Ville de Marseille
Par InfoGites, à :: communes
Par InfoGites, à :: communes
Par InfoGites, à :: communes
L'architecture prodigieuse du mont Saint-Michel et sa baie en font le site touristique le plus fréquenté de Normandie et le troisième de France (après la tour Eiffel et le château de Versailles) avec quelque 3 200 000 visiteurs chaque année. Une statue de saint Michel placée au sommet de l'église abbatiale culmine à 170 mètres au-dessus du rivage. Classé monument historique en 1874, le site figure depuis 1979 sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO.
Ses habitants sont appelés les Montois.
Nota : Attention au tiret ! En effet, un tiret permet de différencier
le nom du mont lui-même et celui de la commune : « mont Saint-Michel
» pour le rocher insulaire ; « (le) Mont-Saint-Michel » pour
la commune. Les éléments propres à l'abbaye, son histoire
et son architecture se trouvent à l'article abbaye du mont Saint-Michel.
Sommaire
* 1 Géographie
o 1.1 Le rocher
o 1.2 La baie
+ 1.2.1 La forêt de Scissy et l'invasion de la mer
+ 1.2.2 Les divagations des rivières
+ 1.2.3 Les plus importantes marées d'Europe
+ 1.2.4 La tangue
+ 1.2.5 Les sables mouvants
o 1.3 La digue
+ 1.3.1 Rappel de quelques données
+ 1.3.2 Construction de la digue-route en 1879
o 1.4 Communes limitrophes
o 1.5 Démographie
* 2 Administration municipale
* 3 Histoire et économie
o 3.1 Histoire
+ 3.1.1 Le temps des pèlerinages
+ 3.1.2 Le temps du tourisme
o 3.2 Monuments et lieux touristiques
+ 3.2.1 Patrimoine religieux
+ 3.2.2 Patrimoine civil
# 3.2.2.1 Fortifications
# 3.2.2.2 Habitations classées
* 4 Héraldique
* 5 Personnages célèbres
* 6 Gastronomie locale
* 7 Voir aussi
* 8 Liens externes
* 9 Notes
Géographie
Le mont Saint-Michel est donc un îlot rocheux situé à l'est de l'embouchure du fleuve du Couesnon, rocher sur lequel a été construit un sanctuaire en l'honneur de l'archange saint Michel à partir de 709. Antérieurement à cette date, il fut connu comme le « mont Tombe ». Pendant tout le Moyen Âge, il fut couramment appelé « mont Saint-Michel au péril de la mer » (Mons Sancti Michaeli in periculo mari).
Le rocher ne représente qu'une petite partie de la commune qui s'étend aussi sur la digue et plusieurs dizaines d'hectares de polders. La partie essentielle du rocher est couverte par l'emprise au sol de l'abbaye du mont Saint-Michel et de son domaine.
Le mont Saint-Michel, situé à 48°38'10" de latitude nord et à 1°30'40" de longitude ouest, baigne dans la baie du mont Saint-Michel, ouverte sur la Manche. L'îlot est une excroissance granitique d'environ 960 mètres de circonférence, qui atteint 92 mètres d'altitude et offre une superficie émergée d'environ 280 ha, au dessus de laquelle s'élève l'abbaye.
En 1846, Édouard Le Héricher le décrivait ainsi, avec l'emphase de cette époque, mais qui rend encore bien compte de la réalité : « Le Mont Saint-Michel apparaît comme une montagne circulaire qui semble s'affaisser sous la pyramide monumentale qui la couronne. On voudrait prolonger sa cime en une flèche aiguë qui monterait vers le ciel [la flèche actuelle ne date que de 1899, n.d.l.r.], dominant son dais de brouillards ou se perdant dans une pure et chaude lumière. De vastes solitudes l'environnent, celle de la grève ou celle de la mer, encadrées dans de lointaines rives verdoyantes ou noires » (in L'Avranchin monumental et pittoresque, t. 2, 1846, p. 310.)
La baie
Le mont Saint-Michel (l'îlot ou l'abbaye) a donné à son tour son nom à la baie du mont Saint-Michel.
Elle est située entre la Bretagne (au Sud) et la péninsule normande du Cotentin (à l'Est), la baie appartient au club des plus belles baies du monde. Le marnage très important dans la région (plus de 10 mètres) permet à une grande partie de cette baie d'être découverte à marée basse. Trois rivières se jettent dans cette baie (et la traversent à marée basse): le Couesnon, maintenant endigué à l'Ouest du Mont Saint-Michel, la Sée et la Sélune. La très faible pente de la baie et l'important marnage provoque par grande marée la formation d'un mascaret (barre) dans ces rivières qui peut remonter plusieurs kilomètres dans les terres. Deux îlots granitiques se trouvent dans la Baie du Mont Saint-Michel, Tombelaine et le Mont Saint-Michel.
La forêt de Scissy et l'invasion de la mer
Au temps des Gaulois, le mont Saint-Michel de même que le rocher de Tombelaine voisin s'élevaient, dit-on, « au milieu de la forêt de Saint-Pair-sur-Mer, car à cette époque, le rivage englobait Chausey, à plus de 48 kilomètres de distance ». D'après cette légende, le niveau du sol environnant se serait progressivement affaissé, engloutissant la forêt à partir du IIIe siècle - lors de la transgression flandrienne ; selon un manuscrit du XVe siècle, la marée d'équinoxe de 709 particulièrement violente aurait porté le coup de grâce à la forêt. Les études scientifiques menées par le Centre de Recherche Archéologique d'Aleth1 et le Centre de Documentation des Historiens Locaux de Gévezé2 ont aujourd'hui démontré que l'existence de la forêt de Scissy relève du mythe.
Les divagations des rivières
Le mont fut ensuite ballotté par les divagations des cours des trois fleuves qui abreuvent encore la baie du mont Saint-Michel. Ces cours d'eau sont : la Sélune, la Sée et surtout le Couesnon qui, marquant autrefois la frontière entre la Normandie et la Bretagne se mit dit-on soudainement à couler à l'ouest du mont, faisant ainsi passer ce dernier en Normandie. En réalité, jusqu'au XVIIIe siècle, l'embouchure de ce dernier se trouvait à 6 km du rocher. Ceci est donc une légende qui amuse les habitants frontaliers qui savent que la frontière ne se situe pas sur le Couesnon proprement dit mais sur la terre ferme à 4 km à l'ouest, au pied du massif de Saint-Brelade. Un vieux dicton local a cependant immortalisé l'événement :
« Li Couesnon a fait folie
Si est le Mont en Normandie »
« Le Couesnon dans sa folie
A mis le Mont en Normandie »
Les plus importantes marées d'Europe
Les marées dans la baie du mont Saint-Michel ont de quoi impressionner : d'une amplitude de près de 10 m les jours de fort coefficient, la mer se retire à grande vitesse sur une dizaine de kilomètres, mais revient aussi vite. L'expression consacrée est « qu'elle revient à la vitesse d'un cheval au galop ». La vérité est qu'elle est plus proche de la vitesse d'un homme qui marche, mais elle a malheureusement coûté la vie à beaucoup d'incrédules.
La tangue
Vue aérienne du mont
Vue aérienne du mont
Les alluvions fluviales continuellement brassées par le flux et reflux des marées, mélangées aux coquillages brisés donne naissance à la tangue, un riche fertilisant qui fut longtemps utilisé par les paysans des environs pour amender leur sols.
Les sables mouvants
La baie présente la particularité d'être pratiquement plate et donc sujette à l'envasement (sable mouvants, décrits de façon spectaculaire par le texte de Victor Hugo « L'enlisement » dans « Les Misérables », tome V, « Jean Valjean », chapitre V : « Pour le sable comme pour la femme il y a une finesse qui est perfidie »). La traversée des grèves de la baie peut s'avérer dangereuse en l'absence d'un guide expérimenté. La traversée de la Sée et de la Sélune n'oppose qu'une maigre difficulté, mais il existe plusieurs zones de sables mouvants dans les parties sableuses de la baie, surtout les chenaux, comme dans toute zone très plate, qui divaguent de jour en jour.
Conjuguée à une amplitude de marée exceptionnelle, cette configuration rend la zone dangereuse, par temps de brume (perte totale de repères), causant des noyades non par réel enlisement, mais par épuisement : on ne peut marcher dans une vase thyxotropique, sans être aguerri, car le sol se dérobe tout à la fois sous le mouvement et bloque si on ne bouge pas. Si le chenal se remplit alors, il convient de dégager ses pieds au maximum et de nager à la force des bras ; la théorie prévoit que l'on flotte, mais l'hypothermie tue si on ne se dégage pas rapidement. Il faut noter qu'essayer d'empêcher une personne de s'enliser en la tractant afin qu'elle retrouve la terre ferme est impossible, puisque son poids équivaut approximativement à celui d'une voiture dans cette situation.
Beaucoup plus souvent des désagréments arrivent aux voitures garées un peu trop longtemps sur des places un peu basses. Leur masse volumique importante les enlise ; il est toujours inutile de les tracter, même avec une voiture : il faut les dégager à la grue, après avoir fluidifié le sable bloquant la voiture.
Les travaux de désensablement de la baie du mont Saint-Michel ont débuté le vendredi 16 juin 2006.
La digue
Au fil des années, la baie du mont Saint-Michel fut sujette à la poldérisation de la part de ses propriétaires riverains. L'action la plus marquante en ce sens fut la construction en 1880 d'une digue insubmersible par les Ponts et Chaussées, malgré l'opposition de diverses autorités.
Cette digue et celle de la Roche-Torin précipitèrent l'ensablement de la baie, et il est maintenant question de démolir la digue qui relie le mont au continent, ceci afin dendiguer cet ensablement qui menace l'insularité du mont.
La digue d'accès construite au XIXe siècle, qui retient le sable, aggrave donc l'ensablement naturel de la baie, au point que le mont pourrait cesser d'être une île.
Rappel de quelques données
La marée basse expose une boue épaisse sur les rives du Couesnon.
La marée basse expose une boue épaisse sur les rives du Couesnon.
La baie sétend de la Pointe du Grouin à la Pointe Champeaux selon un axe Ouest-Est ; et le Canal du Couesnon de Pontorson, Beauvoir, au barrage de la Caserne se prolonge en une digue vers le Nord jusquau Mont-Saint-Michel (MSM),puis Tombelaine, le bec dAndaine et Saint-Jean-le-Thomas. À lOuest, Cancale, à lEst, Avranches sur la Sée, au nord de la Sélune.
L'estran dégage environ 6 km pour un marnage de 10 m en moyenne, sur 240 km². Ce marnage exceptionnel (un peu comme celui de la baie de Fundy) est dû aux mêmes raisons : forme en entonnoir de la baie, pour une onde progressive de marée qui se dirige vers la Manche et la mer du Nord, et donc se heurte au Cotentin (donc impédance réflexive type quart d'onde) plus la force de Coriolis toujours déviant à droite. Donc très fort marnage ; et très logiquement le chenal montant n'est pas le même que le chenal descendant ; d'où selon la force du vent et bien d'autres paramètres (force du mascaret, profondeur du chenal, tenue du sable (où fourmille la faune d'estran),une divagation des chenaux de sortie des trois 'fleuves' principaux. En mer, le marnage est beaucoup plus réduit !
Comme la baie d'Authie, la baie de la Somme, ou la baie de la Seine, la mer ne cesse d'apporter des vases : 1,5 mm³/an environ. En effet, la marée montante mobilise par forte tempête les fonds marins et les déposent par sédimentation à marée descendante, le rôle des diatomées n'étant sans doute pas neutre dans ce processus : la slikke monte ; les herbes halophiles progressent, la salicorne en tête, puis le schorre s'installe avec ces obiones, puccinella, asters et autres laitues de mer: aux endroits où le schorre recule (cela arrive aussi), on peut voir à certains endroits jusqu'à 1m de dépôts récents déposés en lits, chronologiquement datés par la marée de Vive eau. Ces dépôts sont du sable coquiller et de la tangue (la tangue est ce calcaire blanc de granularité très fine 20 microns qui va former le marais blanc de Dol (environ 20 m d'épaisseur et(100km²). Au sud, l'eau à l'intérieur croupit et la tourbe se forme (le marais noir) : 15 km². Les photographies fausses couleurs révèlent immédiatement ce paysage. Sur les zones en formation, on peut voir de manière assez caractéristique du point de vue géologique, le chenal creusé dans la tourbe ancienne assez résistante, le comblement de ce 'V' par la tangue, puis quand l'assèchement progressif se produit, la tourbe se rétracte en s'affaissant laissant apparaître la surélévation de la tangue (de 10 à 50 cm selon le chenal). L'analyse hydraulique du Guyoult confirme ce scénario assez bien connu.
Se rajoute à ce phénomène naturel, la montée régulière de la mer, de 1,2 mm/an, ce qui justifie depuis l'holocène récent les 20m de dépôt du marais blanc et l'emprise à l'intérieur des terres du Mont Dol.
Vient l'action de l'H : on a besoin de nourriture, donc d'agriculture, donc de marais asséchés : il pleut trop ; il faut évacuer l'eau ; on ne cessera de favoriser l'écoulement de l'eau par drainage. Les moines y passeront leur Moyen Âge. Il faut se chauffer : les lambeaux de forêt disparaissent. Ceci dit, le phénomène est global à toute l'Europe : l'immense forêt tempérée a disparu, comme vont disparaître celles de la savane et tropicale actuellement pour les mêmes raisons.
C'est donc, via les premières digues et vannes, l'empêchement de la mer à monter sur le schorre à pleine mer, et l'écoulement d'eau douce vers la mer en Basse mer ; premiers pas vers la conquête de nouvelles terres : symboliquement, de 1769 à 1969 : deux cents ans de poldérisation.
Henri Bertin contemporain de Turgot et des physiocrates croit à la domination-domestication de la Nature : concession est accordée à tout demandeur de mer à poldériser ; on a vu et admiré le travail hollandais. Quinette de la Hague se voit concéder de la Roche Torin à l'Est jusqu'à Broladre : hélas, 30 ans à peine, et la mer et les divagations du Couesnon ont détruit toutes les digues, placées bien trop au large.
Deuxième tentative en 1856 : Mosselmann se voit attribuer cette fois de la chapelle Sainte-Anne jusqu'à la Roche Torin en passant juste au niveau de la Merveille. On canalise le Couesnon jusqu'au barrage de la Caserne et c'est gagné : les polders progressent le long du trait Sainte-Anne Mont-Saint-Michel ; tout un parcellaire est formé, jusqu'en 1934 au bord du chenal du Couesnon et du Barrage. Entre temps, l'île a cessé d'être une prison (Louis Auguste Blanqui et Armand Barbès y furent, entre autres, enfermés) et l'on songe de plus en plus à régulariser le déplacement des pèlerins vers le Mont-Saint-Michel. Une décision importante pour l'avenir du mont est prise.
Construction de la digue-route en 1879
Édifices anciens du Mont saint-Michel
Édifices anciens du Mont saint-Michel
À peine finie, querelles et protestations de toutes sortes (Clemenceau (1881) par anticléricalisme : dépenser de l'argent pour des moines ! Victor Hugo (janvier 1884) par symbolique de l'île, de Maupassant (juil 1884) et une foule d'autres) sont exprimées. Mais bientôt le train arrive (il restera jusqu'en 1918). Le canal sert de réserve d'eau douce en été ; il permet d'éviter l'inondation de Pontorson ; il aide à la sédimentation du marais blanc. Le schorre (les herbus ou prés-salés) s'étend. Après la Seconde Guerre mondiale, où l'armée allemande a délibérément inondé (en eau de mer !) les polders, il faut reconstruire, et on repoldérise cette fois aussi en rive droite du Couesnon.
Un immense projet (Centre d'études des Marées) voit le jour : séparer la baie en deux bassins, un à l'ouest et l'autre à l'est et jouer de la marée et du Couesnon convenablement orienté vers deux déversoirs pour faire une immense centrale hydroélectrique de marée. Au nom du progrès ! Heureusement cela ne sortira des cartons qu'en miniature (l'usine de la Rance) : les ostréiculteurs et les mytiliculteurs ont eu gain de cause (et actuellement bien que le naissain vienne toujours de Marennes, l'essentiel de la production française de moules est celle des Hermelles juste au nord de Le Vivier-sur-Mer).
1969 : le péril Vert est écarté ! On prend conscience de la valeur patrimoniale du site, et surtout pécuniaire : le tourisme est lancé et ne s'arrêtera plus (3,3 millions de touristes en 2005, on en prévoit 10 millions en 2010) : il faut à la fois un parking et que l'île reste île. 1972 : l'île est inscrite au Patrimoine Mondial, au titre de l'Art, et au titre de la Culture. La loi Littoral est votée.
1983 : très symboliquement, François Mitterrand vient non pas poser la première pierre, mais ôter la première pierre de la digue (submersible) de la Roche Torin. Dès 1975, l'ingénieur Mignot avait très rigoureusement analysé la baie et comparé avec les relevés de 1958 (qui étaient plus approximatifs : la slikke ne dépendait ni du SHOM ni de l'IGN). De 1975 à 1995, se feront des études en bassin (la SOGREAH, qui s'occupe aussi de la Somme). Pas faciles, ces études en bassin : la nacre pilée et la sciure remplacent le sable, il faut ajuster convenablement les débits des rivières, des pluies, de l'évapo-transpiration et du cycle des marées, caler les paramètres du modèle réduit puis passer de la rétrospective à la prospective. On se trompe, on rectifie avec observations sur le terrain ; on passe des thèses. Bref 1995 : les études sont déclarées honnêtes ; la puissance des ordinateurs a augmenté ainsi que les codes de calcul : on peut monter la Commission du Mont-Saint-Michel, qui doit préserver son insularité et faire arriver des touristes payants régulés :
D'où le projet (voir aussi Projet Mont-Saint-Michel) :
* suppression du parking : il sera ramené au sud du barrage de la Caserne (en cours de reconstruction), et une navette spéciale amènera le quidam par une belle route-passerelle au Mont ; dans le futur, une gare SNCF sera construite avec des trains directs depuis Paris-Vaugirard (Montparnasse-3) ;
* Côté île : on sait bien maintenant qu'on ne peut lutter contre la Nature ; il faut ruser ; la ruse c'est de faire que le Couesnon soit chenalisé de part et d'autre du MSM, 2/3 à l'Ouest en Bretagne et 1/3 à l'Est en Normandie, le barrage servant de barrage de chasse de 700 000 m³. Des échelles à poissons sont prévues, pour les anguilles (catadromes) comme les saumons (anadromes). L'écosystème sera préservé : pour conserver les 40 crapauds mâles, on a déjà enlisé une excavatrice dans la vase, qu'il a fallu extraire à la grue et non pas en traction (voir ci-dessus : sables mouvants) : cette excavatrice devait faire les mares nécessaires avant de pouvoir dégager et curer le Couesnon. Évidemment, l'entrée d'eau de mer se fera via l'eau de surface (beaucoup moins turbide) et la chasse sera brutale pour bien évacuer, selon des chenaux régulés, toute la vase et donner un « bel aspect » au MSM, débarrassé de son encombrant parking, mais entouré de douves naturelles.
Du coup, on barre la route aux halophytes comme la salicorne, puisque le schorre sera contenu, et on ouvre la route à la navette des néophytes.
Le coût des travaux a augmenté au fil du temps : 72 M€ en 1999, puis 94, puis 134, puis, crise du pétrole aidant, 220 M€ en 2004 : pendant ce temps, la vase s'accumule et cela à raison de 2,6 mm/an maintenant, sur 240 km².
Communes limitrophes
Les communes limitrophes de celle du Mont-Saint-Michel sont Beauvoir et Pontorson dans la Manche (en Normandie) d'une part, et Roz-sur-Couesnon et Saint-Georges-de-Gréhaigne (en Bretagne) d'autre part. Ardevon, anciennement limitrophe du Mont-Saint-Michel, de Beauvoir et de Pontorson a fusionné en 1972 avec la commune de Pontorson.
Démographie
Évolution de la population domiciliée 1962 1968 1975 1982 1990
1999 2006
132
105 114 80 72
46 43
Nombre retenu à partir de 1962 : Population sans doubles comptes
Évolution des naissances 1956-1962 1962-1968 1968-1975 1975-1982 1982-1990
1990-1999
xx 13 16 8 6 4
Évolution des décès 1956-1962 1962-1968 1968-1975 1975-1982
1982-1990 1990-1999
xx 6 6 4 5 3
La commune accueille jusqu'à 20 000 visiteurs par jour pendant la saison estivalle. Parmi les 43 Montois dénombrés en 2006 il y a 12 moines.
Administration municipale
Liste des maires successifs Période Identité Parti Qualité
1995-2001 Éric Vannier
mars 2001 Patrick Gaulois
Les données antérieures ne sont pas encore connues.
L'histoire ancienne de la commune étant peu dissociable de l'histoire de l'abbaye elle-même, nous renvoyons l'article consacré à l'abbaye du mont Saint-Michel, y compris pour les périodes gauloise et romaine.
Le temps des pèlerinages
Le village, implanté sur le mont en 709, s'est développé à l'ombre de son abbaye médiévale. Au nord de l'église Saint-Pierre, le bâtiment double appelé La Merveille est un chef-d'uvre de l'architecture gothique. Il est construit sur trois niveaux à flanc de rocher.
L'économie du Mont a donc été tributaire, pendant douze siècles, des nombreux pèlerinages à Saint Michel, notamment jusqu'à la Révolution française. On venait de toute l'Europe du nord en pèlerinage à l'abbaye : depuis l'Angleterre, la France du nord et de l'ouest, etc. Un réseau de routes moitoises a été récemment étudié et remis en valeurs, notamment à cause de l'attrait touristique important que représente le site et sa baie :
Le temps du tourisme
Déjà depuis le XIXe siècle, les auteurs et peintres romantiques venaient au Mont, pour son charme unique et ses qualités pittoresques, tel Guy de Maupassant. À la fin du siècle, plusieurs hôtels sont établis au Mont. Dans la deuxième moitié du XXe siècle, la mutation du site en un lieu de visite de rang mondial a fait de la petite commune normande l'une des premières destinations touristiques de France. On compte aujourd'hui trois millions de visiteurs annuels, dont un tiers seulement monte jusqu'à l'abbaye. Le temps moyen de visite est de 2 à 3 heures et il y a jusqu'à 20 000 visiteurs par jour en période estivale.
Monuments et lieux touristiques
De nombreux immeubles du site sont, à titre individuel, classés au titre des monuments historiques.
Patrimoine religieux
Le réfectoire
Le réfectoire
Par ordre d'importance, c'est bien sûr l'abbaye elle-même qui impose sa fière allure et sa magnifique architecture à plusieurs dizaines de kilomètres alentour. Mais il existe d'autres monuments religieux sur le rocher :
* la chapelle Notre-Dame-sous-Terre (voir abbaye du Mont Saint-Michel)
* l'abbaye du Mont Saint-Michel
* l'église paroissiale Saint-Pierre. À l'origine, c'était
l'église des habitants du Mont, les Montois. Saint-Pierre a conservé
son titre de paroisse et se distingue encore aujourd'hui au spirituel - comme
autrefois - de l'abbaye. Elle est desservie par un curé nommé
par l'évêque de Coutances. L'église a gardé quelques
vestiges du XIe siècle, dans ses piliers, mais d'une manière générale,
elle appartient aux XVe et XVIe siècles. Sa nef ne possède qu'un
seul bas-côté, ce qui décentre son chur vers la gauche.
Munie d'un petit clocher, elle est riche de beaux objets cultuels : un vitrail
du XVe siècle, un gisant médiéval décapité,
un autel et son rétable à colonnes daté de 1660, des fonts
baptismaux primitifs du XIIIe siècle; une Vierge à l'Enfant et
une Éducation de la Vierge (Sainte Anne enseignant à Marie) des
XVe - XVIe siècles. Enfin, une copie de la statue de saint Michel. L'église
Saint-Pierre, qui est encore entourée de son cimetière, est inscrite
depuis 1909 à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques
(ISMH).
* la chapelle Saint-Aubert
* la fontaine Saint-Aubert
Patrimoine civil
Fortifications
La flèche du Mont Saint-Michel vue de la cour de labbaye
La flèche du Mont Saint-Michel vue de la cour de labbaye
La ville actuelle est l'une des rares villes françaises à avoir conservé l'ensemble de ses fortifications médiévales. Cette enceinte urbaine date des XIIIe et XVe siècles. Elles est entièrement classée (MH). La muraille se compose de courtines flanquée de tours semi-circulaires et d'une tour bastionnée :
* la tour Claudine
* la tour du Nord
* la tour de la Liberté
* la tour de lArcade
* la tour du Roi
* la tour Boucle (bastionnée)
Le chemin de ronde et les parapets sont du XVe siècle ainsi que divers ouvrages de défense comme :
* la porte du Roi
* lAvancée et sa porte
* le Boulevard et sa porte
* le corps de garde des Bourgeois (XVIe siècle)
L'enceinte des Fanils, qui continue les murs du Monteux, de Cantilly et de la Pillette, date du XVIe siècle, avec la tour Gabriel, qui porte en son chef un moulin à vent.
Habitations classées
* maison de lArtichaut
* maison de la Coquille
* maison de la Licorne
* maison au Pot de Cuivre
* maison de la Truie qui File
* logis de Saint-Aubert
* logis de Tiphaine Raguenel
* logis Saint-Symphorien
* hôtel du Dauphin
* hôtel du Mouton-Blanc
* hôtel de la Mère Poulard
* hôtel Saint-Pierre (restauré conformément à lancienne
maquette)
Personnages célèbres
* Robert de Thorigny, célèbre abbé du Mont
* Guillaume de Saint Pair, moine de labbaye auteur du Roman du Mont-Saint-Michel
* Louis-Philippe Ier, venu démolir les tristement célèbres
« cages de fer »
* Louis Auguste Blanqui, prisonnier politique au Mont
* Armand Barbès, prisonnier politique au Mont
* Monseigneur Bravard, restaurateur de l'abbaye
* la Mère Poulard, restauratrice (voir ci-dessous)
Gastronomie locale
Le mont Saint-Michel se situe à l'embouchure du Couesnon, frontière naturelle séparant la Normandie de la Bretagne. Côté terre, des aménagements de digues datant déjà anciens ont permis jusqu'à aujourd'hui de gagner sur la mer des terrains consacrés à l'agriculture et à l'élevage (dont celui des ovins, qualifiés de moutons de pré-salé). Le mouton ou lagneau de pré-salé est ainsi une spécialité locale, à déguster de préférence grillé au feu de bois.
Une grande activité médiatique, à laquelle a participé de facto le dessinateur Christophe avec sa famille Fenouillard entoure la préparation de lomelette de la mère Poulard (du nom du restaurant situé dans le village et réputé pour cette spécialité). Celle-ci est faite d'ufs et de crème fraîche, abondamment battus en neige dans une bassine de cuivre avec un long fouet sur un rythme spécial que peuvent entendre les passants avant dêtre cuite dans une poêle de cuivre sur un feu de bois.
source : encyclopédie libre wikipédiaPar InfoGites, à :: communes
| 1962 | 1968 | 1975 | 1982 | 1990 | 1999 | 2004 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 519 854 | 527 800 | 456 716 | 413 095 | 415 487 | 445 452 | 465 898 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Nombre retenu à partir de 1962 : Population sans doubles comptes | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Quelques Lyonnaises ou Lyonnais de naissance ou d'adoption célèbres :
* Louise Labé (entre 1520 et 1525 - 1566). Poétesse, connue
également sous le nom de « La Belle Cordière ».
* Antoine Coysevox (1640 - 1720). Sculpteur de style baroque.
* Jean-Antoine Morand de Jouffrey (1727 - 1794). Architecte (Les Brotteaux)
et peintre de la toile célèbre qui servait de rideau à
l'ancien Opéra de Lyon (1757).
* Joseph Chinard (1756 - 1813). Sculpteur.
* Louis-Pierre Baltard (1769 - 1846). Architecte de la prison Saint-Joseph et
du Palais de Justice (Vingt-Quatre colonnes).
* Christophe Crépet (1807 - 1864). Architecte et Urbaniste (La Guillotière).
* Paul Chenavard (1807 - 1895). Peintre.
* Pierre Dupont, (1821 - 1870). Poète et chansonnier.
* Pierre Puvis de Chavannes (1824 - 1898). Peintre symboliste, auteur de fresques
et peintures murales.
* Antoine Renard (1825 - 1872). Ténor à l'Opéra.
* Gaspard André (1840 - 1896). Architecte.
* Tony Garnier (1869 - 1948). Architecte et Urbaniste, à l'origine de
la grande Halle qui porte son nom aujourd'hui, du Stade municipal de Gerland,
et du Quartier des États-Unis.
* José de Bérys (1883 - 1957). Écrivain, a grandi et a
publié ses premiers textes à Lyon.
* Antoine de Saint-Exupéry (1900 - 1944). Écrivain et aviateur,
a donné son nom à l'un des aéroports de Lyon.
* Francine Bloch (1916 - 2005). Critique littéraire et musicologue. Fille
de José de Bérys, épouse de Emile Danoën.
* Frédéric Dard (1921 - 2000). Écrivain particulièrement
connu pour ses aventures du commissaire San-Antonio.
* Jean Bouise (1929 - 1989). Acteur de théâtre et de cinéma.
Avec Roger Planchon, il a participé à la naissance du Théâtre
de la Comédie de Lyon et à l'aventure du Théâtre
de la Cité de Villeurbanne (devenu le T.N.P en 1972).
* Bernard Pivot (1935 - ). Critique littéraire, journaliste et animateur
de télévision.
* Catherine Ribeiro (1941 - ). Chanteuse.
* Myriam Boyer (1948 - ). Actrice.
* Jean-Michel Jarre (1948 - ). Musicien.
* Diane Kurys (1948 - ). Réalisatrice.
* Khal Torabully (1956 - ) - Ecrivain.
* Mimie Mathy (1957 - ). Humoriste, actrice et comédienne.
* Michel Jeannès (1958 - ). Plasticien et poète, connu pour un
travail autour du bouton envisagé comme « PPOCC » (Plus petit
objet culturel commun).
* Éric-Emmanuel Schmitt (1960 - ). Écrivain et dramaturge.
* Dominique Blanc (1962 - ). Actrice.
* Liane Foly (1962 - ). Chanteuse.
* Sophie Favier (1963 - ). Animatrice de télévision et actrice.
* Clovis Cornillac (1967 - ). Acteur.
* David Charvet (1972 - ). Acteur et chanteur.
* Karen Lancaume (1973 - 2005). Actrice.
* Alexandre Astier (1974 - ) . Créateur, réalisateur et acteur
de la série Kaamelott.
* Saint-Irénée. Évêque de Lyon et martyr, Père
de l'Église.
* Saint-Juste (Saint-Just par déformation). Évêque de Lyon
en 350.
* Frédéric Ozanam (1813 - 1853). Historien et essayiste catholique,
fondateur des Conférences Saint-Vincent-de-Paul. Bienheureux.
* Henri Grouès, dit l'Abbé Pierre (1912 - 2007). Prêtre
et fondateur en 1949 de la Communauté d'Emmaüs, une organisation
pour aider les pauvres et les réfugiés.
* Monseigneur le Cardinal Albert Decourtray (1923 - 1994). Archevêque
de Lyon, Primat des Gaules, membre de l'Académie française. A
été l'initiateur des Journées Mondiales de la Jeunesse,
apprécié des Lyonnais par sa proximité et son sens de l'humour.
* Victor Augagneur (1855 - 1931). Médecin et Maire de Lyon entre 1900
et 1905. Il a été à l'origine du « Grand Lyon »,
en souhaitant la fusion de Lyon et des communes périphériques
lors de son mandat. Gouverneur de Madagascar de 1905 à 1909, Ministre
de la Marine de 1914 à 1918, Gouverneur du Congo de 1920 à 1923.
* Alexis Carrel (1873 - 1944). Prix Nobel de médecine en 1912, théoricien
de l'eugénisme et collaborateur actif avec l'occupant nazi.
* Jules Courmont (1865 - 1917) Médecin et biologiste. Il a participé
à la fondation de l'Institut bactériologique de Lyon.
* Antoine Gailleton (1829 - 1904). Médecin et Maire de Lyon.
* Alexandre Lacassagne (1843 - 1924). Pionnier de la médecine légale.
* René Leriche (1879 - 1955). Il a étudié la physiologie
neuro-vasculaire, le processus inflammatoire, et développé des
techniques de chirurgie nerveuse.
* Edmond Locard (1877 - 1966). Initiateur de la police scientifique, surnommé
le « Sherlock Holmes français ».
* Léopold Ollier (1830 - 1900). Chirurgien ayant particulièrement
développé la chirurgie orthopédique.
* Marc-Antoine Petit (1766-1811). Chirurgien à l'Hôtel-Dieu, fondateur
de la Société de médecine de Lyon.
* Claude Pouteau (1725 - 1775). Chirurgien à l'Hôtel-Dieu, hygiéniste.
Il a décrit la fracture de Pouteau.
* François Rabelais (vers 1493 - 1553). Médecin de l'Hôtel-Dieu,
et écrivain.
* André-Marie Ampère (1775 - 1836). Physicien et Mathématicien,
inventeur du Télégraphe électrique et de l'électroaimant.
Énonceur de la théorie de l'électromagnétisme.
* Girard Desargues (1591 - 1661). Mathématicien et Architecte.
* Victor Grignard (1871 - 1935). Prix Nobel de Chimie en 1912.
* Camille Jordan (1838 - 1922). Mathématicien.
* Charles Mérieux (1907 - 2001). Biologiste, fils du fondateur de l'Institut
Mérieux.
* Jean-Michel Aulas (1949 - ). Président-fondateur de la CEGID, Président
du club de football l'Olympique Lyonnais. Chevalier de la Légion d'Honneur
en 2006.
* Marius Berliet (1866 - 1949). Constructeur automobile, fondateur de la marque
Berliet.
* Jean Boiron (1906 - 1996). Pharmacien, fondateur des Laboratoires Boiron en
1932.
* Bruno Bonnell (1958 - ). Président-fondateur d'Infogrames et propriétaire
de la célèbre marque Atari.
* Émile Guimet (1836 - 1918). Président-fondateur de Péchiney
et mécène culturel.
* Joseph Marie Jacquard (1752 - 1834). Inventeur du métier à tisser
semi-automatique.
* les Frères Lumière : Auguste Lumière (1862 - 1954) et
Louis Lumière (1864 - 1948). Considérés comme les inventeurs
du Cinéma.
* Barthélemy Thimonnier (1793 - 1857). Inventeur de la première
machine à coudre.
* Raymond Barre (1924 - ). Homme politique français proche de l'UDF,
député, maire de Lyon de 1995 à 2001 et Premier ministre
du 29 août 1976 au 13 mai 1981.
* Azouz Begag (1957 - ). Écrivain, chercheur au CNRS et ministre délégué
à la Promotion de l'égalité des chances dans le gouvernement
de Dominique de Villepin.
* Pomponne de Bellièvre (1529 - 1607). Homme d'État français,
négociateur.
* Caracalla (188 - 217). Empereur romain.
* Claude Ier (10 av. Jésus-Christ - 54 ap. JC). Empereur romain.
* Gérard Collomb (1947 - ). Homme politique lyonnais, sénateur
et maire PS de Lyon, élu lors des élections municipales de Lyon
en 2001.
* Édouard Herriot (1872 - 1957). Homme politique appartenant au Parti
radical, trois fois Président du Conseil et maire de Lyon de 1905 à
1957.
* Michel Noir (1944 - ). Homme politique français, député
et maire de Lyon de 1989 à 1995 élu sous la bannière RPR,
à l'origine par exemple du Plan de mise en lumière des monuments
de Lyon, du Périphérique Nord, du prolongement de la Ligne B du
Métro à Oullins.
* Louis Pradel (1906 - 1976). Homme politique Lyonnais, maire de Lyon de 1957
à 1976, à qui l'on doit la traversée autoroutière
de la ville, et la mise en chantier du réseau du métropolitain.
* Éric Abidal (1979 - ). Joueur de football.
* Karim Benzema (1987 - ). Joueur de football.
* Youri Djorkaeff (1968 - ). Joueur de football.
* Raymond Domenech (1952 - ). Joueur et entraîneur de football, sélectionneur
de l'équipe de France de football depuis 2004.
* Luis Fernandez (1959 - ). Joueur et entraîneur de football.
* Ludovic Giuly (1976 - ). Joueur de football.
* Bernard Lacombe (1952 - ). Joueur et dirigeant de football.
* Sabri Lamouchi (1971 - ). Joueur de football.
* Bruno N'Gotty (1971 - ). Joueur de football.
* Olivier Panis (1966 - ). Pilote automobile.
Le site historique de Lyon, patrimoine mondial de l'UNESCO
* 500 hectares de Lyon sont classés patrimoine de l'humanité par l'UNESCO depuis 1998. C'est le plus grand de ces espaces au monde. La Ville est membre de l'organisation des villes du patrimoine mondial.
* périmètre classé :
o La Colline de Fourvière et ses sites antiques, le Vieux Lyon (ville
médiévale et Renaissance).
o La Colline de la Croix-Rousse, patrimoine urbain associé à la
Révolution industrielle (Textile) et à la marque de ses développements
sociaux sur l'urbanisme (Quartier des Canuts).
o La Presqu'île : évolution urbaine du Ier au XXe siècle,
marquée notamment par l'urbanisme des XVIe, XVIIe (Rue Mercière),
et XIXe siècles (Rue Impériale devenue rue de la République).
* Le Rhône et la Saône traversés par de nombreux ponts
et passerelles.
* Le Théâtre antique de Fourvière et l'Odéon gallo-romains,
où se déroulent régulièrement concerts et spectacles
en été.
* L'Amphithéâtre des Trois Gaules au cur des Pentes de la
Croix-Rousse. Au centre de cet amphithéâtre antique, un poteau
évoque le suplice de Sainte Blandine, Saint Pothin et les Martyrs de
Lyon.
* Le quartier renaissance du Vieux Lyon.
* L'Hôtel de Bullioud (ou Maison d'Henri IV) et sa galerie Philibert Delorme.
* L'Hôtel de Ville trônant sur la place des Terreaux.
* La place Bellecour, quatrième plus grande place de France et première
plus grande place piétonne d'Europe, avec en son milieu la statue équestre
de Louis XIV.
* L'Hôtel-Dieu, hôpital qui s'étend sur près de 400
mètres au bord du Rhône.
* Les Traboules, passages ouverts à tous à l'intérieur
des îlots.
* L'Opéra national, sur la place de la comédie, restauré
par Jean Nouvel.
* Le plus grand parc de la ville : le fameux Parc de la Tête d'Or.
* La Tour métallique de Fourvière, relais de radio-télévision
et point culminant de la ville.
* Le Stade municipal de Gerland, dont le locataire principal est l'Olympique
lyonnais, l'équipe de football élite de Lyon, construit par Tony
Garnier
* La Halle Tony Garnier, anciens abattoirs du quartier de La Mouche transformés
en salle polyvalente.
* La Manufacture des tabacs, bâtiment aux teintes polychromes hébergeant
aujourd'hui une parties des composantes de l'Université Jean-Moulin -
Lyon III.
* La fresque des Lyonnais représentant certains des Lyonnais célèbres.
* La Part-Dieu et ses tours, deuxième quartier d'affaires de France.
* La Cité Internationale et l'Amphithéâtre inauguré
en 2006
* La Rue Émile-Zola, rue la plus riche du triangle d'or de Lyon dans
laquelle se situent les magasins les plus luxueux (Pignol, Lanvin...)
La Fontaine à Chevaux de Bartholdi, Place des Terreaux
La Tour métallique de Fourvière de nuit
La Tour métallique de Fourvière
L'Hôtel de Ville, fronton et beffroi
L'Hôtel de ville et l'Opéra
Vue sur les 2e (Bellecour) et 3e (Part-Dieu) arrondissements, photo prise de
la colline de Fourvière
La statue équestre de Louis XIV, place Bellecour, avec vue sur la Basilique
Notre-Dame de Fourvière
* La Basilique romane de Saint-Martin d'Ainay.
* La Primatiale Saint-Jean-Baptiste (ou Cathédrale Saint-Jean) dans le
Vieux Lyon. L'Archevêché de Lyon est l'Évêché
des Gaules, premier évêché de France. Son titulaire détient
le titre honorifique de Primat des Gaules prévalant sur l'ensemble des
autres hommes d'Église en France.
* L'Église Saint-Bruno des Chartreux à la Croix-Rousse
* L'Église Saint-Georges dans le quartier Saint-Georges, près
de la Place Benoît-Crépu.
* Le Sanctuaire et l'Église Saint-Bonaventure, église des Cordeliers
(Franciscains).
* L'Église Saint-Nizier.
* L'Église Saint-Paul.
* La basilique Notre-Dame de Fourvière dédiée à
l'Immaculée Conception. Sa construction a commencée en 1872. Les
uvres de sculpture n'ont jamais été achevées.
* Le temple du Change, ancienne Loge du Change, affectée aujourd'hui
au culte protestant.
* Le Palais Saint-Pierre ou Musée des Beaux-Arts. L'une des plus riches
collections d'Europe.
* Le Musée de la Civilisation gallo-romaine surplombant le site des Théâtres
antiques.
* Le Museum d'Histoire naturelle ou Musée Guimet.
* Le Musée de l'Imprimerie et de la Banque.
* L'Institut Lumière qui retrace l'histoire du début du cinéma.
* Le Centre d'histoire de la résistance et de la déportation (CHRD)
* Le Musée des Tissus et des Arts décoratifs.
* Le Musée Gadagne, musée d'histoire de Lyon actuellement fermé
pour travaux. Réouverture totale prévue fin 2006.
* Le Musée d'Art contemporain.
* Le Musée International de la Miniature.
* Le Musée africain.
* Le Musée de l'Automobile Henri Malartre situé à Rochetaillée-sur-Saône
et appartenant à la Ville de Lyon.
* Le Musée urbain Tony Garnier
* Le Musée des Sapeurs Pompiers
* Le Musée des Hospices Civils (HCL)
* L'Aquarium du Grand Lyon
* Le CIFA Saint-Denis
* Le CIFACE Bellecombe
* CinéDuchère
* Le Cinéma Opéra
* Le CNP Bellecour
* Le CNP Odéon
* Le CNP Terreaux
* Le Comoedia
* Le Fourmi Lafayette
* L'Institut Lumière
* Le Le Cinéma (Lyon)
* Les 8 Nef
* Le Pathé
* UGC Astoria
* UGC Ciné Cité
* UGC Part-Dieu (niv. 2 et 4)
Architecture du XXe siècle
L'extension urbaine au XXe siècle s'est faite essentiellement à l'est du Rhône, grâce aux nombreuses réserves foncières disponibles.
* La Halle Tony Garnier, ancien lieu de parcage des animaux destinés
aux abattoirs de la Mouche, reconvertie en salle de spectacles.
* La Manufacture des tabacs, occupée depuis 1990 par l'Université
Jean-Moulin - Lyon III.
* La Tour du Crédit Lyonnais, surnommée « le crayon »
par les Lyonnais, ainsi que le centre d'affaires du quartier de La Part-Dieu,
dans les années 1970.
* La Cité Internationale, construite entre le Rhône et le Parc
de la Tête d'Or, s'est achevée en 2006 après plus de vingt
ans de travaux.
* La rotative du Progrès, conçu par le cabinet d'architectes Xanadu.
* La Maison du livre, de l'image et du son, par Mario Botta à Villeurbanne.
* La Cité Internationale (1983 - 2006), qui jouxte le Parc de la Tête
d'Or, ancien siège de la Foire de Lyon. Pôle tertiaire, culturel
et touristique regroupant bureaux, salles de conférences, hôtels,
casino, le Musée d'Art contemporain, cinémas et un auditorium.
Cet ensemble est l'uvre de Renzo Piano, architecte urbaniste gênois,
et de Michel Corrajoud, paysagiste.
* L'Opéra national, renové par Jean Nouvel en 1988.
* L'École normale Supérieure (ENS) Lettres et Sciences humaines,
par Henri Gaudin.
* La Gare TGV de l'Aéroport international Saint-Exupéry, (1997),
par Calatrava.
* Le grand projet urbain Lyon Confluence entre Rhône et Saône, au
sud des voûtes de la Gare de Perrache sur la Presqu'île (Quartier
Charlemagne, voir ci-dessous).
Projets urbains du Grand Lyon
La ville est en constant réamenagement. Quelques projets en cours :
* L'aménagement des berges du Rhône
* La requalification du Carré-de-Soie
* L'extension de la Cité internationale
* La réhabilitation du quartier de la Duchère
* Le projet urbain Lyon Confluence.
* La zone d'activités et commerciale de Lyon - Porte des Alpes.
* Le renouveau du Quartier de Vaise.
* La future Tour Oxygène dans le 3e arrondissement.
* Un futur stade de 60 000 spectateurs à Décines.
Lyon est divisé en neuf arrondissements municipaux, créés
à partir de 1852. L'organisation municipale est comparable à celle
de Paris (Marseille fonctionne en secteurs regroupant deux arrondissements).
La plupart des quartiers sont identifiés d'abord par leur nom plus que
par le numéro d'arrondissement.
Traditionnellement, le drapeau lyonnais flotte sur chaque édifice municipal
aux côtés des drapeaux français et européen.
* 1er arrondissement : Les Pentes de la Croix-Rousse, Les Terreaux.
* 2e arrondissement : Les Cordeliers, Bellecour, Ainay, Perrache et le Confluent.
* 3e arrondissement : Préfecture, La Part-Dieu, La Villette, Montchat,
Dauphiné, La Guillotière-Nord.
* 4e arrondissement : Le plateau de La Croix-Rousse, Serin - Saint-Charles.
* 5e arrondissement : Saint-Jean - Saint-Paul - Saint-Georges (Vieux Lyon),
Saint-Just, Fourvière, Le Point-du-Jour, Ménival, Champvert, Saint-Irénée.
* 6e arrondissement : Les Brotteaux, Bellecombe, La Tête d'Or.
* 7e arrondissement : La Guillotière-Sud, La Mouche, Jean-Macé,
Gerland.
* 8e arrondissement : Monplaisir, Le Bachut, Mermoz, Les États-Unis,
Le Grand Trou, Le Moulin à Vent, Laënnec.
* 9e arrondissement : Vaise, Industrie, Champvert, Gorge de Loup, La Duchère,
Rochecardon, Saint-Rambert - l'Île-Barbe.
* Voir aussi : l'article détaillé sur Villeurbanne (formant l'intra-muros
avec Lyon).
Communes annexées à la ville
* En 1852, trois « faubourgs de Lyon » et un village ont été
rattachés à la ville :
o Le plateau de La Croix-Rousse, partie sud de l'ancienne commune de Cuire-La-Croix-Rousse
(actuel 4e arrondissement).
o La Guillotière, s'étendant sur les actuels 3e, 6e, et 7e arrondissements.
o Vaise (partie sud de l'actuel 9e arrondissement)
o Le village de Monplaisir (Monplaisir et Monplaisir-La-Plaine), partie ouest
et sud-est de l'actuel 8e arrondissement.
* En 1963 :
o Saint-Rambert-l'Île-Barbe (partie nord du 9e arrondissement).
* Lyon et Villeurbanne, les deux communes formant l'intra-muros de Lyon, sont
encerclées par le boulevard périphérique, appelé
« boulevard de ceinture » par les locaux. Il est inachevé
à l'ouest / sud-ouest (au nord-ouest, il se termine à la Porte
du Valvert, au Sud à la Porte de Gerland). En effet, si l'on veut faire
le tour complet de la ville, il faudra passer par le boulevard scientifique
Tony Garnier dans le 7e puis l'Autoroute A7 longeant le quai Perrache et le
Rhône (en plein Centre-ville), pour reprendre le Périphérique
à Tassin La Demi-Lune.
* Il faut également mentionner que la ville contient une voie express
en son intérieur : l'Axe Nord-Sud qui remonte les quais du Rhône
(rive droite), jusqu'à Perrache. Celle-ci permet un accès plus
rapide au Centre-ville et au tunnel de la Croix-Rousse.
* Des autoroutes permettent de rejoindre Lyon depuis Chambéry et Grenoble
au sud-est (A43 / A41), Genève et Bourg-en-Bresse au nord-est (A42 /
A40), Marseille au sud (A7), Saint-Etienne au sud-ouest (A47), et Paris au nord
(A6).
* Dans son pourtour, la Banlieue Est est entourée par la Rocade Est (N346),
qui longe toute la zone industrielle Mi-Plaine. L'ensemble N346 et A46 Nord
/ A46 Sud forment le Contournement Est entre Villefranche et Ternay.
* Le projet de grand contournement de Lyon par l'ouest est à l'étude,
il permettrait de déclasser les parties urbaines de l'A6 et de l'A7.
* Voir aussi : l'article détaillé sur le Boulevard périphérique
de Lyon.
Lyon dispose du premier réseau de transports en commun de province avec
1,6 milions de voyageur par jour, dont 704 000 pour le seul réseau métro.
Géré par la société Keolis Lyon, qui exploite la
marque TCL), il comprend quatre lignes de métro et deux funiculaires,
trois lignes de tramway, sept de trolleybus (dont une ligne forte Cristalis),
et quelques 115 lignes d'autobus et d'autocars départementaux (accessibles
avec un titre TCL à l'intérieur du Grand Lyon). De même,
les TCL ont la charge d'une centaine de lignes scolaires.
Depuis mai 2005, le Grand Lyon a mis en place le système Vélo'v
sur l'intra-muros (Lyon et Villeurbanne).
Desserte ferroviaire
* Lyon-Perrache (TGV, Corail, TER), première gare lyonnaise du PLM
inaugurée en Juin 1857, située en plein coeur de la Presqu'Île.
* Lyon-Part-Dieu (TGV, Corail, TER), construite entre 1978 et 1981, a remplacé
Lyon-Brotteaux pour l'arrivée du TGV Paris-Lyon.
* Lyon-Vaise (TER).
* Lyon-Saint-Paul et Lyon-Gorge-de-Loup (TER de l'Ouest Lyonnais).
D'autres gares (Lyon-Saint-Clair et Lyon-Saint-Rambert-L'Île-Barbe) ont été déchargées de tout trafic, au profit de Lyon-Part-Dieu et Lyon-Perrache. La nouvelle halte Lyon-Jean-Macé devrait voir le jour à côté du dépôt de Lyon-Guillotière en 2009.
Situé au confluent du Rhône et de la Saône, Lyon est depuis
l'Antiquité un point important dans tous les réseaux de transport
qui se sont constitués successivement.
Lyon est doté de deux plate-formes aériennes gérées
par la Chambre de commerce et d'industrie de Lyon. L'Aéroport de Lyon-Bron
a été inauguré dès 1924 et a vu se développer
l'Aéropostale et le trafic voyageur pendant la période de l'Entre-deux-guerres.
Devenu trop exigu, le premier aéroport se voit déchargé
en 1975 des activités aéroportuaires en faveur de l'Aéroport
international Lyon Saint-Exupéry est situé à 25 km plus
à l'est.
Aujourd'hui, Saint-Exupéry relie Lyon à presque toutes les capitales
et les grandes métropoles européennes ; plus d'une centaine de
villes sont reliées une ou plusieurs fois par semaine, certaines jusqu'a
cinq fois par jour comme Londres. Lyon-Bron est dédié à
l'aviation privée et d'affaires.
Lyon et sa région constituent un pôle de développement de niveau européen. Sa position de carrefour de communication favorise son attraction et son rayonnement. La région lyonnaise a une longue tradition d'initiatives économiques et technologiques : banque et imprimerie à la Renaissance, puis génie mécanique et recherche scientifique en médecine, physique, virologie... Tous les secteurs industriels sont représentés, mais on peut mettre en exergue plusieurs domaines dans lesquels Lyon jouit d'une réputation internationale : la mécanique, le textile, la chimie et la pharmacie, la santé. La Ville de Lyon travaille en partenariat avec les acteurs publics locaux pour faciliter la création et l'installation des entreprises sur son territoire, l'ADERLY, la Chambre de commerce et d'industrie, et le Grand Lyon. La ville a aussi une tradition d'innovation sociale. De nombreux instigateurs d'action sociale se sont engagés par le biais religieux (Père Chevrier) ou en initiant le mouvement humanitaire (nombreuses ONG) et en cherchant à concilier dynamisme économique et progrès social. Lyon est le siège de la Chambre régionale de commerce et d'industrie de Rhône-Alpes. Elle est le siège aussi de la Chambre de commerce et d'industrie de Lyon qui gère, outre les aéroports de Lyon (voir Communications extérieures plus haut), des zones d'activités.
La ville brigue le titre de Capitale européenne de la culture pour l'année 2013.
Universités et écoles supérieures
Environ 120 000 étudiants fréquentent les quatre universités
et établissements supérieurs.
* Cinéma : la Rue du premier film où les frères Lumière
ont inventé le cinéma en 1895.
* Théâtre : les personnages de Guignol et de son compère
Gnafron ont été inventés à Lyon par Laurent Mourguet.
* La Maison de la danse et la Biennale de la danse.
* Les Subsistances : anciens entrepôts militaires transformés en
ateliers créatifs.
* La Friche : anciens entrepôts de l'usine de RVI reconvertis en un lieu
d'espace libre pour les artistes.
* Rock à Lyon : les groupes lyonnais ont souvent été influents
dans l'hexagone.
Le 8 décembre est marqué par la fête des lumières,
ou les illuminations. En l'honneur de la Vierge Marie, les Lyonnais mettent
des lampions appelés lumignons à leurs fenêtres. En effet,
pour la remercier d'avoir épargné la ville lors de la Grande Peste
au XIXe siècle, chaque habitant allume des bougies à ses fenêtres,
pour que « la Sainte Vierge puisse les voir du haut du ciel ».
Lyon est un haut lieu de la pratique du jeu de boules (la fameuse boule lyonnaise),
notamment sur les quais du Rhône et de la Saône, sur la place Bellecour,
ainsi que dans des clos dédiés à ce sport, comme au Clos
Jouve de la Croix-Rousse.
C'est pour désaltérer les joueurs que le pot (bouteille de 46
cl à fond épaissi) aurait été créé,
permettant ainsi de contenir les vins locaux sans crainte que la bouteille ne
se renverse.
La ville de Lyon (en francoprovençal lyonnais Liyon) fait partie de l'aire francoprovençale. Le français a doucement remplacé la déclinaison locale qui s'est maintenue jusqu'au XIXe siècle, surtout en zone rurale (le patois). Cependant, le parler lyonnais conserve certains particularismes de vocabulaire et d'accent réputé traînant et chantant : le son "eu" serait ajouté à chaque fin de mot et prononcé par ailleurs de manière plus fermée que dans le reste de la France. L'utilisation intempestive du "y" pour remplacer le "le" complèment d'objet direct inanimé est également caractéristique, exemple : "fais-y" au lieu de "fais le" mais "va le voir" ne change pas. En outre, la langue a gardé certains particularismes de vocabulaire.
La ville s'enorgueillit depuis plusieurs siècles des titres de capitale de la gastronomie. Paul Bocuse (1926 - ) est le cuisinier lyonnais le plus connu et la création du « Bocuse d'or » remis tous les deux ans à un grand chef international lors du salon des métiers de bouche est une fête et une consécration. En 2006, la Halle de Lyon a ajouté le nom de Paul Bocuse à sa dénomination. Il ne faut pas oublier pour autant Jean-Paul Lacombe, Pierre Orsi, Philippe Chavant, Georges Blanc... et d'autres, qui honorent cette ville de leurs talents et de leur créativité.
* Les plats les plus connus : la rosette et le Jesus, le cervelas, le tablier
de sapeur, les quenelles, le Coussin de Lyon et le Sarment du Beaujolais (confiseries
lyonnaises), les bugnes, les papilottes...
* Voir aussi : l'article détaillé sur la cuisine lyonnaise.
* Le 8 décembre : les illuminations (ou Fête des lumières).
* Les Nuits de Fourvière.
* Le Festival des Nuits sonores.
* La Biennale dArt contemporain de Lyon.
* La Biennale de la danse.
Chaînes de radio
* Couleur 3 France
* Fréquence Jazz
* Hit & Sport (ex-Lyon Sport)
* Impact FM
* Radio Arménie
* Radio Canut
* Radio Espace
* Radio Judaïca
* Radio Lyon Première
* Radio Pluriel
* Radio Salam
* Radio Scoop
* Radio Sun FM
* RCF Lyon-Fourvière
* RCT Radio Charpennes Tonkin
* Trait d'Union
Chaînes de télévision
* Télé Lyon Métropole
* EuroNews
* Cap Canal
* France 3 Sat
* Lyon TV
Presse écrite
* Lyon Capitale
* Lyon Mag
* Lyon Matin
* Le Progrès
* Tribune de Lyon
Environnement
Parcs et jardins urbains
* Le Parc de la Tête d'Or.
* Le Parc de Parilly.
* Les Berges du Rhône.
* Le Jardin Rosa Mir.
* Les Jardins de Fourvière.
* Le Parc des hauteurs.
* Le Parc de Gerland.
Lyon est entouré par différentes régions à moins de 30 km du centre-ville.
* La région historique du Lyonnais se situe à l'ouest avec les
Monts du Lyonnais.
* le Forez et le parc naturel du Pilat se situent au sud-ouest.
* Les Monts d'Or sont des sommets en bordure du Val de Saône au nord.
* La Dombes est au nord-est.
* La Côtière ainsi que le Dauphiné et Crémieu sont
à l'est de la ville.
* Voir aussi : l'article détaillé sur la Province du Lyonnais.
* Beaujolais : il commence à 20 km au nord, autour de Villefranche.
* Coteaux du Lyonnais : dans la périphérie sud-ouest de l'agglomération.
* Côtes du Rhône : le vignoble de la Vallée du Rhône
commence entre Lyon et Vienne.
* Les lônes du Rhône, afin de préserver la faune et la flore (zone abritant de nombreux castors).
Clubs
* Comité Olympique et Sportif.
* Olympique Lyonnais, club de football évoluant en élite (Ligue
1).
* Adecco ASVEL Lyon-Villeurbanne, équipe de basket évoluant en
élite (Pro A).
* LOU, équipe de rugby.
* Lyon Villeurbanne XIII, rugby à XIII.
* AS Lyon-Duchère, club de football.
* Stade de Gerland, stade municipal principal, utilisé le plus souvent
par l'OL.
* Olympique Lyonnais (féminines), équipe féminine de football.
* Lyon Hockey Club, équipe de hockey sur glace évoluant en division
2.
Jeux olympiques
Lyon a été candidate aux jeux olympiques de 1920, de 1968 et de 2004. Après autant de refus, la Ville a néanmoins déposé une candidature bi-nationale avec Genève aux jeux de 2020.
* Le Siège d'Interpol.
* Le Bureau pour la préparation et la réponse des pays aux épidémies
de l'Organisation mondiale de la santé.
* Le Centre international de recherche sur le cancer, dépendant de l'OMS.
* Le lycée international de Gerland : Cité Scolaire Internationale
(CSI), dans laquelle plus de 30 nationalités sont représentées
Par InfoGites, à :: communes
Par InfoGites, à :: communes
Par InfoGites, à :: communes
Paris est une ville française, capitale de la France et le chef-lieu de la région d'Île-de-France. Cette ville est construite sur une boucle de la Seine, au centre du bassin parisien, entre les confluents de la Marne et de la Seine en amont, et de l'Oise et de la Seine en aval. Ses habitants sont appelés les Parisiens.
Connue dans le monde entier pour ses monuments et sa vie artistique et culturelle, Paris est aussi une ville importante dans l'histoire mondiale, un centre politique et économique majeur, ainsi qu'un point de passage pour les transports internationaux. Paris est la capitale mondiale de la mode et du luxe.
En 2004, la population de la ville de Paris était de 2 144 700 habitants d'après l'estimation de l'INSEE1 au sein de ses limites administratives. Néanmoins, la ville s'est largement agrandie au-delà de ses frontières au cours du XXe siècle. Son aire urbaine, qui inclut l'agglomération et la couronne périurbaine, comprenait 11,1 millions d'habitants en 1999.
L'agglomération parisienne est, avec celle de Moscou et de Londres, une des plus importantes d'Europe. En nombre d'habitants, elle est aujourd'hui très largement dépassée par des mégalopoles asiatiques ou latino-américaines.
La devise de Paris est Fluctuat nec mergitur (« Il est battu par les flots sans être submergé »).
Elle évoque le Scilicet, navire représenté sur le blason de la ville et symbole de la puissante corporation des Nautes ou des Marchands de l'eau, gérante de la municipalité au Moyen Âge. La patronne de la ville est sainte Geneviève, qui aurait convaincu Attila d'épargner la ville au Ve siècle
Histoire:
Blason de Paris
Voir les articles chronologie de Paris et Histoire de l'urbanisme parisien.
Origine du nom Paris
Paris tire son nom du peuple gaulois des Parisii (un Parisius, des Parisii). Le mot Paris est en fait la transformation, avec le temps, du latin Civitas Parisiorum (la Cité des Parisii), désignation qui l'a emporté sur Lutetia (Lutèce). Paris a aussi donné son nom aux alentours, le Parisis, qu'on retrouve dans le nom des villes de Cormeilles-en-Parisis et de Fontenay-en-Parisis.
L'origine du nom des Parisii n'est pas connue avec certitude. Il pourrait dériver du mot gaulois kwar (carrière), par référence aux nombreuses carrières de la région parisienne.
Préhistoire
Le site de Paris est occupé par l'homme depuis au moins 40 000 ans, comme en témoignent les outils en pierre taillée retrouvés hors contexte lors des différents travaux de terrassement en bord de Seine.
Les plus spectaculaires découvertes archéologiques in situ ont été faites dans le 12e arrondissement, où ont été mis au jour en 1991 les vestiges parmi les plus anciens de l'occupation humaine permanente sur le territoire de Paris. Les fouilles sur la ZAC de Bercy, ont permis la découverte des traces d'un village de la période chasséenne (entre 4000 et 3800 av. J.-C.), établi sur la rive gauche de l'ancien bras de la Seine, dévoilant un mobilier archéologique exceptionnel : plusieurs grandes pirogues de bois, poteries, arcs et flèches, outils en os et en pierre.
D'autres découvertes ont étés faites entre le 14e arrondissement, et le 13e arrondissement, où on a trouvé des aqueducs.
Antiquité:
Le flou le plus total existe entre cette occupation préhistorique du site et la période gallo-romaine. Seule certitude, et encore, les Parisii, peuple gaulois, étaient les maîtres des lieux quand les troupes de César sillonnèrent le pays. Certains évoquent des dates entre -250 et -200 pour la fondation du Paris des Parisii, sans grands arguments à faire valoir. En 52 av. J.-C., lorsque Labienus, lieutenant de Jules César, prit Paris, elle était appelée Lutetia (traduit plus tard en français par Lutèce) par les Romains. Le rôle de capitale de la Gaule était alors dévolu à Lugdunum (Lyon). On ne connaît pas aujourd'hui avec certitude l'emplacement de la cité gauloise. On a longtemps pensé qu'elle se trouvait dans l'île de la Cité mais cette hypothèse est aujourd'hui très discutée (cette dernière ayant été complètement fouillée lors du chantier du métro). La cité gauloise a très bien pu se situer dans l'île Saint-Louis ou dans une autre île aujourd'hui rattachée à la rive gauche et qui se trouvait en face de l'île Saint-Louis (delta formé par l'embouchure de la Bièvre). Une hypothèse très discutée actuellement est de placer le village gaulois d'origine non loin du mont Valérien à Saint-Cloud.
La cité romaine a été construite au Ier siècle av. J.-C. sur la rive gauche. On pense qu'elle s'étendait approximativement du boulevard Saint-Germain au Val-de-Grâce et de la rue Descartes au jardin du Luxembourg. Lutèce était construite autour de la rue Saint-Jacques (qui en était le cardo) selon un plan organisé en rues perpendiculaires. Le centre de la ville est fixé par les architectes romains au niveau actuel des 172 et 174 de la rue Saint-Jacques. Le forum s'étendait de la rue Saint-Jacques au boulevard Saint-Michel et de la rue Cujas à la rue Malebranche. Des thermes étaient construits à l'angle du boulevard Saint-Germain et du boulevard Saint-Michel, ainsi qu'à proximité de l'actuel Collège de France, à l'angle de la rue des Écoles et de la rue Jean-de-Beauvais. Un théâtre se trouvait à l'angle de la rue de l'École de médecine et du boulevard Saint-Michel, à l'emplacement actuel de la rue Racine. À l'est de la ville, une rivière aujourd'hui canalisée, la Bièvre, contournait la montagne Sainte-Geneviève en passant au niveau du jardin des Plantes. La rivière traversait à cette époque le 13e arrondissement pour se jeter dans la Seine au niveau de l'île de la Cité et de l'île Saint-Louis. Les Arènes de Lutèce étaient construites à l'est de la ville, à proximité de la Bièvre. Un cimetière (la nécropole Saint-Jacques) est implanté au sud de la ville, à l'emplacement de l'abbaye de Port-Royal.
Moyen Âge:
Paris prend son nom actuel au IVe siècle et Clovis, Mérovingien et roi des Francs, s'y établit pour en faire sa capitale en 508, suite à sa victoire sur les Romains. Dès le VIe siècle, on note la présence d'un lieu de culte implanté sur la rive droite : l'église Saint-Gervais (aujourd'hui située derrière l'Hôtel de ville). Au IXe siècle, des enceintes furent édifiées sur la rive droite pour protéger les paroisses de Saint-Gervais et Saint-Germain-l'Auxerrois (aujourd'hui situées près du Louvre). L'enceinte de Saint-Gervais devait se situer approximativement au niveau des rues des Barres, de Rivoli, et de la Tacherie. La rive gauche fut entièrement détruite par les Normands en 885.
Quand la couronne échut aux Capétiens, en 987, Paris était une des deux grandes villes de leur domaine personnel (avec Orléans). Leur ancêtre Eudes s'illustra en la défendant face aux Vikings. Hugues Capet fixa sa résidence dans l'Île de la Cité.
Les premières agglomérations de la rive droite datent du XIe siècle. Il s'agit alors de Saint-Martin-des-Champs (aujourd'hui rue Réaumur), Saint-Germain-l'Auxerrois, et Saint-Gervais. Les rois se fixèrent progressivement à Paris à partir de Louis VI (1108), et plus encore de Philippe-Auguste (1190-1220). Paris devint alors définitivement la capitale du royaume. La rive gauche de la ville ne fut véritablement reconstruite qu'au XIIe siècle. À la même époque, la rive droite était constituée de quatre quartiers : le quartier de Grève (Saint-Gervais), le Châtelet, les Halles et Saint-Germain-l'Auxerrois. Le quartier de Grève s'étendait alors jusqu'à l'église Saint-Merri.
L'enceinte construite par Philippe-Auguste allait de la rue Étienne-Marcel à la rue de l'Estrapade, et du Louvre aux Fossés-Saint-Bernard. Par la suite, Paris s'étendit surtout sur la rive droite. Au XIVe siècle, l'enceinte de Charles V (1371-1380) englobait l'ensemble des 3e et 4e arrondissements et s'étend du Pont Royal à la Porte Saint-Denis (emplacement de l'actuelle rue d'Aboukir).
De Henri IV à la monarchie de Juillet
À la fin du XVIe siècle et au début du XVIIe siècle, Henri IV, qui selon la légende trouvait que « Paris vaut bien une messe », construisit les premiers ensembles architecturaux modernes avec la place des Vosges et hors du périmètre d'alors de la ville, l'hôpital Saint-Louis. Son successeur, Louis XIII, étendit l'enceinte de Charles V sur la rive droite pour englober l'équivalent des quatre premiers arrondissements. Louis XIV, quant à lui, détruisit cette enceinte pour construire sur son emplacement les premiers grands boulevards. Au XVIIIe siècle, l'enceinte des Fermiers généraux « mura » les onze premiers arrondissements actuels. La ville construite ne s'étendait pourtant alors que sur la superficie couverte aujourd'hui par les six premiers arrondissements, le jardin du Luxembourg marquant la frontière de la ville.
C'est à Paris, à l'endroit où la rue Saint-Antoine rejoint l'actuelle place de la Bastille, que débuta la Révolution française le 14 juillet 1789, av