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Lyon

commune de Lyon

Lyon est la troisième ville de France, mais en terme d'agglomération représente la seconde métropole après Paris et devant Marseille. Elle se situe au confluent du Rhône et de la Saône.

Les habitants de Lyon sont les Lyonnais. Le parler lyonnais donne également aux jeunes personnes le surnom de gones (garçons) et de fenottes (filles).

La devise de la commune est Avant, Avant, Lion le Melhor. La Sainte Patronne est Sainte Blandine. Les Armoiries de Lyon se décrivent de gueules au lion d'argent, au chef cousu du Royaume de France (d'azur à trois fleurs de lys d'or).

Géographie

Situation

Lyon (Villeurbanne comprise) est la commune centre du Grand Lyon, la Communauté urbaine.
  • Historiquement, la ville est la capitale de la province du Lyonnais (couvrant une partie des départements du Rhône et de la Loire).
  • La région lyonnaise (ou région urbaine lyonnaise, R.U.L) correspond aux territoires organisés autour de la métropole (zone d'influence de 50 à 100 km de rayonnement).
  • La région Rhône-Alpes, dont Lyon est la capitale administrative, couvre un territoire de 43 698 km².
  • Lyon et sa région se situent au carrefour de l'Europe de l'Ouest, reliant le nord à la Méditerranée, et l'Europe de l'Est à l'Atlantique.

Topographie

Topographie de Lyon

Située au confluent du Rhône et de la Saône, la cité est dominée par deux collines, Fourvière et la Croix-Rousse, qui sont séparées par un défilé de la Saône (Pierre Scize). Au XIXe siècle, Michelet les avait surnommées respectivement la « colline qui prie », (basilique Notre-Dame de Fourvière, nombreux couvents, siège de l'Évêché) et la « colline qui travaille » (lieu où résidaient les canuts, petites mains de la confection des tissus et du tissage de la soie). Ajoutons-y une troisième colline, plus récente, puisqu'il s'agit de celle de la Duchère au nord-ouest de la ville, aujourd'hui en restructuration.

On trouve dans les quartiers du Vieux Lyon et de la Croix-Rousse de nombreux cheminements au sein des immeubles, dénommés traboules qui permettent de se rendre d'une rue à une autre en traversant les cours d'immeubles.

Sur la Presqu'île, entre le Rhône et la Saône, se trouve la place Bellecour, la plus grande place piétonne d'Europe, au centre de laquelle trône la statue équestre de Louis XIV. Puis la ville s'étend sur la rive gauche du Rhône en direction du Dauphiné. Au-delà du Rhône, à l'est, s'étend la plaine, urbanisée suivant un plan orthogonal dans les quartiers des Brotteaux et de la Part-Dieu.


Histoire

Le Théâtre antique de Fourvière

De Lugdunum, cité romaine et Capitale des Trois provinces de Gaules, à Lyon, ville ouverte à l'international et grande aire urbaine de France, l'Histoire de la ville passe par une longue appartenance à l'Empire Romain, un rayonnement religieux qui éleva l'Évêque de Lyon au rang de Primat des Gaules (mais déchira sa population lors des guerres de religion).

Lyon, royaliste pendant la Révolution française, est destitué de son nom jusqu'à la prise de pouvoir de Napoléon Bonaparte, le futur Empereur des Français.

Ses célèbres canuts furent de grands acteurs de sa révolution industrielle, période qui vit également l'inauguration entre 1830 et 1832 de la première grande ligne française (58 Km) de chemin de fer reliant Saint-Étienne à Lyon. Lyon a vu naître de grandes inventions comme le Métier à tisser de Jacquard, la Machine à coudre par Thimmonier, et le Cinéma des Frères Lumière.

Lyon est reconnu comme la capitale de la Résistance, grâce notamment au Préfet Jean Moulin pendant la Seconde Guerre mondiale.

Démographie

Évolution démographique
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004
519 854 527 800 456 716 413 095 415 487 445 452 465 898
Nombre retenu à partir de 1962  : Population sans doubles comptes

Personnalités liées à la ville de Lyon

Quelques Lyonnaises ou Lyonnais de naissance ou d'adoption célèbres :

Artistes et écrivains

* Louise Labé (entre 1520 et 1525 - 1566). Poétesse, connue également sous le nom de « La Belle Cordière ».
* Antoine Coysevox (1640 - 1720). Sculpteur de style baroque.
* Jean-Antoine Morand de Jouffrey (1727 - 1794). Architecte (Les Brotteaux) et peintre de la toile célèbre qui servait de rideau à l'ancien Opéra de Lyon (1757).
* Joseph Chinard (1756 - 1813). Sculpteur.
* Louis-Pierre Baltard (1769 - 1846). Architecte de la prison Saint-Joseph et du Palais de Justice (Vingt-Quatre colonnes).
* Christophe Crépet (1807 - 1864). Architecte et Urbaniste (La Guillotière).
* Paul Chenavard (1807 - 1895). Peintre.
* Pierre Dupont, (1821 - 1870). Poète et chansonnier.
* Pierre Puvis de Chavannes (1824 - 1898). Peintre symboliste, auteur de fresques et peintures murales.
* Antoine Renard (1825 - 1872). Ténor à l'Opéra.
* Gaspard André (1840 - 1896). Architecte.
* Tony Garnier (1869 - 1948). Architecte et Urbaniste, à l'origine de la grande Halle qui porte son nom aujourd'hui, du Stade municipal de Gerland, et du Quartier des États-Unis.
* José de Bérys (1883 - 1957). Écrivain, a grandi et a publié ses premiers textes à Lyon.
* Antoine de Saint-Exupéry (1900 - 1944). Écrivain et aviateur, a donné son nom à l'un des aéroports de Lyon.
* Francine Bloch (1916 - 2005). Critique littéraire et musicologue. Fille de José de Bérys, épouse de Emile Danoën.
* Frédéric Dard (1921 - 2000). Écrivain particulièrement connu pour ses aventures du commissaire San-Antonio.
* Jean Bouise (1929 - 1989). Acteur de théâtre et de cinéma. Avec Roger Planchon, il a participé à la naissance du Théâtre de la Comédie de Lyon et à l'aventure du Théâtre de la Cité de Villeurbanne (devenu le T.N.P en 1972).
* Bernard Pivot (1935 - ). Critique littéraire, journaliste et animateur de télévision.
* Catherine Ribeiro (1941 - ). Chanteuse.
* Myriam Boyer (1948 - ). Actrice.
* Jean-Michel Jarre (1948 - ). Musicien.
* Diane Kurys (1948 - ). Réalisatrice.
* Khal Torabully (1956 - ) - Ecrivain.
* Mimie Mathy (1957 - ). Humoriste, actrice et comédienne.
* Michel Jeannès (1958 - ). Plasticien et poète, connu pour un travail autour du bouton envisagé comme « PPOCC » (Plus petit objet culturel commun).
* Éric-Emmanuel Schmitt (1960 - ). Écrivain et dramaturge.
* Dominique Blanc (1962 - ). Actrice.
* Liane Foly (1962 - ). Chanteuse.
* Sophie Favier (1963 - ). Animatrice de télévision et actrice.
* Clovis Cornillac (1967 - ). Acteur.
* David Charvet (1972 - ). Acteur et chanteur.
* Karen Lancaume (1973 - 2005). Actrice.
* Alexandre Astier (1974 - ) . Créateur, réalisateur et acteur de la série Kaamelott.

Ecclésiastiques

* Saint-Irénée. Évêque de Lyon et martyr, Père de l'Église.
* Saint-Juste (Saint-Just par déformation). Évêque de Lyon en 350.
* Frédéric Ozanam (1813 - 1853). Historien et essayiste catholique, fondateur des Conférences Saint-Vincent-de-Paul. Bienheureux.
* Henri Grouès, dit l'Abbé Pierre (1912 - 2007). Prêtre et fondateur en 1949 de la Communauté d'Emmaüs, une organisation pour aider les pauvres et les réfugiés.
* Monseigneur le Cardinal Albert Decourtray (1923 - 1994). Archevêque de Lyon, Primat des Gaules, membre de l'Académie française. A été l'initiateur des Journées Mondiales de la Jeunesse, apprécié des Lyonnais par sa proximité et son sens de l'humour.

Médecins

* Victor Augagneur (1855 - 1931). Médecin et Maire de Lyon entre 1900 et 1905. Il a été à l'origine du « Grand Lyon », en souhaitant la fusion de Lyon et des communes périphériques lors de son mandat. Gouverneur de Madagascar de 1905 à 1909, Ministre de la Marine de 1914 à 1918, Gouverneur du Congo de 1920 à 1923.
* Alexis Carrel (1873 - 1944). Prix Nobel de médecine en 1912, théoricien de l'eugénisme et collaborateur actif avec l'occupant nazi.
* Jules Courmont (1865 - 1917) Médecin et biologiste. Il a participé à la fondation de l'Institut bactériologique de Lyon.
* Antoine Gailleton (1829 - 1904). Médecin et Maire de Lyon.
* Alexandre Lacassagne (1843 - 1924). Pionnier de la médecine légale.
* René Leriche (1879 - 1955). Il a étudié la physiologie neuro-vasculaire, le processus inflammatoire, et développé des techniques de chirurgie nerveuse.
* Edmond Locard (1877 - 1966). Initiateur de la police scientifique, surnommé le « Sherlock Holmes français ».
* Léopold Ollier (1830 - 1900). Chirurgien ayant particulièrement développé la chirurgie orthopédique.
* Marc-Antoine Petit (1766-1811). Chirurgien à l'Hôtel-Dieu, fondateur de la Société de médecine de Lyon.
* Claude Pouteau (1725 - 1775). Chirurgien à l'Hôtel-Dieu, hygiéniste. Il a décrit la fracture de Pouteau.
* François Rabelais (vers 1493 - 1553). Médecin de l'Hôtel-Dieu, et écrivain.

Scientifiques

* André-Marie Ampère (1775 - 1836). Physicien et Mathématicien, inventeur du Télégraphe électrique et de l'électroaimant. Énonceur de la théorie de l'électromagnétisme.
* Girard Desargues (1591 - 1661). Mathématicien et Architecte.
* Victor Grignard (1871 - 1935). Prix Nobel de Chimie en 1912.
* Camille Jordan (1838 - 1922). Mathématicien.
* Charles Mérieux (1907 - 2001). Biologiste, fils du fondateur de l'Institut Mérieux.

Industriels

* Jean-Michel Aulas (1949 - ). Président-fondateur de la CEGID, Président du club de football l'Olympique Lyonnais. Chevalier de la Légion d'Honneur en 2006.
* Marius Berliet (1866 - 1949). Constructeur automobile, fondateur de la marque Berliet.
* Jean Boiron (1906 - 1996). Pharmacien, fondateur des Laboratoires Boiron en 1932.
* Bruno Bonnell (1958 - ). Président-fondateur d'Infogrames et propriétaire de la célèbre marque Atari.
* Émile Guimet (1836 - 1918). Président-fondateur de Péchiney et mécène culturel.
* Joseph Marie Jacquard (1752 - 1834). Inventeur du métier à tisser semi-automatique.
* les Frères Lumière : Auguste Lumière (1862 - 1954) et Louis Lumière (1864 - 1948). Considérés comme les inventeurs du Cinéma.
* Barthélemy Thimonnier (1793 - 1857). Inventeur de la première machine à coudre.

Hommes Politiques

* Raymond Barre (1924 - ). Homme politique français proche de l'UDF, député, maire de Lyon de 1995 à 2001 et Premier ministre du 29 août 1976 au 13 mai 1981.
* Azouz Begag (1957 - ). Écrivain, chercheur au CNRS et ministre délégué à la Promotion de l'égalité des chances dans le gouvernement de Dominique de Villepin.
* Pomponne de Bellièvre (1529 - 1607). Homme d'État français, négociateur.
* Caracalla (188 - 217). Empereur romain.
* Claude Ier (10 av. Jésus-Christ - 54 ap. JC). Empereur romain.
* Gérard Collomb (1947 - ). Homme politique lyonnais, sénateur et maire PS de Lyon, élu lors des élections municipales de Lyon en 2001.
* Édouard Herriot (1872 - 1957). Homme politique appartenant au Parti radical, trois fois Président du Conseil et maire de Lyon de 1905 à 1957.
* Michel Noir (1944 - ). Homme politique français, député et maire de Lyon de 1989 à 1995 élu sous la bannière RPR, à l'origine par exemple du Plan de mise en lumière des monuments de Lyon, du Périphérique Nord, du prolongement de la Ligne B du Métro à Oullins.
* Louis Pradel (1906 - 1976). Homme politique Lyonnais, maire de Lyon de 1957 à 1976, à qui l'on doit la traversée autoroutière de la ville, et la mise en chantier du réseau du métropolitain.

Sportifs

* Éric Abidal (1979 - ). Joueur de football.
* Karim Benzema (1987 - ). Joueur de football.
* Youri Djorkaeff (1968 - ). Joueur de football.
* Raymond Domenech (1952 - ). Joueur et entraîneur de football, sélectionneur de l'équipe de France de football depuis 2004.
* Luis Fernandez (1959 - ). Joueur et entraîneur de football.
* Ludovic Giuly (1976 - ). Joueur de football.
* Bernard Lacombe (1952 - ). Joueur et dirigeant de football.
* Sabri Lamouchi (1971 - ). Joueur de football.
* Bruno N'Gotty (1971 - ). Joueur de football.
* Olivier Panis (1966 - ). Pilote automobile.

Lieux et monuments de Lyon

Le site historique de Lyon, patrimoine mondial de l'UNESCO

* 500 hectares de Lyon sont classés patrimoine de l'humanité par l'UNESCO depuis 1998. C'est le plus grand de ces espaces au monde. La Ville est membre de l'organisation des villes du patrimoine mondial.

* périmètre classé :
o La Colline de Fourvière et ses sites antiques, le Vieux Lyon (ville médiévale et Renaissance).
o La Colline de la Croix-Rousse, patrimoine urbain associé à la Révolution industrielle (Textile) et à la marque de ses développements sociaux sur l'urbanisme (Quartier des Canuts).
o La Presqu'île : évolution urbaine du Ier au XXe siècle, marquée notamment par l'urbanisme des XVIe, XVIIe (Rue Mercière), et XIXe siècles (Rue Impériale devenue rue de la République).

Édifices civils et lieux remarquables de Lyon

* Le Rhône et la Saône traversés par de nombreux ponts et passerelles.
* Le Théâtre antique de Fourvière et l'Odéon gallo-romains, où se déroulent régulièrement concerts et spectacles en été.
* L'Amphithéâtre des Trois Gaules au cœur des Pentes de la Croix-Rousse. Au centre de cet amphithéâtre antique, un poteau évoque le suplice de Sainte Blandine, Saint Pothin et les Martyrs de Lyon.
* Le quartier renaissance du Vieux Lyon.
* L'Hôtel de Bullioud (ou Maison d'Henri IV) et sa galerie Philibert Delorme.
* L'Hôtel de Ville trônant sur la place des Terreaux.
* La place Bellecour, quatrième plus grande place de France et première plus grande place piétonne d'Europe, avec en son milieu la statue équestre de Louis XIV.
* L'Hôtel-Dieu, hôpital qui s'étend sur près de 400 mètres au bord du Rhône.
* Les Traboules, passages ouverts à tous à l'intérieur des îlots.
* L'Opéra national, sur la place de la comédie, restauré par Jean Nouvel.
* Le plus grand parc de la ville : le fameux Parc de la Tête d'Or.
* La Tour métallique de Fourvière, relais de radio-télévision et point culminant de la ville.
* Le Stade municipal de Gerland, dont le locataire principal est l'Olympique lyonnais, l'équipe de football élite de Lyon, construit par Tony Garnier
* La Halle Tony Garnier, anciens abattoirs du quartier de La Mouche transformés en salle polyvalente.
* La Manufacture des tabacs, bâtiment aux teintes polychromes hébergeant aujourd'hui une parties des composantes de l'Université Jean-Moulin - Lyon III.
* La fresque des Lyonnais représentant certains des Lyonnais célèbres.
* La Part-Dieu et ses tours, deuxième quartier d'affaires de France.
* La Cité Internationale et l'Amphithéâtre inauguré en 2006
* La Rue Émile-Zola, rue la plus riche du triangle d'or de Lyon dans laquelle se situent les magasins les plus luxueux (Pignol, Lanvin...)

La Fontaine à Chevaux de Bartholdi, Place des Terreaux
La Tour métallique de Fourvière de nuit
La Tour métallique de Fourvière
L'Hôtel de Ville, fronton et beffroi
L'Hôtel de ville et l'Opéra
Vue sur les 2e (Bellecour) et 3e (Part-Dieu) arrondissements, photo prise de la colline de Fourvière
La statue équestre de Louis XIV, place Bellecour, avec vue sur la Basilique Notre-Dame de Fourvière

Patrimoine religieux de Lyon

* La Basilique romane de Saint-Martin d'Ainay.
* La Primatiale Saint-Jean-Baptiste (ou Cathédrale Saint-Jean) dans le Vieux Lyon. L'Archevêché de Lyon est l'Évêché des Gaules, premier évêché de France. Son titulaire détient le titre honorifique de Primat des Gaules prévalant sur l'ensemble des autres hommes d'Église en France.
* L'Église Saint-Bruno des Chartreux à la Croix-Rousse
* L'Église Saint-Georges dans le quartier Saint-Georges, près de la Place Benoît-Crépu.
* Le Sanctuaire et l'Église Saint-Bonaventure, église des Cordeliers (Franciscains).
* L'Église Saint-Nizier.
* L'Église Saint-Paul.
* La basilique Notre-Dame de Fourvière dédiée à l'Immaculée Conception. Sa construction a commencée en 1872. Les œuvres de sculpture n'ont jamais été achevées.
* Le temple du Change, ancienne Loge du Change, affectée aujourd'hui au culte protestant.

Lieux Culturels

Musées et galeries de Lyon

* Le Palais Saint-Pierre ou Musée des Beaux-Arts. L'une des plus riches collections d'Europe.
* Le Musée de la Civilisation gallo-romaine surplombant le site des Théâtres antiques.
* Le Museum d'Histoire naturelle ou Musée Guimet.
* Le Musée de l'Imprimerie et de la Banque.
* L'Institut Lumière qui retrace l'histoire du début du cinéma.
* Le Centre d'histoire de la résistance et de la déportation (CHRD)
* Le Musée des Tissus et des Arts décoratifs.
* Le Musée Gadagne, musée d'histoire de Lyon actuellement fermé pour travaux. Réouverture totale prévue fin 2006.
* Le Musée d'Art contemporain.
* Le Musée International de la Miniature.
* Le Musée africain.
* Le Musée de l'Automobile Henri Malartre situé à Rochetaillée-sur-Saône et appartenant à la Ville de Lyon.
* Le Musée urbain Tony Garnier
* Le Musée des Sapeurs Pompiers
* Le Musée des Hospices Civils (HCL)

* L'Aquarium du Grand Lyon

Cinémas de Lyon

* Le CIFA Saint-Denis
* Le CIFACE Bellecombe
* CinéDuchère
* Le Cinéma Opéra
* Le CNP Bellecour
* Le CNP Odéon
* Le CNP Terreaux
* Le Comoedia
* Le Fourmi Lafayette
* L'Institut Lumière
* Le Le Cinéma (Lyon)
* Les 8 Nef
* Le Pathé
* UGC Astoria
* UGC Ciné Cité
* UGC Part-Dieu (niv. 2 et 4)

Architecture du XXe siècle

L'extension urbaine au XXe siècle s'est faite essentiellement à l'est du Rhône, grâce aux nombreuses réserves foncières disponibles.

* La Halle Tony Garnier, ancien lieu de parcage des animaux destinés aux abattoirs de la Mouche, reconvertie en salle de spectacles.
* La Manufacture des tabacs, occupée depuis 1990 par l'Université Jean-Moulin - Lyon III.
* La Tour du Crédit Lyonnais, surnommée « le crayon » par les Lyonnais, ainsi que le centre d'affaires du quartier de La Part-Dieu, dans les années 1970.
* La Cité Internationale, construite entre le Rhône et le Parc de la Tête d'Or, s'est achevée en 2006 après plus de vingt ans de travaux.
* La rotative du Progrès, conçu par le cabinet d'architectes Xanadu.

Urbanisme contemporain

* La Maison du livre, de l'image et du son, par Mario Botta à Villeurbanne.
* La Cité Internationale (1983 - 2006), qui jouxte le Parc de la Tête d'Or, ancien siège de la Foire de Lyon. Pôle tertiaire, culturel et touristique regroupant bureaux, salles de conférences, hôtels, casino, le Musée d'Art contemporain, cinémas et un auditorium. Cet ensemble est l'œuvre de Renzo Piano, architecte urbaniste gênois, et de Michel Corrajoud, paysagiste.
* L'Opéra national, renové par Jean Nouvel en 1988.
* L'École normale Supérieure (ENS) Lettres et Sciences humaines, par Henri Gaudin.
* La Gare TGV de l'Aéroport international Saint-Exupéry, (1997), par Calatrava.
* Le grand projet urbain Lyon Confluence entre Rhône et Saône, au sud des voûtes de la Gare de Perrache sur la Presqu'île (Quartier Charlemagne, voir ci-dessous).

Projets urbains du Grand Lyon

La ville est en constant réamenagement. Quelques projets en cours :

* L'aménagement des berges du Rhône
* La requalification du Carré-de-Soie
* L'extension de la Cité internationale
* La réhabilitation du quartier de la Duchère
* Le projet urbain Lyon Confluence.
* La zone d'activités et commerciale de Lyon - Porte des Alpes.
* Le renouveau du Quartier de Vaise.
* La future Tour Oxygène dans le 3e arrondissement.
* Un futur stade de 60 000 spectateurs à Décines.



Quartiers de Lyon

Lyon est divisé en neuf arrondissements municipaux, créés à partir de 1852. L'organisation municipale est comparable à celle de Paris (Marseille fonctionne en secteurs regroupant deux arrondissements). La plupart des quartiers sont identifiés d'abord par leur nom plus que par le numéro d'arrondissement.
Traditionnellement, le drapeau lyonnais flotte sur chaque édifice municipal aux côtés des drapeaux français et européen.

* 1er arrondissement : Les Pentes de la Croix-Rousse, Les Terreaux.
* 2e arrondissement : Les Cordeliers, Bellecour, Ainay, Perrache et le Confluent.
* 3e arrondissement : Préfecture, La Part-Dieu, La Villette, Montchat, Dauphiné, La Guillotière-Nord.
* 4e arrondissement : Le plateau de La Croix-Rousse, Serin - Saint-Charles.
* 5e arrondissement : Saint-Jean - Saint-Paul - Saint-Georges (Vieux Lyon), Saint-Just, Fourvière, Le Point-du-Jour, Ménival, Champvert, Saint-Irénée.
* 6e arrondissement : Les Brotteaux, Bellecombe, La Tête d'Or.
* 7e arrondissement : La Guillotière-Sud, La Mouche, Jean-Macé, Gerland.
* 8e arrondissement : Monplaisir, Le Bachut, Mermoz, Les États-Unis, Le Grand Trou, Le Moulin à Vent, Laënnec.
* 9e arrondissement : Vaise, Industrie, Champvert, Gorge de Loup, La Duchère, Rochecardon, Saint-Rambert - l'Île-Barbe.
* Voir aussi : l'article détaillé sur Villeurbanne (formant l'intra-muros avec Lyon).

Communes annexées à la ville

* En 1852, trois « faubourgs de Lyon » et un village ont été rattachés à la ville :
o Le plateau de La Croix-Rousse, partie sud de l'ancienne commune de Cuire-La-Croix-Rousse (actuel 4e arrondissement).
o La Guillotière, s'étendant sur les actuels 3e, 6e, et 7e arrondissements.
o Vaise (partie sud de l'actuel 9e arrondissement)
o Le village de Monplaisir (Monplaisir et Monplaisir-La-Plaine), partie ouest et sud-est de l'actuel 8e arrondissement.
* En 1963 :
o Saint-Rambert-l'Île-Barbe (partie nord du 9e arrondissement).


Infrastructures autoroutières

Infrastructures autoroutières

* Lyon et Villeurbanne, les deux communes formant l'intra-muros de Lyon, sont encerclées par le boulevard périphérique, appelé « boulevard de ceinture » par les locaux. Il est inachevé à l'ouest / sud-ouest (au nord-ouest, il se termine à la Porte du Valvert, au Sud à la Porte de Gerland). En effet, si l'on veut faire le tour complet de la ville, il faudra passer par le boulevard scientifique Tony Garnier dans le 7e puis l'Autoroute A7 longeant le quai Perrache et le Rhône (en plein Centre-ville), pour reprendre le Périphérique à Tassin La Demi-Lune.
* Il faut également mentionner que la ville contient une voie express en son intérieur : l'Axe Nord-Sud qui remonte les quais du Rhône (rive droite), jusqu'à Perrache. Celle-ci permet un accès plus rapide au Centre-ville et au tunnel de la Croix-Rousse.
* Des autoroutes permettent de rejoindre Lyon depuis Chambéry et Grenoble au sud-est (A43 / A41), Genève et Bourg-en-Bresse au nord-est (A42 / A40), Marseille au sud (A7), Saint-Etienne au sud-ouest (A47), et Paris au nord (A6).
* Dans son pourtour, la Banlieue Est est entourée par la Rocade Est (N346), qui longe toute la zone industrielle Mi-Plaine. L'ensemble N346 et A46 Nord / A46 Sud forment le Contournement Est entre Villefranche et Ternay.
* Le projet de grand contournement de Lyon par l'ouest est à l'étude, il permettrait de déclasser les parties urbaines de l'A6 et de l'A7.
* Voir aussi : l'article détaillé sur le Boulevard périphérique de Lyon.

Transports urbains de Lyon

Lyon dispose du premier réseau de transports en commun de province avec 1,6 milions de voyageur par jour, dont 704 000 pour le seul réseau métro. Géré par la société Keolis Lyon, qui exploite la marque TCL), il comprend quatre lignes de métro et deux funiculaires, trois lignes de tramway, sept de trolleybus (dont une ligne forte Cristalis), et quelques 115 lignes d'autobus et d'autocars départementaux (accessibles avec un titre TCL à l'intérieur du Grand Lyon). De même, les TCL ont la charge d'une centaine de lignes scolaires.
Depuis mai 2005, le Grand Lyon a mis en place le système Vélo'v sur l'intra-muros (Lyon et Villeurbanne).

Desserte ferroviaire

Lyon intra-muros est desservi par cinq gares SNCF :

* Lyon-Perrache (TGV, Corail, TER), première gare lyonnaise du PLM inaugurée en Juin 1857, située en plein coeur de la Presqu'Île.
* Lyon-Part-Dieu (TGV, Corail, TER), construite entre 1978 et 1981, a remplacé Lyon-Brotteaux pour l'arrivée du TGV Paris-Lyon.
* Lyon-Vaise (TER).
* Lyon-Saint-Paul et Lyon-Gorge-de-Loup (TER de l'Ouest Lyonnais).

D'autres gares (Lyon-Saint-Clair et Lyon-Saint-Rambert-L'Île-Barbe) ont été déchargées de tout trafic, au profit de Lyon-Part-Dieu et Lyon-Perrache. La nouvelle halte Lyon-Jean-Macé devrait voir le jour à côté du dépôt de Lyon-Guillotière en 2009.

Communications extérieures

Situé au confluent du Rhône et de la Saône, Lyon est depuis l'Antiquité un point important dans tous les réseaux de transport qui se sont constitués successivement.
Lyon est doté de deux plate-formes aériennes gérées par la Chambre de commerce et d'industrie de Lyon. L'Aéroport de Lyon-Bron a été inauguré dès 1924 et a vu se développer l'Aéropostale et le trafic voyageur pendant la période de l'Entre-deux-guerres. Devenu trop exigu, le premier aéroport se voit déchargé en 1975 des activités aéroportuaires en faveur de l'Aéroport international Lyon Saint-Exupéry est situé à 25 km plus à l'est.
Aujourd'hui, Saint-Exupéry relie Lyon à presque toutes les capitales et les grandes métropoles européennes ; plus d'une centaine de villes sont reliées une ou plusieurs fois par semaine, certaines jusqu'a cinq fois par jour comme Londres. Lyon-Bron est dédié à l'aviation privée et d'affaires.

Économie

Lyon et sa région constituent un pôle de développement de niveau européen. Sa position de carrefour de communication favorise son attraction et son rayonnement. La région lyonnaise a une longue tradition d'initiatives économiques et technologiques : banque et imprimerie à la Renaissance, puis génie mécanique et recherche scientifique en médecine, physique, virologie... Tous les secteurs industriels sont représentés, mais on peut mettre en exergue plusieurs domaines dans lesquels Lyon jouit d'une réputation internationale : la mécanique, le textile, la chimie et la pharmacie, la santé. La Ville de Lyon travaille en partenariat avec les acteurs publics locaux pour faciliter la création et l'installation des entreprises sur son territoire, l'ADERLY, la Chambre de commerce et d'industrie, et le Grand Lyon. La ville a aussi une tradition d'innovation sociale. De nombreux instigateurs d'action sociale se sont engagés par le biais religieux (Père Chevrier) ou en initiant le mouvement humanitaire (nombreuses ONG) et en cherchant à concilier dynamisme économique et progrès social. Lyon est le siège de la Chambre régionale de commerce et d'industrie de Rhône-Alpes. Elle est le siège aussi de la Chambre de commerce et d'industrie de Lyon qui gère, outre les aéroports de Lyon (voir Communications extérieures plus haut), des zones d'activités.


Éducation et culture

La ville brigue le titre de Capitale européenne de la culture pour l'année 2013.

Universités et écoles supérieures
Environ 120 000 étudiants fréquentent les quatre universités et établissements supérieurs.

Arts

* Cinéma : la Rue du premier film où les frères Lumière ont inventé le cinéma en 1895.
* Théâtre : les personnages de Guignol et de son compère Gnafron ont été inventés à Lyon par Laurent Mourguet.
* La Maison de la danse et la Biennale de la danse.
* Les Subsistances : anciens entrepôts militaires transformés en ateliers créatifs.
* La Friche : anciens entrepôts de l'usine de RVI reconvertis en un lieu d'espace libre pour les artistes.
* Rock à Lyon : les groupes lyonnais ont souvent été influents dans l'hexagone.

Culture populaire de Lyon

Le 8 décembre est marqué par la fête des lumières, ou les illuminations. En l'honneur de la Vierge Marie, les Lyonnais mettent des lampions appelés lumignons à leurs fenêtres. En effet, pour la remercier d'avoir épargné la ville lors de la Grande Peste au XIXe siècle, chaque habitant allume des bougies à ses fenêtres, pour que « la Sainte Vierge puisse les voir du haut du ciel ».
Lyon est un haut lieu de la pratique du jeu de boules (la fameuse boule lyonnaise), notamment sur les quais du Rhône et de la Saône, sur la place Bellecour, ainsi que dans des clos dédiés à ce sport, comme au Clos Jouve de la Croix-Rousse.
C'est pour désaltérer les joueurs que le pot (bouteille de 46 cl à fond épaissi) aurait été créé, permettant ainsi de contenir les vins locaux sans crainte que la bouteille ne se renverse.

Langue et accent lyonnais

La ville de Lyon (en francoprovençal lyonnais Liyon) fait partie de l'aire francoprovençale. Le français a doucement remplacé la déclinaison locale qui s'est maintenue jusqu'au XIXe siècle, surtout en zone rurale (le patois). Cependant, le parler lyonnais conserve certains particularismes de vocabulaire et d'accent réputé traînant et chantant : le son "eu" serait ajouté à chaque fin de mot et prononcé par ailleurs de manière plus fermée que dans le reste de la France. L'utilisation intempestive du "y" pour remplacer le "le" complèment d'objet direct inanimé est également caractéristique, exemple : "fais-y" au lieu de "fais le" mais "va le voir" ne change pas. En outre, la langue a gardé certains particularismes de vocabulaire.

Gastronomie lyonnaise

La ville s'enorgueillit depuis plusieurs siècles des titres de capitale de la gastronomie. Paul Bocuse (1926 - ) est le cuisinier lyonnais le plus connu et la création du « Bocuse d'or » remis tous les deux ans à un grand chef international lors du salon des métiers de bouche est une fête et une consécration. En 2006, la Halle de Lyon a ajouté le nom de Paul Bocuse à sa dénomination. Il ne faut pas oublier pour autant Jean-Paul Lacombe, Pierre Orsi, Philippe Chavant, Georges Blanc... et d'autres, qui honorent cette ville de leurs talents et de leur créativité.

* Les plats les plus connus : la rosette et le Jesus, le cervelas, le tablier de sapeur, les quenelles, le Coussin de Lyon et le Sarment du Beaujolais (confiseries lyonnaises), les bugnes, les papilottes...
* Voir aussi : l'article détaillé sur la cuisine lyonnaise.

Festivités et évènements de Lyon

* Le 8 décembre : les illuminations (ou Fête des lumières).
* Les Nuits de Fourvière.
* Le Festival des Nuits sonores.
* La Biennale d’Art contemporain de Lyon.
* La Biennale de la danse.

Médias de Lyon

Chaînes de radio

* Couleur 3 France
* Fréquence Jazz
* Hit & Sport (ex-Lyon Sport)
* Impact FM
* Radio Arménie
* Radio Canut
* Radio Espace
* Radio Judaïca
* Radio Lyon Première
* Radio Pluriel
* Radio Salam
* Radio Scoop
* Radio Sun FM
* RCF Lyon-Fourvière
* RCT Radio Charpennes Tonkin
* Trait d'Union

Chaînes de télévision

* Télé Lyon Métropole
* EuroNews
* Cap Canal
* France 3 Sat
* Lyon TV

Presse écrite

* Lyon Capitale
* Lyon Mag
* Lyon Matin
* Le Progrès
* Tribune de Lyon

Environnement

Parcs et jardins urbains

* Le Parc de la Tête d'Or.
* Le Parc de Parilly.
* Les Berges du Rhône.
* Le Jardin Rosa Mir.
* Les Jardins de Fourvière.
* Le Parc des hauteurs.
* Le Parc de Gerland.

L'arrière-pays lyonnais

Lyon est entouré par différentes régions à moins de 30 km du centre-ville.

* La région historique du Lyonnais se situe à l'ouest avec les Monts du Lyonnais.
* le Forez et le parc naturel du Pilat se situent au sud-ouest.
* Les Monts d'Or sont des sommets en bordure du Val de Saône au nord.
* La Dombes est au nord-est.
* La Côtière ainsi que le Dauphiné et Crémieu sont à l'est de la ville.
* Voir aussi : l'article détaillé sur la Province du Lyonnais.

Vignobles

* Beaujolais : il commence à 20 km au nord, autour de Villefranche.
* Coteaux du Lyonnais : dans la périphérie sud-ouest de l'agglomération.
* Côtes du Rhône : le vignoble de la Vallée du Rhône commence entre Lyon et Vienne.

Zones fluviales protégées

* Les lônes du Rhône, afin de préserver la faune et la flore (zone abritant de nombreux castors).


Activités sportives

Clubs

* Comité Olympique et Sportif.
* Olympique Lyonnais, club de football évoluant en élite (Ligue 1).
* Adecco ASVEL Lyon-Villeurbanne, équipe de basket évoluant en élite (Pro A).
* LOU, équipe de rugby.
* Lyon Villeurbanne XIII, rugby à XIII.
* AS Lyon-Duchère, club de football.
* Stade de Gerland, stade municipal principal, utilisé le plus souvent par l'OL.
* Olympique Lyonnais (féminines), équipe féminine de football.
* Lyon Hockey Club, équipe de hockey sur glace évoluant en division 2.

Jeux olympiques

Lyon a été candidate aux jeux olympiques de 1920, de 1968 et de 2004. Après autant de refus, la Ville a néanmoins déposé une candidature bi-nationale avec Genève aux jeux de 2020.


International
Organismes internationaux situés à Lyon

* Le Siège d'Interpol.
* Le Bureau pour la préparation et la réponse des pays aux épidémies de l'Organisation mondiale de la santé.
* Le Centre international de recherche sur le cancer, dépendant de l'OMS.
* Le lycée international de Gerland : Cité Scolaire Internationale (CSI), dans laquelle plus de 30 nationalités sont représentées

source : encyclopédie libre wikipédia

Antibes

la ville d'Antibes

Géographie

Antibes est située au bord de la Méditerranée, à 205 km à l'est de Marseille (chef-lieu de région), 23 km au sud-ouest de Nice (chef-lieu de département), 15 km au sud-est de Grasse (chef-lieu d'arrondissement) et environ 10 km à l'est de Cannes.

La Brague se jette dans la Méditerranée sur le territoire de la commune d'Antibes.

La commune est constituée de plusieurs quartiers bien distincts, dont les principaux sont :

* Antibes proprement dit,
* le cap d'Antibes célèbre pour ses riches demeures,
* Juan-les-Pins,
* La croix Rouge
* Nova Antipolis

Antibes a donné son nom antique, Antipolis, à une importante zone d'activités, Sophia Antipolis, située dans ses environs (principalement sur la commune de Valbonne), où sont regroupées des entreprises de recherche et développement dans le domaine des nouvelles technologies.

Histoire

Antibes aurait été fondée au Ve ou IVe siècle av. J.-C. par des Phocéens de Marseille, lesquels, selon le géographe Malte-Brun, lui auraient donné son nom, Antipolis, en raison de sa « situation sur la côte en face de Nice », affirmation complètement erronée dans la mesure où Nikaia a été fondée après Antipolis. Antibes fut siège d’un évêché depuis le IVe siècle jusqu'en 1244, date à laquelle le siège épiscopal fut transféré à Grasse.

Arrivent les Grimaldi, famille génoise alliée des Angevins et qui était de ce fait massivement présente en Provence orientale. Parmi ceux-ci, Luc et Marc Grimaldi, fils d'Antoine, avait avancé des fonds au Pape d'Avignon qui ne put ensuite rembourser sa dette. Par conséquent, les frères Grimaldi reçurent le fief d'Antibes - le plus beau port de la région - et y firent souche en 1384.

La Dédition de Nice de 1388 amena une frontière aux portes d'Antibes. Durant les rivalités entre François Ier et Charles Quint, les efforts de fortifications s'intensifièrent. Ils furent poursuivis jusqu'à la fin du règne d'Henri IV. Ce dernier avait racheté la ville en 1608 aux Grimaldi d'Antibes, qui s'installèrent alors au château de Cagnes jusqu'à la Révolution française. Cette branche est aujourd'hui éteinte, cependant un rameau collatéral, les Grimaldi de Puget, lui survit.

Le démantèlement des fortifications d'Antibes commença au cours du XIXe siècle, parallèlement à une urbanisation croissante en direction de l'intérieur des terres et du cap d'Antibes. Dans le même temps se créait, en 1882, la station balnéaire de Juan-les-Pins.

Histoire économique

Malte-Brun rapportait, en 1882, alors que la ville n'était peuplée que de 6 752 habitants, soit le dixième de sa population actuelle, une économie principalement agricole : jardins, vignes, vergers, en premier lieu tournée vers la culture du tabac, mais aussi de l'olivier, du mûrier (pour la soie), de l'oranger et des fleurs et plantes odoriférantes.

Il rapportait en outre des activités commerciales de bois, draperies, poissons salés, vins, parfumerie, huiles d'olive, oranges, pêches, cédrats, figues, brugnons et grains.

Il citait quelques rares activités industrielles : moulins à huile, distilleries d'essences de fleurs, fabriques de vermicelle et de pâtes d'Italie, poteries, salaisons, articles de marine.

Concernant l'activité portuaire, Malte-Brun disait que le port recevait annuellement 50 à 60 navires, et que son cabotage était de 150 à 200 navires jaugeant 7 000 à 8 500 tonneaux.

Héraldique

Blasonnement des armes traditionnelles de la ville d'Antibes :

« D'azur, à une croix d'argent cantonnée de quatre fleurs de lis d'or, au lambel à trois pendants de gueules, brochant sur la croix, au chef d'azur chargé de trois fleurs de lis d'or. »
tel que rapporté par Malte-Brun, dans la France illustrée (1882).

Surmontée de la bannière « Fidei Servandae Exemplum 1815 » donné par Louis XVIII à la ville pour avoir refusé le débarquement de Napoléon de retour de l'île d'Elbe.

Administration

De même que l'ensemble de l'arrondissement de Grasse, Antibes a été détachée du département du Var en 1860, pour former avec le comté de Nice (cédé à la France par le roi de Sardaigne au cours de l'unification italienne) le département des Alpes-Maritimes : ceci explique pourquoi le département du Var est le seul département français portant le nom d'un cours d'eau qui ne le traverse pas.

Antibes est divisée en trois cantons, mais n'est le chef-lieu que des deux premiers :

* le canton d'Antibes-Biot, formé d'une partie d'Antibes et de la commune de Biot (35 410 habitants) ;
* le canton d'Antibes-Centre, formé d'une partie d'Antibes (28 502 habitants) ;
* la troisième partie de la commune est rattachée au canton de Vallauris-Antibes-Ouest, sans en être le chef-lieu.

Antibes est constitutive, de même que huit autres communes, mais aussi le département, la région et l'État, du parc de Sophia Antipolis, créé en 1969, qui groupe 1 227 raisons sociales et 24 550 emplois directs répartis sur 2 300 hectares de zones d'activités.

Par ailleurs, sans rapport direct ni relation structurelle avec le Parc, 16 communes de l'arrondissement ont créé, en janvier 2002, la communauté d'agglomération de Sophia Antipolis.
Liste des maires successifs Période Identité Parti Qualité
1941/1944 Fabian Fuchs Installé par le régime de Vichy
1948/1950 Charles Guillaumont
1950/1953 Henri Rambaud
1953/1959 Marc Pugnaire
1959/1971 Pierre Delmas
1971/1995 Pierre Merli UDF-RAD député des Alpes-Maritimes
25 juin 1995 Jean Leonetti UDF-RAD
mars 2001 Jean Leonetti UMP député des Alpes-Maritimes
Les données antérieures ne sont pas encore connues.

Démographie
Évolution démographique v. 1882 1982 1990 1999 2005
6 752 62 859 70 005 72 412 72 300
Nombre retenu à partir de 1968 : Population sans doubles comptes

Par ailleurs, lors du recensement de 1999, la population totale (incluant les doubles comptes), était de 73 383 habitants.

En outre, dans les classifications démographiques internes de l'INSEE, Antibes est rattachée à l'unité urbaine et à l'aire urbaine de Nice.

Lieux et monuments
Dauphin du Marineland d'Antibes
Dauphin du Marineland d'Antibes

* Le cap d'Antibes
* Le marché provençal
* Marineland d'Antibes, créé en 1970 par le comte Roland de la Poype
* Le musée Picasso
* Le musée d'Archéologie
* Le musée napoléonien
* Le musée de la Tour qui retrace l'histoire d'Antibes au XXe siècle
* Le phare de la Garoupe
* Le fort carré et les remparts
* Le port Vauban, un des plus grand port de plaisance d'Europe
* La villa Eden Roc ou Hôtel du Cap
* Le musée Peynet et du dessin humoristique, sur l'illustrateur créateur des « amoureux », dits de Peynet

Patrimoine religieux

* Église Notre-Dame de la Garoupe. Inscrite sur l'Inventaire supplémentaire des monuments historiques par arrêté du 29 octobre 1926, célèbre pour ses nombreux ex-voto.
* Église paroissiale : chapelle Saint-Esprit et tour Grimaldi. Édifiée au XIIe siècle, sur l'emplacement d'un ancien temple romain dédié à Diane, puis remaniée au XVIIe siècle. Partiellement classée au titre des monuments historiques par arrêté du 16 octobre 1945.
* Chapelle Saint-Jean, au croisement de la route de Saint-Jean et du chemin de Saint-Maymes, XVIIe siècle. Inscrite sur l'Inventaire supplémentaire des monuments historiques par arrêté du 14 décembre 1989
* Chapelle Saint-Bernardin, 14 rue Costan. Partiellement du XVIe siècle. Inscrite sur l'Inventaire supplémentaire des monuments historiques par arrêté du 13 mars 1995.

Patrimoine civil

* Fort Carré construit mi XVIe siècle sous Henri II et développé fin XVIIe siècle sous Louis XIV par Vauban. Propriété de la Ville d'Antibes depuis 1997, il est ouvert au public depuis 1998. Classé au titre des monuments historiques par arrêtés successifs des 7 novembre 1906 et 20 août 1913, modifiés par décrets des 17 octobre 1937 et 19 octobre 1976.
* Fontaine et colonne romaine, rue Georges-Clemenceau. Inscrits sur l'Inventaire supplémentaire des monuments historiques par arrêté du 31 mars 1928.
* Château des Grimaldi, abritant l'actuel Musée Picasso. XVe et XVIe siècles. Classé au titre des monuments historiques par arrêté du 29 avril 1928.
* Vestiges de l'aqueduc de Clausonnes, dans une propriété privée, au lieu-dit « Vallon du Fuguerret », à cheval sur la commune de Valbonne. Inscrits sur l'Inventaire supplémentaire des monuments historiques par arrêté du 25 juillet 1936.
* Vestiges non datés, d'une enceinte gréco-romaine, dans une propriété privée. Inscrits sur l'Inventaire supplémentaire des monuments historiques par arrêté du 16 février 1939.
* Bastide du Roy et ses jardins, propriété d'une société privée, avenue Jules-Grec. Bâtiment datant du XVIIIe siècle, partiellement protégé. Inscrit sur l'Inventaire supplémentaire des monuments historiques par arrêté du 6 juin 1988. Jardins créés en 1927. Inscrits sur l'Inventaire supplémentaire des monuments historiques par arrêté du 8 février 1990.
* Phare de la Garoupe, presqu'île du cap d'Antibes. Édifié sur l'emplacement d'un ancien phare de 1837 détruit en 1944. Répertorié par les monuments historiques, sans être protégé.

Archives

Les Archives anciennes :

* les actes constitutifs de la commune depuis 1307,
* les registres de délibérations du conseil de ville depuis 1412,
* les registres paroissiaux depuis 1564,
* les comptes trésoraires depuis 1558,
* les acquisitions de biens communaux et leur administration depuis 1485,
* des documents concernant les églises, chapelles et cimetières depuis 1693, ainsi que les lavoirs, fontaines et aqueducs depuis 1700,
* des documents relatifs au passé militaire de la cité……

Les Archives modernes (allant de 1790 à 1945) :

* les registres de l’État Civil,
* les matrices cadastrales depuis 1824,
* les dossiers relatifs aux bâtiments communaux(bâtiments administratifs, scolaires, hôpitaux…), aux ports, aux plages,
* les listes électorales,
* les recensements,
* les délibérations du conseil municipal,
* les budgets et comptes de la ville,
* les documents portant sur la « Grande Guerre » et la Seconde Guerre Mondiale, l’ensemble des travaux de voirie……

Les Archives contemporaines commencent en 1946. Elles sont continuellement alimentées par les versements des services municipaux.

Personnalités liées à la commune

* Honoré Tournely (1658-1729), théologien français, né à Antibes
* Honoré Charles Reille (1775-1860) général de Napoléon qui combattra sous ses ordres de Toulon à Waterloo. Il recevra le bâton de maréchal de France en 1847 sous Louis-Philippe.
* Jacques Audiberti (1899-1965), écrivain français, né à Antibes
* Christophe Gans, réalisateur français, né à Antibes en 1960
* Julien Lepers, présentateur télé, a passé toute son enfance à Antibes
* Nicolas de Staël, peintre, a passé les dix dernières années de sa vie à Antibes
* Alphonse Allais, Mme, veuve de Maurice Bertrand, y est inhumée au Cimetière de Rabiac, ainsi que sa fille Marie-Paule Allais.
* Veust Lyricist, rappeur proche de Chiens de Paille, de son vrai nom Samüel Marlin.
* Edmond Lahaye, (1886-1981) Peintre, dessinateur, chansonnier, journaliste, céramiste, illustrateur.

Culture

* Festival de jazz de Juan-les-Pins

Juan les Pins entre dans la grande histoire du Jazz le 7 Juillet 1960, date de l'inauguration du "Premier Festival Européen du Jazz". Cet évènement fut créé par Jacques Souplet en collaboration avec Jacques Hebey. Cette manifestation sans précédent rassembla les orchestres de 13 pays venu des quatre coins de l'Europe dans l'espoir d'être désigné comme la meilleur formation de Jazz européenne. En 1960 pour cette grande première les États-Unis, berceau du Jazz, participa en qualité d'invité d'honneur à ce festival. Participa à cette première édition l'orchestre Wilbur de Paris avec le bassiste Charlie Mingus, Bud Powell, Dizzy Gillespie (créateur du be-bop) ou encore Sister Rosetta Tharpe.

A l'origine ce festival s'étalait sur neuf soirées. Le programme comportait la Grande Finale du Tournoi de Jazz 1960 organisée par la Radiodiffusion-Télévision Française qui se déroula la veille de l'inauguration. C'est le quintette français Arrigo Lorrenzi qui remporta la coupe du tournoi amateur mais ne pouvant être présent pour recevoir leur prix ils furent classés hors compétition. Durant le Festival les musiciens en compétition devaient se produire en deux lieux différents : dans l'enceinte du stade Fort Carré et dans la Pinède Gould. Mais dès la prestation du 10 Juillet 1960 donné en hommage à Sidney Bechet dans la Pinède, les organisateurs comme les musiciens privilégièrent ce site. Ainsi toutes les prestations se déroulèrent à la Pinède. Les vainqueurs de cette première édition furent le trio Pim Jacobs, Win Overgaauw et Rita Reys représentant la Hollande. Des prix furent attribués aussi aux orchestres de la Radio-Télévision yougoslave et hongroise. En individuel Raymond Court de l'orchestre suisse Pierre Bouzu remporta le titre de "meilleur trompettiste européen de Jazz. Le Festival de Jazz de Juan les Pins va acquérir ainsi une notoriété mondiale, devenant le plus prestigieux après celui de Newport. Devant le succès remporté par cette première édition, le Festival de Jazz de Juan les Pins fut reconduit tous les ans. La manifestation connut une récession dans les années 1971 - 1972, période durant laquelle la ville de Nice s'octroya le festival, mais dès 1973 le festival reprit à Juan les Pins. Depuis il continue d'avoir lieu chaque année en Juillet.

* Musiques au Cœur d’Antibes (début Juillet)
Opéra / Musique Classique

* Festival Mondial de l'Image Sous-Marine (site Web)

* Festival International de Bridge de Juan les Pins (en Mai)

* Le salon azuréen du coupé et du cabriolet

* Le festival d’Art Sacré de Janvier à Mars

La cathédrale d’Antibes jouit, comme souvent les édifices religieux des temps passés, d’une acoustique exceptionnelle qui, dans un cadre intimiste, met tout particulièrement en situation les œuvres du répertoire sacré, tant en ce qui concerne leur vocation vocale qu’instrumentale. Placé sous la direction artistique de Philippe Depétris, le Festival d'Art sacré ne cesse de séduire un nombreux public venu découvrir ou redécouvrir quelques-uns des plus beaux morceaux et artistes d’un répertoire aux richesses souvent bien méconnues.
source : encyclopédie libre wikipédia

Ajaccio

Ajaccio



Région Corse
Département Corse-du-Sud
(préfecture)
Arrondissement Arrondissement d'Ajaccio
(chef-lieu)
Canton chef-lieu de 7 cantons
Code INSEE 2A004 (ex 20004)
Code postal 20000
Maire
Mandat en cours Simon Renucci
2001-2008
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Pays Ajaccien
Latitude 41° 55’ 36’’ Nord
Longitude 08° 44’ 12’’ Est
Altitudes moyenne : 38 m
minimale : 0 m
maximale : 787 m
Superficie 8 203 ha = 82,03 km²
Population sans
doubles comptes 52 880 (les Ajacciens) hab.
(1999)
Densité 645 hab./km²
Carte de localisation de Ajaccio


Ajaccio (Aiacciu en langue corse) est une commune française, située dans le département de la Corse-du-Sud et la région Corse. Les habitants d'Ajaccio sont appelés les Ajacciens.

Géographie

Ajaccio est une ville de France, chef-lieu du département de Corse-du-Sud (2A) sur la côte ouest de la Corse, au fond du golfe d'Ajaccio. La commune en elle-même s'étend sur la rive nord du golfe, entre la Gravona et les Îles Sanguinaires (incluses). De nombreuses plages et criques bordent son territoire dont la partie Ouest est particulièrement accidentée (point culminant: 790 mètres).

Histoire

Plusieurs hypothèses ont été émises quant à l'étymologie du nom Ajaccio. Parmi celles-ci, la plus prestigieuse prétend que la ville aurait été fondée par le héros grec légendaire Ajax qui lui aurait donné son nom. D'autres explications sont cependant bien plus réalistes. Par exemple, le nom Ajaccio pourrait être apparenté au toscan agghiacciu (enclos à brebis). Une autre explication, étayée par des sources byzantinnes voisines de l'an 600 nomment la ville Agiation, suggérant une origine grecque du mot, agathè pouvant signifier "bonne fortune ou "bon mouillage" (racine également à l'origine du nom de la ville d'Agde).

La ville n'est pas mentionnée par le géographe grec Ptolémée d'Alexandrie au IIe siècle après Jésus Christ, malgré la présence d'une localité nommée Ourkinion dans la Cinarca voisine. Or c'est vraisemblablement à cette époque que la ville d'Ajaccio connut son premier développement. En cette période de prospérité au sein du bassin méditerranéen (la pax romana), le besoin d'un véritable port à même d'accueillir de grands bâtiments à l'aval des différentes vallées qui aboutissent dans le golfe se fit probablement sentir (d'importantes découvertes archéologiques sous-marines récentes d'embarcations romaines tendent à le confirmer). D'autres fouilles menées récemment ont permit la découverte d'importants vestiges paléochrétiens de nature à considérablement réévaluer à la hausse la taille de l'agglomération ajaccienne dans la deuxième partie de l'Antiquité et au début du Moyen Âge. La ville était en tous cas suffisamment notable pour être déjà le siège d'un diocèse, mentionné par le pape Grégoire le Grand en 591. La cité était alors située plus au nord que l'emplacement choisi plus tard par les génois, à l'emplacement des quartiers actuels de Castel Vecchio et Sainte-Lucie.

Il est établi qu'à partir du VIIIe siècle la ville, à l'instar de la plupart des autres communautés côtières corses, déclina fortement et disparut presque complètement. Néanmoins, on sait qu'un château et une cathédrale étaient toujours en place en 1492 et que cette dernière ne fut démolie qu'en 1748.

À la fin du XVe siècle, les Génois désireux d'affirmer leur domination sur le sud de l'île décidèrent de rebâtir la ville d'Ajaccio. Plusieurs sites furent alors considérés : la pointe de la Parata (jugé finalement trop exposé aux vents), l'ancienne ville (considéré finalement insalubre à cause de la proximité de l'étang des Salines), et la Punta della Lechia finalement choisie. Les travaux débutèrent le 21 avril 1492. La ville se développa rapidement et devint la capitale administrative de la province de l'Au Delà Des Monts (plus ou moins l'actuelle Corse-du-Sud), Bastia demeurant la capitale de l'île entière. D'abord une colonie peuplée exclusivement de Génois, la ville s'ouvre lentement aux Corses, même si jusqu'à pratiquement la conquête française, les Ajacciens légalement citoyens de Gênes, se distingueront très volontiers des paesani insulaires. Ces derniers habitants principalement le Borgu, faubourg à l'extérieur des remparts de la cité (l'actuelle rue Fesch en était l'artère principale).

Ajaccio fut occupée par les Français de 1553 à 1559, puis passa définitivement à la France en 1768. La ville fut faite par Napoléon Ier, qui en était originaire, la capitale de l'unique département de l'île au détriment de Bastia. C'est au cours des XIXe et XXe siècles qu'Ajaccio rattrapa son retard sur cette dernière et devint la ville la plus peuplée de l'île (bien que si l'on ajoute les communes avoisinantes, les agglomérations sont de tailles équivalentes). Au XIXe siècle, Ajaccio est une station d'hivernage très prisée de la haute société de l'époque, particulièrement anglaise, à l'instar de Monaco, Cannes, Nice. Une église anglicane fut même bâtie. Le 8 octobre 1943, Ajaccio fut la première ville française libérée de la domination allemande. La ville resta (avec quelques interruptions) un bastion électoral bonapartiste jusqu'aux élections municipales de 2001. La municipalité sortante fut alors battue par une coalition de gauche rassemblant sociaux-démocrates, communistes et... Charles Napoléon, prétendant au trône impérial !

Économie
Port d'Ajaccio

Le secteur tertiaire représente de loin le principal pourvoyeur d'emplois de la ville. Ajaccio est un centre administratif et commercial. Le tourisme balnéaire estival mais aussi culturel, ainsi que la pêche demeurent des secteurs importants dans l'économie. L'industrie est très peu présente.

Ajaccio est le siège de la Chambre de commerce et d'industrie d'Ajaccio et de la Corse du Sud. Elle gère le port de commerce d’Ajaccio, le port de commerce de Bonifacio, le port de commerce de Porto-Vecchio, le port de commerce de Propriano et le port de plaisance Tino Rossi. Elle gère aussi l'Aéroport d'Ajaccio Campo dell'Oro, et l’aéroport de Figari ainsi que le Palais des Congrès et le Centre du Ricanto.

La ville est desservie par un aéroport international et son port est relié au continent français de manière quasi-quotidienne. Ajaccio est devenu également une escale de croisière notable, de loin la première de Corse et la quatrième de France (derrière Marseille, Nice/Villefranche-sur-Mer, et Cannes).

Administration Ajaccio a été successivement:

* un chef-lieu de district du département de Corse, de 1790 à 1793;
* chef-lieu du département du Liamone, de 1793 à 1811;
* chef-lieu du département de Corse, de 1811 à 1975;
* chef-lieu de la région Corse, depuis 1970, et du département de la Corse-du-Sud, depuis 1976.

Ajaccio est chef-lieu de sept cantons:

* Le 1er canton est formé d'une partie d'Ajaccio (8 891 habitants);
* Le 2e canton est formé d'une partie d'Ajaccio (2 675 habitants);
* Le 3e canton est formé d'une partie d'Ajaccio (7 566 habitants);
* Le 4e canton est formé d'une partie d'Ajaccio (5 372 habitants);
* Le 5e canton est formé d'une partie d'Ajaccio (7 989 habitants);
* Le 6e canton est formé d'une partie d'Ajaccio (17 579 habitants);
* Le 7e canton est formé d'une partie d'Ajaccio et des communes d'Afa, Alata, Appietto, Bastelicaccia et Villanova (11 547 habitants);

Ajaccio fait partie depuis décembre 2001 de la Communauté d'Agglomération du Pays Ajaccien (CAPA) avec neuf autres communes (Afa, Alata, Appietto, Cuttoli Corticchiato, Peri, Sarrola Carcopino, Tavaco, Valle di Mezzana et Villanova).


Liste des maires successifs

Période Identité Parti Qualité
mai 2001 – Dr Simon Renucci CSD
mars 1994 – mai 2001 Dr Marc Marcangeli CCB
novembre 1975 – février 1994 Charles Ornano CCB
avril 1964 – septembre 1975 Pascal Rossini CCB
mars 1959 – avril 1964 Antoine Serafini CCB
mai 1953 – mars 1959 François Maglioli CCB
janvier 1949 – mai 1953 Antoine Serafini CCB
mai 1947 – janvier 1949 Nocéphore Stephanopoli de Commene CCB
mai 1945 – 1947 Arthur Giovoni PCF
septembre 1943 – mai 1945 Eugène Macchini CCB
mai 1935 – septembre 1943 Dominique Paoli CCB
août 1934 – mai 1935 Hyacinthe Campiglia CCB
mai 1931 – août 1934 François Coty CCB
mai 1925 – mai 1931 Dominique Paoli CCB
mai 1919 – mai 1925 Jérôme Peri Radical
mai 1904 – mai 1919 Dominique Pugliesi Conti CCB
mai 1900 – mai 1904 Pierre Bodoy CCB
mai 1896 – mai 1900 Joseph Pugliesi CCB
mai 1893 – mai 1896 Pierre Petreto CCB
mai 1884 – mai 1893 Joseph Pugliesi CCB
décembre 1877 – mai 1884 Nicolas Peraldi Republicain
Toutes les données ne nous sont pas encore connues.

Démographie
Évolution démographique 1910 1930 1954 1962 1968 1975 1982 1990 1999
21 458 23 750 31 342 33 642 43 438 49 065 54 089 58 949 52 880
Nombre retenu à partir de 1962 : Population sans doubles comptes

Personnages célèbres

* Charles Bonaparte (1746-1785) père de Napoléon.
* Maria-Letizia Bonaparte (1749-1836) mère de Napoléon.
* Félix Pascal Bacciochi, prince de Lucques et de Piombino (1762-1841) époux d'Elisa Bonaparte , sœur de Napoléon
* Joseph Fesch, oncle de Napoléon, cardinal et sénateur (1763-1839)
* Joseph Bonaparte (1768-1844) frère de Napoléon et roi de Naples.
* Napoléon Bonaparte, empereur des français de 1804 à 1815. (1769-1821) Les livres d'Histoire retiennent souvent Ajaccio comme ville de naissance de l'Empereur. Pourtant, une petite commune du Finistère, Sainte-Sève, se targue également d'être la commune de naissance de Bonaparte.

* Lucien Bonaparte (1775-1840) frère de Napoléon et prince Canino.
* Marie-Anne Bonaparte, dite Élisa (1777-1820) sœur de Napoléon et princesse de Lucques et de Piombino.
* Louis Bonaparte (1778-1846) frère de Napoléon et roi de Hollande.
* Marie-Paulette Bonaparte, dite Pauline (1780-1825) sœur de Napoléon et princesse Borghese.
* Marie-Annonciade Bonaparte, dite Caroline (1782-1839) sœur de Napoléon et reine des Deux-Siciles.
* Jérôme Napoléon Bonaparte, (1784-1860) frère de Napoléon et roi de Westphalie.


* Philippe Antoine, comte d'Ornano (1784-1863) cousin de Napoléon, l'un de ses généraux, élevé à la dignité de maréchal par Napoléon III.
* François Coty, Joseph Marie François Spoturno dit François Coty (Ajaccio, 3 mai 1874 - Louveciennes, 25 juillet 1934), industriel et homme politique français ("Artiste, industriel, technicien, économiste, financier, sociologue" indique sa carte de visite) devint l'homme le plus riche de son temps en seulement 20 ans avant de tout perdre. Il a inventé la formule du célèbre Chanel N° 5.
* Adolphe Landry, homme politique, démographe et économiste (1874-1956). Il est à l'origine de la théorie de la transition démographique.
* Tino Rossi, chanteur (1907-1983) Première vedette mondialement adulée.
* Danielle Casanova, militante communiste et héroïne de la résistance (1909-1943). De nombreuses rues et écoles portent son nom sur le continent, principalement dans les villes ayant été communistes. Elle a inspiré au peintre Boris Taslitzky le tableau la mort de Danielle Casanova, exposé à Londres.
* Fred Scamaroni, résistant (1909-1943). Un des 26 personnages célébrés par la série de timbres "Héros de la Résistance".
* Achille Peretti, homme politique (1911-1983)
* Paul Vecchiali, cinéaste né en 1930
* Alizée, chanteuse née en 1984

Monuments et lieux touristiques

La maison dans laquelle naquit et vécut Napoléon est maintenant un musée national. La ville compte également une citadelle du XVIe siècle ainsi qu'une cathédrale de la Renaissance. Le musée Fesch abrite une très importante collection de peintures italiennes de la Renaissance. La chapelle impériale abrite les sépultures des parents de Napoléon ainsi que de ses frères et sœurs. La bibliothèque municipale conserve de nombreux incunables des XVe et XVIe siècles. De nombreux monuments sont consacrés à Napoléon, le plus spectaculaire étant sans doute celui se situant place du Casone. La vieille ville et le Borgu sont typiquement méditerranéens avec leurs rues étroites et pittoresques. Le quartier dit "des étrangers" comporte nombre d'anciens palaces et de bâtiments autrefois construits pour les hivernants anglais, comme l'église anglicane. Certains d'entre eux sont malheureusement en mauvais état de conservation. Le sentier des Crêtes, qui part du centre ville permet une randonnée facile et offre de splendides panoramas sur le golfe d'Ajaccio. Les rives de ce dernier sont parsemées d'une multitude de plages et petites criques idéales pour la baignade et la plongée sous-marine. La ville dispose de deux ports de plaisance et d'un casino.
Source wikipedia