréchal par Napoléon III.
* François Coty, Joseph Marie François Spoturno dit François Coty (Ajaccio, 3 mai 1874 - Louveciennes, 25 juillet 1934), industriel et homme politique français ("Artiste, industriel, technicien, économiste, financier, sociologue" indique sa carte de visite) devint l'homme le plus riche de son temps en seulement 20 ans avant de tout perdre. Il a inventé la formule du célèbre Chanel N° 5.
* Adolphe Landry, homme politique, démographe et économiste (1874-1956). Il est à l'origine de la théorie de la transition démographique.
* Tino Rossi, chanteur (1907-1983) Première vedette mondialement adulée.
* Danielle Casanova, militante communiste et héroïne de la résistance (1909-1943). De nombreuses rues et écoles portent son nom sur le continent, principalement dans les villes ayant été communistes. Elle a inspiré au peintre Boris Taslitzky le tableau la mort de Danielle Casanova, exposé à Londres.
* Fred Scamaroni, résistant (1909-1943). Un des 26 personnages célébrés par la série de timbres "Héros de la Résistance".
* Achille Peretti, homme politique (1911-1983)
* Paul Vecchiali, cinéaste né en 1930
* Alizée, chanteuse née en 1984

Monuments et lieux touristiques

La maison dans laquelle naquit et vécut Napoléon est maintenant un musée national. La ville compte également une citadelle du XVIe siècle ainsi qu'une cathédrale de la Renaissance. Le musée Fesch abrite une très importante collection de peintures italiennes de la Renaissance. La chapelle impériale abrite les sépultures des parents de Napoléon ainsi que de ses frères et sœurs. La bibliothèque municipale conserve de nombreux incunables des XVe et XVIe siècles. De nombreux monuments sont consacrés à Napoléon, le plus spectaculaire étant sans doute celui se situant place du Casone. La vieille ville et le Borgu sont typiquement méditerranéens avec leurs rues étroites et pittoresques. Le quartier dit "des étrangers" comporte nombre d'anciens palaces et de bâtiments autrefois construits pour les hivernants anglais, comme l'église anglicane. Certains d'entre eux sont malheureusement en mauvais état de conservation. Le sentier des Crêtes, qui part du centre ville permet une randonnée facile et offre de splendides panoramas sur le golfe d'Ajaccio. Les rives de ce dernier sont parsemées d'une multitude de plages et petites criques idéales pour la baignade et la plongée sous-marine. La ville dispose de deux ports de plaisance et d'un casino.
Source wikipedia

Ville de Paris

Paris est une ville française, capitale de la France et le chef-lieu de la région d'Île-de-France. Cette ville est construite sur une boucle de la Seine, au centre du bassin parisien, entre les confluents de la Marne et de la Seine en amont, et de l'Oise et de la Seine en aval. Ses habitants sont appelés les Parisiens.
Connue dans le monde entier pour ses monuments et sa vie artistique et culturelle, Paris est aussi une ville importante dans l'histoire mondiale, un centre politique et économique majeur, ainsi qu'un point de passage pour les transports internationaux. Paris est la capitale mondiale de la mode et du luxe.
En 2004, la population de la ville de Paris était de 2 144 700 habitants d'après l'estimation de l'INSEE1 au sein de ses limites administratives. Néanmoins, la ville s'est largement agrandie au-delà de ses frontières au cours du XXe siècle. Son aire urbaine, qui inclut l'agglomération et la couronne périurbaine, comprenait 11,1 millions d'habitants en 1999.
L'agglomération parisienne est, avec celle de Moscou et de Londres, une des plus importantes d'Europe. En nombre d'habitants, elle est aujourd'hui très largement dépassée par des mégalopoles asiatiques ou latino-américaines.

La devise de Paris est Fluctuat nec mergitur (« Il est battu par les flots sans être submergé »).
Elle évoque le Scilicet, navire représenté sur le blason de la ville et symbole de la puissante corporation des Nautes ou des Marchands de l'eau, gérante de la municipalité au Moyen Âge. La patronne de la ville est sainte Geneviève, qui aurait convaincu Attila d'épargner la ville au Ve siècle

Histoire:
Blason de Paris
Voir les articles chronologie de Paris et Histoire de l'urbanisme parisien.

Origine du nom Paris

Paris tire son nom du peuple gaulois des Parisii (un Parisius, des Parisii). Le mot Paris est en fait la transformation, avec le temps, du latin Civitas Parisiorum (la Cité des Parisii), désignation qui l'a emporté sur Lutetia (Lutèce). Paris a aussi donné son nom aux alentours, le Parisis, qu'on retrouve dans le nom des villes de Cormeilles-en-Parisis et de Fontenay-en-Parisis.

L'origine du nom des Parisii n'est pas connue avec certitude. Il pourrait dériver du mot gaulois kwar (carrière), par référence aux nombreuses carrières de la région parisienne.
Préhistoire

Le site de Paris est occupé par l'homme depuis au moins 40 000 ans, comme en témoignent les outils en pierre taillée retrouvés hors contexte lors des différents travaux de terrassement en bord de Seine.
Les plus spectaculaires découvertes archéologiques in situ ont été faites dans le 12e arrondissement, où ont été mis au jour en 1991 les vestiges parmi les plus anciens de l'occupation humaine permanente sur le territoire de Paris. Les fouilles sur la ZAC de Bercy, ont permis la découverte des traces d'un village de la période chasséenne (entre 4000 et 3800 av. J.-C.), établi sur la rive gauche de l'ancien bras de la Seine, dévoilant un mobilier archéologique exceptionnel : plusieurs grandes pirogues de bois, poteries, arcs et flèches, outils en os et en pierre.
D'autres découvertes ont étés faites entre le 14e arrondissement, et le 13e arrondissement, où on a trouvé des aqueducs.
Antiquité:

Le flou le plus total existe entre cette occupation préhistorique du site et la période gallo-romaine. Seule certitude, et encore, les Parisii, peuple gaulois, étaient les maîtres des lieux quand les troupes de César sillonnèrent le pays. Certains évoquent des dates entre -250 et -200 pour la fondation du Paris des Parisii, sans grands arguments à faire valoir. En 52 av. J.-C., lorsque Labienus, lieutenant de Jules César, prit Paris, elle était appelée Lutetia (traduit plus tard en français par Lutèce) par les Romains. Le rôle de capitale de la Gaule était alors dévolu à Lugdunum (Lyon). On ne connaît pas aujourd'hui avec certitude l'emplacement de la cité gauloise. On a longtemps pensé qu'elle se trouvait dans l'île de la Cité mais cette hypothèse est aujourd'hui très discutée (cette dernière ayant été complètement fouillée lors du chantier du métro). La cité gauloise a très bien pu se situer dans l'île Saint-Louis ou dans une autre île aujourd'hui rattachée à la rive gauche et qui se trouvait en face de l'île Saint-Louis (delta formé par l'embouchure de la Bièvre). Une hypothèse très discutée actuellement est de placer le village gaulois d'origine non loin du mont Valérien à Saint-Cloud.
La cité romaine a été construite au Ier siècle av. J.-C. sur la rive gauche. On pense qu'elle s'étendait approximativement du boulevard Saint-Germain au Val-de-Grâce et de la rue Descartes au jardin du Luxembourg. Lutèce était construite autour de la rue Saint-Jacques (qui en était le cardo) selon un plan organisé en rues perpendiculaires. Le centre de la ville est fixé par les architectes romains au niveau actuel des 172 et 174 de la rue Saint-Jacques. Le forum s'étendait de la rue Saint-Jacques au boulevard Saint-Michel et de la rue Cujas à la rue Malebranche. Des thermes étaient construits à l'angle du boulevard Saint-Germain et du boulevard Saint-Michel, ainsi qu'à proximité de l'actuel Collège de France, à l'angle de la rue des Écoles et de la rue Jean-de-Beauvais. Un théâtre se trouvait à l'angle de la rue de l'École de médecine et du boulevard Saint-Michel, à l'emplacement actuel de la rue Racine. À l'est de la ville, une rivière aujourd'hui canalisée, la Bièvre, contournait la montagne Sainte-Geneviève en passant au niveau du jardin des Plantes. La rivière traversait à cette époque le 13e arrondissement pour se jeter dans la Seine au niveau de l'île de la Cité et de l'île Saint-Louis. Les Arènes de Lutèce étaient construites à l'est de la ville, à proximité de la Bièvre. Un cimetière (la nécropole Saint-Jacques) est implanté au sud de la ville, à l'emplacement de l'abbaye de Port-Royal.

Moyen Âge:

Paris prend son nom actuel au IVe siècle et Clovis, Mérovingien et roi des Francs, s'y établit pour en faire sa capitale en 508, suite à sa victoire sur les Romains. Dès le VIe siècle, on note la présence d'un lieu de culte implanté sur la rive droite : l'église Saint-Gervais (aujourd'hui située derrière l'Hôtel de ville). Au IXe siècle, des enceintes furent édifiées sur la rive droite pour protéger les paroisses de Saint-Gervais et Saint-Germain-l'Auxerrois (aujourd'hui situées près du Louvre). L'enceinte de Saint-Gervais devait se situer approximativement au niveau des rues des Barres, de Rivoli, et de la Tacherie. La rive gauche fut entièrement détruite par les Normands en 885.
Quand la couronne échut aux Capétiens, en 987, Paris était une des deux grandes villes de leur domaine personnel (avec Orléans). Leur ancêtre Eudes s'illustra en la défendant face aux Vikings. Hugues Capet fixa sa résidence dans l'Île de la Cité. Les premières agglomérations de la rive droite datent du XIe siècle. Il s'agit alors de Saint-Martin-des-Champs (aujourd'hui rue Réaumur), Saint-Germain-l'Auxerrois, et Saint-Gervais. Les rois se fixèrent progressivement à Paris à partir de Louis VI (1108), et plus encore de Philippe-Auguste (1190-1220). Paris devint alors définitivement la capitale du royaume. La rive gauche de la ville ne fut véritablement reconstruite qu'au XIIe siècle. À la même époque, la rive droite était constituée de quatre quartiers : le quartier de Grève (Saint-Gervais), le Châtelet, les Halles et Saint-Germain-l'Auxerrois. Le quartier de Grève s'étendait alors jusqu'à l'église Saint-Merri.
L'enceinte construite par Philippe-Auguste allait de la rue Étienne-Marcel à la rue de l'Estrapade, et du Louvre aux Fossés-Saint-Bernard. Par la suite, Paris s'étendit surtout sur la rive droite. Au XIVe siècle, l'enceinte de Charles V (1371-1380) englobait l'ensemble des 3e et 4e arrondissements et s'étend du Pont Royal à la Porte Saint-Denis (emplacement de l'actuelle rue d'Aboukir).
De Henri IV à la monarchie de Juillet
À la fin du XVIe siècle et au début du XVIIe siècle, Henri IV, qui selon la légende trouvait que « Paris vaut bien une messe », construisit les premiers ensembles architecturaux modernes avec la place des Vosges et hors du périmètre d'alors de la ville, l'hôpital Saint-Louis. Son successeur, Louis XIII, étendit l'enceinte de Charles V sur la rive droite pour englober l'équivalent des quatre premiers arrondissements. Louis XIV, quant à lui, détruisit cette enceinte pour construire sur son emplacement les premiers grands boulevards. Au XVIIIe siècle, l'enceinte des Fermiers généraux « mura » les onze premiers arrondissements actuels. La ville construite ne s'étendait pourtant alors que sur la superficie couverte aujourd'hui par les six premiers arrondissements, le jardin du Luxembourg marquant la frontière de la ville.
C'est à Paris, à l'endroit où la rue Saint-Antoine rejoint l'actuelle place de la Bastille, que débuta la Révolution française le 14 juillet 1789, av